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NUMÉRO : 47 REVUE MENSUELLE SEPTEMBRE 1998

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LA PENSÉE DU MOIS : La vie passe, les souvenirs restent... Mais entre les deux, il y a l'équilibre... (E. Graciela Pioton-Cimetti)

Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
E. Graciela Pioton-Cimetti L'équilibre
 
E. Graciela Pioton-Cimetti Le déséquilibre
Requiem à ma petite maman
El desequilibrio
Requiem a mi madrecita
 
Hervé Bernard L'équilibre
 
Florence Boisse Libre – Équilibre
 
Michel Garcia Équilibre et estime de soi
 
Elisabeth Courbarien L'équilibre
 
Health I. G. News Primer Congreso Virtual...
 
Lilian E. Lozzia Equilibrio





Le dictionnaire Littré définit l'équilibre comme l'état d'un corps qui se tient debout, sans pencher d'aucun côté.

Que de nombreuses difficultés surgissent, toutefois, pour entreprendre la réalisation de ce parfait équilibre ! Entre la pensée et l'action s'ouvre un abîme qu'il n'est pas facile de franchir…

Les philosophes l'ont démontré par de subtiles analyses. Pour leur part, les dramaturges les plus anciens l'ont illustré par des mythes dont le plus tragique reste celui d'Œdipe. Que de « je voudrais… » accompagnés de « je ne puis ». Que de « j'aurais bien voulu, mais je n'ai pas pu… » ! Plus près de nous, Gœthe avec cet aphorisme : « Agir selon sa pensée est ce qu'il y a au monde de plus difficile. »

***

La pensée est libre au sens courant du terme. Certes, on ne pense pas exactement ce qu'on veut, notamment lorsqu'on cherche à concevoir le réel selon les règles de la méthode expérimentale.

La santé joue son rôle dans notre vue optimiste ou pessimiste des choses. L'hérédité joue le sien dans notre tendance à la mélancolie, aux idées noires.

Nous ne nous posons pas le même problème selon que nous avons fait ou non des études. Aurons-nous la même opinion publique ou, plus exactement, le processus de nos opinions politiques sera-t-il le même si nous sommes nés dans la grande bourgeoisie ou parmi la classe ouvrière ?

Notre esprit est souvent prisonnier des rapports que le milieu et l'éducation ont construits en lui, bien avant qu'il en ait conscience ; prisonnier aussi des habitudes que nous lui avons fait prendre. Il faut du génie, une forte personnalité, un bon équilibre pour se libérer. Il faut s'être habitué à la critique, à l'analyse, à l'invention. Alors seulement, il est possible de dire : « Je suis maître de mes pensées. » La pensée vogue au gré du moment. Il suffit d'une émotion, d'un désir fugitif, d'un souhait pour que s'élèvent les plus beaux édifices. Mais bien des obstacles se dressent qui nous privent de les faire passer de la virtualité à la réalité.

***

Admettons que la vague tendance, la virtualité d'action élaborée durant notre rêverie devienne désir, c'est-à-dire, comme Spinoza l'a montré, une tendance « avec la conscience d'elle-même ».

Des obstacles se dressent devant nous et peuvent faire avorter notre désir. Il suffit d'une pierre sur le chemin pour tomber avec le panier d'œufs qui contenait en germe les poulets, le cochon, la vache et son veau dont nous avions rêvé. Plus question de bâtir, d'acheter la ferme, le tracteur à l'aide desquels il était possible de faire fortune.

Si j'ambitionne de devenir un grand savant alors que je ne fais aucun effort pour étudier les mathématiques et que tous les professeurs s'accordent à me trouver inintelligent et paresseux, mon vœu reste et restera vain, car il manque d'authenticité.

La volonté d'autrui peut aussi se dresser devant nous pour nous interdire de réaliser ce que nous avons conçu. Il en est de même avec la volonté collective qui oppose, parfois, sa terrible puissance à notre désir.

***

Le plus efficace des obstacles est soi-même. « L'homme, a écrit Gabriel Taride, est un être social greffé sur un être vital » et cet être vital ne veut pas être privé de la moindre provende.

