NUMÉRO 167 REVUE BIMESTRIELLE juillet-août-septembre 2016

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
  Équilibre et identité Equilibrio e identidad
 
Bernard, Hervé L'équilibre
 
Delagneau, Philippe L'équilibre
 
Giosa, Alejandro El equilibrio
 
Laborde, Juan Carlos El equilibrio
 
Manrique, Carla El desequilibrio emocional
 
Recherche/Investigation Groupe de travail
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves d'octobre 2015
 
Stella, Silvia El equilibrio
 
Thomas, Claudine L'équilibre


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L'équilibre est un heureux mélange, un accord de sons, de rythmes, de couleurs, de formes…

Mens sana in corpore sano : conserver et entretenir le corps en bon fonctionnement par l'hygiène, développer sa puissance et son agilité par la gymnastique. Voilà ce qu'il faut d'abord enseigner aux enfants. Puis maintenir l'intelligence alerte par l'exercice, le nourrir par l'instruction. Maintenir enfin la sensibilité dans un juste équilibre en favorisant les tendances dites supérieures et en atténuant les tendances animales.

Tout le monde reconnaît les bienfaits de l'exercice physique et de l'instruction. Par quels procédés la société résoudra-t-elle ces problèmes ?

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



J'ai une résistance à accepter l'équilibre comme solution rapide pour mieux vivre. Il m'a pris des siècles pour arriver à mon précaire équilibre d'aujourd'hui.

Ma position d'écrasée de la vie m'a persécuté, mais pourquoi cette position de ne rien mériter et de continuer à lutter au-delà de toute fatigue pour survivre et être capable de me reconnaître comme quelque chose de plus qu'un enfant abandonné dans un berceau en or ?

Cette image très forte m'a incitée toujours à aller plus loin, à apprendre, à me poser la question au sujet de ma faible identité.

Je n'ai pas eu un étayage sécurisant dans ma vie : « mange, dors, fais des études, mais ne dérange pas ! »

Jamais un conseil, des vêtements mal combinés, sans m'aider à aimer la beauté des couleurs. Je dessinais très bien, mais jamais je n'ai pu mettre de la couleur, toujours un crayon noir. En cherchant un équilibre pour me permettre d'aller à la recherche de mon identité, j'étais sur une plate-forme toujours glissante entre ce qui était bien et ce qui ne l'était pas.

Je ne donnais aucune importance à ma facilité pour faire des études.

Une voie pénétrée à travers les ténèbres de mon indéfinissable identité, celle de mon père qui suggérait des carrières à faire, et j'allais, je finissais tout, et je devenais de plus en plus savante et solide. Mais où était mon équilibre ? Un jour je suis partie à la recherche de moi-même. À 16 ans, la spiritualité m'avait gagné complètement, et je devenais de plus en plus fine et affirmée dans la recherche de mon être. Qui suis-je ?

Je recherchais un certain équilibre qui s'annonçait dans les petites choses de ma vie de fille complexée.

Je disais avec assurance : oui ou non, selon que les choses suggéraient, m'attiraient ou me repoussaient. Mais si j'avais appris à trancher, je ne crois jamais avoir été claire dans mes élections, dans ce point milieu entre le oui et le non.

La lutte continue encore. Mais mon équilibre instable, comme tous les équilibres, je l'ai aujourd'hui, car je sais où je vais… Et un jour je pourrai m'aimer sans me juger et si je suis devenue un bon maître, c'est parce que je suis un bon élève. C'est bien la lutte des opposés qui m'illumine pour l'équilibre.

C'est étonnant ce qui m'est arrivé avec mon premier écrit, c'était vraiment mon article sur l'équilibre. Je l'ai fait pendant le voyage entre Saint-Jean-de-Luz et Paris, après les vacances.

J'avais pris mon temps, profité du voyage pour me lancer dans les idées. Malheureusement cet article bien réfléchi est parti avec un sac, que j'ai égaré, dans lequel j'avais mis des cadeaux choisis. Il s'agissait d'un article. Maintenant cet esquisse que je viens de faire, n'est pas un article, il s'agit d'une confession.

Si j'essaie de retrouver quelques idées par rapport à cet article que j'ai écrit dans le train, mystérieusement ma mémoire, toujours si rapide et présente, ne peut pas m'accompagner. Peut-être ce que j'avais écrit, n'était pas une réflexion, mais une leçon de vie. Ce n'était pas assez profond comme la transmission d'un vécu.