Durant la dernière guerre, combien de résistants se sont interrogés pour savoir s'ils auraient le courage d'aller jusqu'au bout ! Combien se sont effondrés devant la torture et même à la seule idée d'une torture possible ! Une bonne pensée est vite conçue. Mais il faut, quelquefois, toute une vie pour la réaliser. Il faut même donner sa vie immédiatement sans retour, l'échanger contre une valeur plus haute, disait Saint-Exupéry.

***

Souvent, les difficultés devant lesquelles nous reculons ne se découvrent qu'après coup, au fur et à mesure de l'action. Voilà bien la cause de tout le mal : il faudrait ne s'engager dans l'action qu'après avoir mûrement réfléchi. Seulement il ne suffit pas de concevoir un souhait. Encore faut-il déterminer avec précision l'objectif et les moyens de l'atteindre.

Car, enfin, l'équilibre, c'est peut-être l'harmonie entre la prise de conscience de son comportement face au temps, à son travail et aux autres avec la discipline de sa vie professionnelle et personnelle. C'est peut-être aussi savoir évaluer le temps de façon plus réaliste ; négocier sa disponibilité et savoir dire « non » ; réserver du temps au temps ; réduire les interruptions et prévenir les imprévus et les urgences ; et, enfin, se discipliner sans souffrir en respectant des règles simples et les engagements prévus.

Sans prétendre vouloir parler ex catedra, nous pouvons ambitionner de devenir des êtres authentiques, c'est-à-dire équilibrés dans la mesure où nous faisons le nécessaire pour y parvenir.

Alors, il n'y a plus de temps à perdre : « La plus coûteuse des dépenses, c'est la perte de temps », nous rappelle Théophraste.

Fait à Paris, le 18 septembre 1998
E. Graciela PIOTON-CIMETTI





Je n'ai pas envie de faire de la théorie, mais si elle est en moi, c'est bien pour que je puisse m'en servir ! Aujourd'hui, je me sens bien confuse, inquiète sans même savoir pourquoi.

Maman : tu n'étais pas seulement ma première maison, tu étais mon premier objet d'amour.

Nous avons partagé notre vie sur terre pendant de longues années. Curieusement, nous n'avons pas eu de conflits en apparence. Pourquoi ? Etais-je une enfant trop sage ou tellement révoltée que tu n'as pas osé me contredire ou me mettre des limites ?

En tout cas, avant ton départ, j'ai essayé de te décharger de toute responsabilité. Je t'ai dit que je te remerciais pour m'avoir appris des choses éternellement valables.

Par exemple, tu me disais : « ne pas comparer », « ne pas parler mal des autres », « vivre l'instant ». Tu me disais aussi de ne pas « trop analyser ». Dans ce sens-là, je n'ai pas pu t'obéir. Je suis née de toi, naturellement, mais avec une structure de « personnalité de base » analytique, comme dit Kardiner. Ma vie, parfois sans cohérence avec la réalité, n'est qu'un parfait modèle épistémologique, c'est-à-dire une vie travaillée avec la présence de Dieu – que tu m'as appris à aimer –, selon un « modèle hypothétique déductif ». Je sais bien que, chaque jour, j'ai enrichi ma vie par mes déductions avec la réalité.

Hegel n'a pas seulement été un philosophe dans le but de compléter ma bibliothèque. Il était devenu pour moi un compagnon très érotique qui me soufflait à l'oreille : « thèse, antithèse, synthèse. »

Voici mon point de révolte : tout analyser. « Aujourd'hui, béni soit-il, je me dis ! »

Par ailleurs ne te soucie pas. Je te l'ai déjà dit avant ton départ : j'essaie de n'être que ce que je suis en dehors de toute critique ou flatterie.

J'ai beaucoup de limites. Il me faut encore un long chemin à parcourir pour devenir consciente…

***

Je suis au moins en paix avec toi et avec moi-même. C'était moi qui t'encourageais à partir. Ta souffrance était si grande ! Cela m'a coûté de t'encourager à partir, mais ta vie devait se finir. Tu as toujours été, pour moi, magnifique, un peu trop héroïque même ! Tu ne t'es jamais plainte de rien. Je sais que ton attitude dans la vie a été exagérée. Tu n'avais aucun droit de porter sur ton dos tous les péchés du monde ! C'est dans ce sens-là que je t'ai demandé la dernière nuit avant ton départ de m'aider depuis le ciel à ne pas te ressembler. Je veux être honnête, pas un mouton comme tu as su l'être beaucoup de fois. Je veux être une guerrière jusqu'au dernier souffle.

***

Mais je t'aime, mon petit agneau ! Comment pourrais-je ne pas t'admirer ! Souffrante comme tu as été, tu as eu une force titanesque pour m'attendre et communiquer avec moi avant ton départ.

Tu ne te laissais pas toucher depuis le jeudi soir et je ne suis arrivée que le dimanche ! Heureusement, nous avons pu passer deux jours ensemble ! Seulement maintenant je peux reconstruire les faits… Quand je suis arrivée, ton visage était crispé par la douleur et tu émettais de petits gémissements. Le docteur disait que tu ne souffrais pas. Il a fallu que je lui dise que, te connaissant depuis ma naissance, tu ne te plaignais jamais par dignité ! Et que l'unique évidence d'une souffrance en toi, c'était une crispation sur ton front. Ils t'ont donné un petit calmant. Dès que la douleur a diminué, tu étais devenue toi-même, égale à celle d'hier, d'avant-hier, celle que j'ai si bien connue depuis mon enfance.

***

Petite maman, mon plus tendre objet d'amour.

Depuis combien d'années avions-nous pris l'habitude de lire ensemble, l'une à côté de l'autre ? Je mettais ma main gauche sur la peau de ton dos à l'intérieur de ta robe.

Ton contact m'a toujours apaisée. Combien de fois je me suis assoupie !

J'aurai toujours le souvenir de ta peau, que je qualifierais de sublime. Peau lisse de bébé, peau de femme d'intérieur, femme sans ride, femme de paix, sérénité, lac sous la lune, toucher maternel : c'est toi qui m'a rendue si capable de vivre dans mon corps !

En plus, près de toi, personne ne pouvait être triste. Tu savais nous accueillir, pas seulement moi, mais les autres amis et même les inconnus. Et que dire des gens qui avaient besoin de protection et de compréhension !

Je me souviens de ma cousine Néné, qui avait eu deux enfants de pères inconnus et différents et à qui tous tournaient le dos. C'était toi qui l'avait embarquée dans ton grand bateau d'amour pour les déculpabiliser !

Je crois que tu avais fait une bonne interprétation des évangiles : « que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. »

Ne t'étonne donc pas de mon parcours existentiel. J'avais, tout de même, de qui apprendre à écouter avec charité. Merci pour m'avoir appris l'équilibre, la bonne distance, le respect de soi-même et des autres !

***

Maintenant je suis déstabilisée, je suis au fond d'un trou. Seule avec moi-même je me sens confuse et déséquilibrée. Je sais bien que c'est momentané. Je dois faire le deuil de ton départ.

Voyons : j'ai laissé naturellement d'un côté l'émotionnel afin de pouvoir agir rationnellement.

Donc, je te poussais à partir. Il le fallait. Mais la main dans la main, car j'étais ta fille forte, rationnelle, lucide, aimante. Il faut dire que toute la Cour céleste était là avec nous.

J'avais croisé nos mains de façon telle que tu pouvais ressentir mon pouls et moi le tien. Je t'ai dit alors : « Maintenant pour le passage, nous sommes ensemble comme lorsque j'étais dans ton ventre : deux cœurs unis battant avec des rythmes différents, mais unis. »

La chambre était, par ailleurs, imprégnée de mes prières à Notre mère éternelle.

Avais-tu un jour compris le sens des mots finals de « Je te salue Marie…maintenant et à l'heure de notre mort, amen » ?