En tout cas, j'essaierai de retrouver quelque chose. Je sais que j'avais parlé d'équilibre, de point du milieu, de conciliation, d'harmonie et de paix. Je sais que je pensais aux amours de ma vie, que j'ai réfléchi par moment au sujet de vivre entre toi et moi, le tout aurait été d'exiger l'éternité, de grandir ensemble dans la vie, d'exiger la lune. Mais quelle était ta charge de lourdeur, qui pendant que je faisais à ta place, ce que je voulais te voir faire, pour trouver un équilibre accordé dans un couple accompli dans l'essentiel. Il aurait été nécessaire de vivre éternellement dans la fleur de la beauté, dans une île déserte, en mangeant les fruits de la nature, avec la rosée pour avoir l'équilibre.

Enfin il est trop tard pour chercher l'équilibre avec toi. Je l'ai perdu il y a beaucoup de siècles comme il aurait été nécessaire de trouver un maître de raison qui sache aimer l'équilibre dans une identité affirmée. Mais j'avais rêvé de trouver l'équilibre en restant entre tes bras, mais c'était tout dans l'excès. Je ne voulais pas que les choses finissent pendant les longues années pendant lesquelles nous nous sommes tant aimés.

Mais l'équilibre comme image n'a jamais été une solution pour satisfaire mon désir d'éternité.

Je me suis laissée glisser dans le déséquilibre de l'excès. Je le reconnais. Pas d'amour sans romantisme, trop d'exigence.

Nous nous sommes rencontrés un jour d'été. Tu étais venu me connaître, car quelqu'un avait parlé de moi avec l'idée que tu pouvais remplir pour moi la soif de perfection dans un couple. Et en quelques heures nous nous sommes connus et promis de nous accompagner dans la vie réciproquement. Vingt ans d'amour se sont passés et tu continuais à vivre entre moi et ta vie secrète d'éternelle insatisfaite. Tu n'avais pas cherché l'équilibre, car tu vivais dans cet amour, mais dans la continuité de ta féroce déception de ta vie antérieure.

Et je répète : équilibre, point du milieu, conciliation, harmonie, et à l'opposé, déséquilibre et la perte de la foi dans la confusion. J'avais en moi le juste désir de te trouver dans ce point juste entre le possible et l'impossible, entre les choses désirées et les choses rejetées.

Équilibre des opposés, en train de générer complexes, des situations difficiles à expliquer, à nommer, à atteindre. C'était comme ça, que depuis l'aube de ma vie j'ai cherché l'équilibre entre ce point naissant et le crépuscule. Il m'a fallu chercher mes constatations de l'enfance, mes questionnements sur la raison de toutes mes rêves qui pendant la vie s'étaient détruits. Je croyais entrevoir la perfection derrière mes schémas d'enfant et d'adolescent. J'ai cru que l'amour pouvait un jour être éternel et sans contradiction. Peut-être qu'aujourd'hui, seulement, je serais capable d'aimer sans rêver l'éternité. Oui, seulement maintenant. Il est trop tard pour me confronter à la réalité. Un sentiment m'a échappé, car l'équilibre de la modération n'était pas là. Je demandais l'excès, la beauté, le rêve partagé, des pages de romantisme dans une sensualité profonde en étant ivre de joie de rester entre tes bras. Mais c'était tout dans l'excès.

Écrit à Paris, le 23 septembre 2016.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Ce nouveau thème me semble logiquement et étonnamment la suite du précédent thème sur la douleur où je témoignais du départ de mon père qui ne me laissait peut-être pas dans un état que je qualifierais de douloureux, car pour moi on ne peut pas revenir sur quelque chose qui est passé et je respecte la décision, Ô combien douloureuse, de mon père d'avoir voulu partir. Je dirais plutôt que je me suis retrouvé imprégné d'un ensemble de sentiments confusément mélangés de tristesse et de colère vis-à-vis des conditions qui ont entouré son départ en quelque sorte « programmé » un mois auparavant : il avait pris sa décision de rentrer dans une maison de retraite sous la pression de son entourage, a fini par se sentir piégé et a finalement décidé de « faire la grève de la faim ».