***

Maintenant, je vais t'expliquer comment je procède pour faire mon deuil :

  • Il fallait t'enterrer : je l'ai fait.
  • Il fallait prier. Nous tous, l'avons fait.
  • Il fallait se prendre en main. Je suis en train de le faire et pour ta joie, j'arrive à le faire.
  • Il ne fallait pas prendre d'anxiolytiques et je ne prends rien.

    Voici maman. J'ai été bien allaitée et bien sevrée, car j'ai pu passer tout normalement du sein maternel nourrissant au régime normal.

    Comme tu représentais pour moi le bon sein – dans le sens de Mélanie Klein – je pourrais revenir au bon sein avec des anxiolytiques, c'est-à-dire le recréer. Le bon sein ne fait pas souffrir, les anxiolytiques étouffent la souffrance…

    J'aurais pu accepter les anxiolytiques comme une forme de bon sein apaisant, mais cela n'aurait pas facilité le deuil, car, me sachant très orale, j'aurais pu faire une régression à l'oralité sans pouvoir être sûre d'être capable de réussir toute seule le sevrage le plus rapidement possible. C'est-à-dire que je ne peux pas compter sur toi, cette fois, pour le sevrage ! C'est alors que mes défenses phobiques les plus lucides se sont mises en place en me disant : « tu n'as plus de bon sein, ta mère est morte et enterrée, débrouille toi. »

    D'accord je le fais autrement maman. J'avais essayé, toute seule, de couvrir de terre ton cercueil et je n'ai pu comprendre que plus tard la symbolique du geste : on ne peut pas s'enterrer soi-même avec cette partie maternelle comme « objet nourricier ».

    C'est fait : J'ai compris.

    ***

    Maintenant pour terminer cette explication avec toi et classer le dossier pas seulement théoriquement, mais aussi empiriquement : « Écoute-moi bien ! »

    Tu étais mon premier objet d'amour. Le temps passant, tu as été toujours mon grand amour. J'avais mis sur toi une énorme quantité de libido, c'est-à-dire de l'énergie psychique.

    En t'acquittant de la vie, cette surcharge de libido est revenue sur mon moi lequel est devenu chancelant et déséquilibré, car ce déluge d'énergie psychique a provoqué un débordement.

    Aujourd'hui, je suis en train de faire le deuil de mon objet perdu et donc, au fur et à mesure que je peux, j'investis sur d'autres objets la surcharge énergétique qui déséquilibre mon moi.

    En même temps, je t'intègre à l'intérieur de moi et je commence à te vivre autrement que charnellement.

    Merci maman. Une sensation de paix, de calme et d'équilibre remplace le chaos dont je te parlais au commencement de cette lettre d'amour.

    Paix à ton âme !

    Fait à Paris, le 20 septembre 1998

    Le froid est venu très tôt cette année
    Ou alors, il n'est jamais parti…
    Le ciel est nuageux
    mais il y a de belles éclaircies
    dont je profite en dehors du temps
    À toi mon grand amour,
    Ma petite maman

  • E. Graciela PIOTON-CIMETTI





    No tengo deseos de producir teoría, pero si ella está en mi es para utilizarla, hoy que me siento confusa e inquieta sin saber ni siquiera porqué.

    Mamá: vos no fuiste solamente mi primer hogar, sino también mi primer objeto de amor.

    Hemos compartido largos años de vida sobre esta tierra curiosamente sin muchos conflictos. ¿Porqué? ¿Es que he sido una hija fácil ó por el contrario tan rebelde que no osaste jamás contradecirme ni ponerme límites?

    En todos los casos antes de que te fueras yo traté de descargarte de toda responsabilidad. Te dije que te agradecía por haberme enseñado cosas eternamente valiosas.

    Vos me decías, y repetías a través de los años y las circunstancias: «no compares, no hables mal de otros, viví el instante, no analizas demasiado.» En cuanto a no analizar no pude obedecerte… Si bien nací de vos: mi «estructura de personalidad –dice Kardiner– de base» es analítica. Mi vida aunque a veces sin coherencia con respecto a la realidad, ha sido y es un perfecto modelo de metodología hipotético-deductiva. Por otra parte, lo se perfectamente, que cada día enriquecí me vida gracias a mi capacidad de conectar operacionalmente mis deducciones con la realidad.

    Hegel ha sido para mi más que un filósofo a quien se lee simplemente ha sido un compañero que eróticamente me susurraba al oído: «tesis, antítesis, síntesis.»

    He aquí mi aspecto rebelde. Hoy me digo: «¡Bendito sea!»

    Por otra parte: «no te preocupes», te dije antes de que te fueras que no trato de ser sino lo que he podido llegar a ser hasta ahora más allá de toda crítica ó halago.

    ¡Soy muy limitada! Tengo aún delante mío un largo camino para llegar a ser consciente…

    ***

    Pero por los menos estoy en paz con vos y conmigo misma también. Te dí coraje para partir: ¡sufrías tanto! Me costó darte ese coraje, pero tu vida tenía que terminarse. ¡Vos fuiste siempre para mi magnifíca, pero demasiado heroica! Jamás te quejaste. Estoy segura que en ese sentido, tu actitud en esta vida ha sido excesiva. No tenías derecho a llevar sobre tus espaldas todos los pecados del mundo. Es en ese sentido que yo te pedí la última noche antes de que te fueras de ayudarme desde el cielo para no parecerme a vos. Quiero ser honesta, pero no oveja como vos lo fuiste muchas veces en tu vida. ¡Quiero ser un guerrero hasta mi último suspiro!

    ***

    ¡Pero yo te quiero mi corderito pascual! ¿Cómo podría no admirarte? Sufriendo como estabas diste pruebas de poseer una fuerza titánica para esperarme y comunicarte conmigo antes de tu partida.

    Desde el jueves que no te dejabas tocar ¡y solo pude llegar el domingo! Felizmente pudimos pasar dos lindos días juntas. Si bien tu muerte fue anunciada en permanencia los últimos años, nunca se trató más que de eso: una muerte anunciada, como la de todos los seres humanos, pero no concretizable en términos de tiempo. Luego vivimos esos dos días las dos juntas, pero sin agonizar, como siempre simplemente: savoreando el instante como vos querías, como yo también quería. Solamente hoy puedo reconstruir los hechos. Cuando yo llegué tenías el rostro crispado por el dolor y emitías gemiditos. El doctor decía que no sufrías. Fue necesario que le dijera que te conocía desde que nací y que vos no te quejabas jamás –¿cuestión de dignidad?– y que la única evidencia de sufrimiento ó de desacuerdo se manifestaba en vos por una crispación de tu frente. Te dieron un calmantito –en cuanto el dolor disminuyó volviste a ser vos misma– sin arrugas, dulce, igual a la de ayer, a la de antes de ayer, a esa que yo conocí desde mi infancia.

    ***

    ¡Ay querida mamá, mi más enternecedor objetó de amor!

    Cuanto años ya que según nuestra costumbre leíamos juntas, una al lado de la otra. Yo metía mi mano izquierda en tu espalda, al interior de tu vestido para sentir tu querida piel mientras leía.

    Tu contacto me ha calmado siempre, hasta los dolores de oído ¡Cuántas veces, cansada de luchar en esta vida, los últimos años, me he dormido tocándote sobre una revista, un libro, ó una carta!

    Tendré siempre el recuerdo de tu piel calificable de sublime. Piel lisa de bebé, de mujer de interior. Mujer sin arrugas, mujer de paz y de serenidad, lago bajo la luna, contacto maternal…¡Son vos que me has hecho cuerpo vivo y sensible!

    Además cerca tuyo, nadie podía estar triste: vos sabías acogernos, y no solamente a mi ó a los que te querían, sino también a los otros, aún los desconocidos y qué decir de aquellos que en el tiempo, acudieron a vos necesitando protección ó ayuda.

    Recuerdo a mi prima Nene que había tenido dos hijos de padres desconocidos y diferentes. Todos le habían vuelto la espalda y sólo fuiste vos quien la embarcó en tu amor para ayudarla a no culpabilizar más.

    Creo que supiste hacer una buena interpretación de los evangelios: «El que esté libre de culpa que tire la primera piedra.»