Face à cette période difficile de quelque chose qui s'apparente à un deuil et qui sonne comme une épreuve physique, psychologique et morale, je ne peux que m'accrocher à l'idée de rester dans une position d'équilibre, d'autant plus qu'elle me rappelle un principe constant dans ma vie, même si je ne le suis pas parfaitement à le lettre, mais il m'inspire et me soutient dans les moments difficiles : la recherche de la voie du milieu, qui est la voie de la sagesse selon Bouddha.

En quoi consiste la recherche de l'équilibre dans ma vie quotidienne ?

L'observation de notre monde, de notre entourage semble souvent, si ce n'est tout le temps, montrer que toute chose, toute situation est la résultante de forces antagonistes. Quand l'équilibre est rompu, il y a alors mouvement, quand nous marchons, quand nous faisons pression sur une situation, quand nous tentons de convaincre un interlocuteur, une assistance, un proche. Dans ce cas un véritable équilibre serait-il non pas une position fixe, immuable, mais plutôt la maîtrise de sa position dans le temps et dans l'espace ? La rupture de l'équilibre interviendrait quand le contrôle de soi, de notre entourage proche, est dépassé dans un mouvement qui devient dangereux, que nous ne pouvons plus freiner, modifier ou arrêter si nous le souhaitons, et qui peut nous amener à une douleur physique, psychologique, morale ou étrique. Cette situation est en général génératrice de stress, conscient ou inconscient, dont l'accumulation peut devenir très néfaste pour la santé de la personne.

Quand il s'agit d'un équilibre statique, il est facile de se rendre compte quand nous perdons l'équilibre, car nous savons en général percevoir le mouvement après une période d'immobilité, que cela soit au plan physique, dans le domaine des sentiments, à un niveau psychologique ou social.

En revanche il n'est pas évident de reconnaître la perte d'équilibre par rapport à une situation dynamique. Les points de repère deviennent différents et renvoient à des sensations que nous avons engrammées. Mais en général, à l'instar d'une perte d'équilibre physique, par exemple quand nous montons sur un escabeau instable, que nous circulons trop vite en vélo à travers une circulation de plus chargée et chaotique ou quand nous descendons une voie de randonnée trop pentue par rapport à notre niveau physique, le cerveau envoie des signaux d'alerte, en général des pensées claires et concises (« là, ça devient dangereux », « tu ne devrais pas aller plus loin », des sentiments de peur, voire des sensations de panique ou de tétanie, qui sont autant de messages explicites, que nous pouvons certes choisir de ne pas écouter, mais que notre expérience, notre vécu nous commandent d'écouter, comprendre et suivre à la lettre.

Notre capacité à écouter et à prendre la bonne décision dépend tout autant de notre caractère, qui peut se situer entre la prudence, l'insouciance et un profil « risque tout », que de notre qualité d'écoute, c'est-à-dire notre capacité à nous respecter dans nos dimensions limitées physiques et psychologiques. En effet, un adulte n'est plus l'enfant omnipotent et omniscient qui joue à dépasser les seuils d'équilibre pour connaître ses limites, ce qui est d'ailleurs normal, car cela contribue à la construction de l'être adulte, à forger son caractère et sa personnalité et élaborer ses projets de vie et ses objectifs. Il doit donc apprendre à écouter les autres, soi-même, l'entourage pour évaluer s'il dépasse ses propres limites ou non.

Pour une situation précise il est en général facile de reconnaître quand nous arrivons à la limite d'une situation d'équilibre, quand nous la dépassons, quand c'est réversible et quand il y aura inexorablement de la « casse ». Mais cela peut devenir inextricable quand nous avons à gérer plusieurs lignes d'équilibre et que notre moi est presque constamment « tenu » au quotidien par les exigences du court terme et de notre environnement proche. Sans doute est-il nécessaire d'élaborer une autre stratégie plutôt qu'une attitude analytique qui doit être spécifique à chaque type de situation où une rupture d'équilibre est possible, voire probable, avec des conséquences inacceptables pour notre santé, pour notre projet de vie, pour notre idéal, pour notre représentation de soi dans le monde.

En général, quand un problème devient trop compliqué, je cherche à prendre de la hauteur et traiter la difficulté à un niveau supérieur. Qu'en est-il de ce principe pour la problématique de l'équilibre ?

Dans la mesure où tout contrôle de soi, qu'il soit d'ordre physique, psychologique, sentimental ou autre, tout part de l'esprit, que l'on parle du moi, de la conscience, de l'esprit ou du soi, c'est-à-dire à un niveau supérieur de contrôle de la personne. Intégrons alors la notion d'équilibre dans notre moi, comme point de repère systématique et constant dans la perception du flux des pensées, des sensations et des sentiments qui forment la base de notre vie consciente au quotidien.

Cette opération passe nécessairement par une phase d'apprentissage pour que ce réflexe, ce mode de vie deviennent complètement intégrés dans toutes les strates de notre fonctionnement intérieur. Les erreurs et les observations du quotidien vont enrichir cette construction intérieure, un peu comme la pratique du vélo, difficile et chaotique pendant la phase d'apprentissage. Cette exemple nous montre d'ailleurs que la notion d'équilibre est évolutive, car elle fonctionnera aisément face à des situations de danger de niveau faible, notre expérience qui ne peut être que progressive, nous permettra de nous confronter à des situations de danger de niveau supérieur.

La notion d'équilibre est un point de repère essentiel pour la bonne santé de chacun et la réalisation de nos projets de vie, car elle nous permet de réduire fortement les accidents et les situations de stress associées, ce qui permet d'autant d'utiliser notre énergie autrement que pour nous sortir de ces situations négatives. C'est une notion plastique, car elle doit être interprété et intégré individuellement en fonction du profil de notre caractère, prudent ou plus intrépide. Mais cet effort initial sera payant, car il nous apportera plus de sérénité et sans doute une plus grande sensation de notre présence et de notre action dans le monde, cette sensation de vivre et d'être.

Hervé Bernard



Ce thème évoque en moi l'image d'un funambule sur son câble luttant contre des forces qui à tout moment peuvent le faire basculer.

Il évolue sur son fil d'acier, sa concentration est absolue, il habite son corps, chaque parcelle est habitée poussée par la nécessité de créer un espace libéré de toute pensée et émotion parasite. Ils sont un, unifiés dans la même détermination.

Et alors la manifestation du miracle apparaît à nos yeux d'innocent.

Il a créé en lui l'union parfaite, une conciliation manifestée par ce que nous pouvons observer, un être qui évolue dans la confrontation, debout et en équilibre fragile.

Voici ce qu'évoque pour moi cette représentation extérieure d'une loi universelle que l'on pourrait nommer la loi d'équilibre tant se manifeste en tout et partout à des observateurs éveillés, cette conciliation des opposés.

Les concepts sont déclinables à l'infini.

Ma sensibilité fait émerger en moi une autre image, celle de cette croix devenue un des symboles de la chrétienté où je vois se représenter la rencontre des temps opposés et qui s'accordent.

Un temps chronologique qui se manifeste dans l'horizontalité de notre quotidien de notre naissance à notre mort et un temps de l'infini, de l'éternité qui se manifeste dans la verticalité de notre axe et de la vie.

Chacun est régi par ses propres lois, ses propres buts et à la croisée des temps dans le ici-bas, maintenant et entièrement, une nouvelle liberté apparaît générée par une paix intérieure que rien ne peux altérer.

J'ai pu constater cet équilibre des forces dans l'attitude, l'émanation de certains êtres que ma bonne étoile m'a fait rencontrer.

Ce sont des expériences inoubliables, vous sentez et ressentez à ce moment-là que quelque chose d'étrange, d'inaccoutumé, d'inexpliqué se passe. L'impression persiste et se renouvelle, forte. Alors s'installe la certitude d'une réalité objective, matérielle.

Et pour peu que vous vous interrogiez sur cette expérience et que vous commenciez l'exploration d'une vie de travail sur soi consciente et responsable, alors vous savez que l'équilibre dont on parle est harmonie, même pour un instant.

Et c'est l'instant qui compte, la répétition de cet instant qui nous échappe le plus souvent. Notre funambule n'a pas le droit à l'erreur. Cet instant est le miracle qui le maintient en équilibre sur son fil d'acier, sa vie en dépend.

Que l'on ne vienne pas objecter que le travail sur soi est une affabulation, quelque chose d'obscure voire occulte et dangereux. Je serai féroce pour une fois, car derrière ces objections se dissimule le menteur.

Nous travaillons toute notre vie, nous savons ce qu'est le travail, nous faisons des efforts, des sacrifices pour atteindre certains résultats, nous travaillons ces matières et nous espérons en recevoir la récompense.

Nous avons aussi une représentation, la sensation, le sentiment plus ou moins clair du soi de ce que nous sommes, cette autre matière sous notre seule responsabilité.

Par pitié, soyons honnête et libre, mais pas de justification, pas de mensonge.

Revenons au thème.

L'image du funambule associé au travail sur soi me renvoie maintenant au concept de la conscience.

Je pense que nous pouvons admettre l'idée et constater par nous-même qu'il existe des niveaux de consciences multiples et naturels parmi les êtres vivants peuplant notre planète terre. Il en existe même parmi les êtres d'espèces semblables.

Comment pourrait-on envisager que le travail de cette matière qui est soi-même n'impacte pas notre conscience, ne produit pas à son tour un résultat ?

Ce travail est souffrance, une souffrance particulière, volontaire, j'ai décidé d'être seul sur ce câble et de tenter l'expérience de la traversée.

Ce que nous voyons est un résultat.

Ce que nous ne pouvons pas voir c'est le chemin de la souffrance volontaire, les sacrifices, les doutes, les combats qu'il a fallu mener en silence.

À une époque, ce funambule n'était pas si élevé sur son câble toujours à se confronter pas à pas à des forces toujours grandissantes.

Il lui en a fallu des souffrances et des sacrifices volontaires pour en arriver à un tel résultat manifesté devant nous.

Il n'a rien demandé, il a beaucoup fait et espéré, il lui a été beaucoup donné.

Nous ne voyons pas le miracle du don, cet invisible qui nous accompagne, nous soutient, nous relève dans la permanence de nos efforts. Vous ne le voyez pas, moi non plus. Je le ressens dans tout mon être, je sais qu'il se manifeste par une énergie toujours disponible en harmonie et conformément aux forces d'opposition en présence.

Nous devons comprendre que la densité de conscience est en absolue corrélation avec les forces d'opposition qui se manifestent également en tout et partout.

Georges de Maleville a dit un jour à ses élèves dans un groupe de travail : « Je peux résumer en une demi-page ce que j'ai compris d'un travail de toute une vie »

Étrange, à moins que nous considérions que chaque mot, chaque phrase, chaque pensée soit un résultat de toute une vie de travail sur soi, toute la vie d'une recherche empirique.

Imaginez-vous dans l'antichambre d'une conscience éveillée ou chaque résultat vous conduit à une porte.

Que ressentez-vous ?

Maintenant, observez mieux ce funambule.

Fait à Chessy, le 27 août 2016
Philippe Delagneau



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SOS Psychologue



Psychologiquement, étant donné que ma couleur prédominante est l'hystérie, je n'ai pas connu l'équilibre. Seulement, à certaines occasions, depuis que je suis dans le travail sur moi.

En effet, je dirai que l'équilibre est à l'opposé de l'hystérie. Ce sont deux forces opposées qui s'affrontent pour former, avec la conscience bien sûr, une conciliation qui apporte l'équilibre.

Chaque jour, j'essaye de m'en rapprocher. Cela demande un éveil, une certaine conscience.

J'ai pu constater combien il m'était difficile de coordonner mes mouvements avec mon regard, il y en a toujours un qui précède l'autre, ce qui créé un dysfonctionnement. Seule la présence permet de l'observer.

Sans travail, l'homme ne peut accéder à cet équilibre.

L'équilibre est une loi universelle que nous retrouvons partout et aussi bien en l'homme que dans notre cosmos. Concernant ce dernier, c'est ce qui permet la stabilité de l'équilibre harmonique des planètes.

Je dirai que l'équilibre est aussi un appel à l'harmonie en nous, à la paix.

Malheureusement, l'homme mécanique est trop attaché à sa souffrance, aux émotions et aux pensées négatives, à la destruction. Tout ceci fait partie de lui. Sans tout cela, il a la sensation de perdre quelque chose alors qu'en fait il n'a rien. Il a la sensation de ne plus exister alors qu'il n'existe pas. Tout ceci n'est qu'illusion.

Et pourtant c'est si merveilleux d'être équilibré, c'est un véritable havre de paix. On se sent debout dans son axe, unifié et confiant. Rien ne peut nous ébranler, nous ne faisons qu'un. On est présent et bien vivant.

Comme nous pouvons le constater nous vivons dans un monde totalement déséquilibré et cela se répercute sur le comportement des humains, voire même des animaux.

En étant unifié et serein, nous pouvons vivre parmi ces gens sans être contaminé.

Fait à Chessy, le 22 Août 2016
Claudine Thomas