    No te sorprendas por lo tanto de mi manera de existir sin juzgar. ¡Tuve de quién aprender a escuchar con caridad! Gracias por haberme enseñado el equilibrio, la buena distancia, el respecto de mi misma y de los otros.

    ***

    Ahora estoy desestabilizada, en el fondo de un agujero. Sola conmigo misma. Me siento confusa y desequilibrada. Se bien que es momentáneo, que debo hacer el duelo de tu partida.

    En estas tres últimas semanas, desde que te fuistes y que estás, de manera diferente cerca mío he caminado mucho.

    ¿Gracias a qué? Y bien gracias a mi situación de rebelde analista.

    Fíjate: dejé naturalmente de lado lo emocional para poder actuar racionalmente porque te empujé conscientemente para que te fueras. Había que hacerlo. Pero se hizo bien: tu mano en mi mano, mi mano en tu mano porque yo era tu hija: fuerte, racional, lúcida y amante… Hay que reconocer que toda la Corte celestial estaba con nosotras!

    Yo había cruzado nuestras manos de tal manera que vos sentías con tu dedo índice mi pulso y yo, con el mío, el tuyo. Entonces te dije: «Ahora estamos juntas como cuando yo estaba en tu vientre, somos dos corazones unidos cada uno latiendo a su propio ritmo, pero en el mismo tiempo terrestre.»

    Por otra parte la habitación estaba impregnada de mis oraciones a nuestra Madre eterna.

    ¿Te diste cuenta alguna vez del sentido de las palabras finales del Ave María: «Ahora y en la hora de nuestra muerte, amén»?

    ***

    Ahora paso a explicarte cómo procedo para hacer mi duelo:

  • Había que enterrarte: lo hice.
  • Había que rezar: todos lo hicimos.
  • Tenía que tomarme a cargo, según te lo prometí cuando te dije: «Ándate, yo me ocupo de tu hija». Yo lo estoy haciendo y alégrate: consigo hacerlo.
  • No debía tomar ansiolíticos porque soy demasiado oral, y no los tomo, me banco sola.

    Porque mamá vos no solo me amamantaste bien sino que además me quitaste el seno con tanta dulzura y prudencia que pude pasar normalmente y sin traumatismos del seno materno alimenticio al régimen normal.

    Luego, como vos representaste para mi el «seno bueno» (Mélanie Klein) yo estaba predispuesta a volver al «seno bueno» a través de los ansiolíticos es decir a recrearlo… El seno bueno no hace sufrir, los ansiolíticos ahogan el sufrimiento, lo anestesian momentáneamente.

    Hubiera podido aceptar los ansiolíticos como una forma de «seno calmante», pero esto no hubiera facilitado el duelo, dado que en mi condición de personalidad a dominancia oral hubiera podido hacer una regresión a la oralidad sin estar segura de ser capaz, sólita, de abandonar la situación de dependencia rápidamente…tal vez jamás. Es decir que ya no puedo contar con vos para sacarme la teta. Felizmente mis defensas fóbicas, las más lúcidas se constituyeron diciéndome: «No tenés más la teta buena, tu mamá está muerta y enterrada, arreglátebas sola como una adulta de otra manera y lo más rápido posible.»

    Y lo hice mamá, lo estoy haciendo y hoy comprendí la valor simbólico de mi gesto espontáneo, cuando casi quise enterrarte sola cubriendo con la tierra tu cajón. Después me di cuenta de que tu nieto Mario y los otros estaban esperando la pala. El gesto quería decir: «Se terminó, protégela, vos no podés sino autorizarte a enterrar legítimamente y por cuenta propia esa parte de ella que fue para vos tu objeto alimenticio.»

    Hecho está: Comprendí.

    ***

    Ahora para terminar de explicarme con vos para cerrar este «dossier» teórica y empíricamente, te pido que me escuches atentamente.

    Vos fuiste mi primer objeto de amor. El tiempo fue pasando y seguiste siendo siempre mi gran amor. Yo había puesto sobre vos una inmensa cantidad de amor, es decir de libido, es decir de energía psíquica.

    Cuando vos te fuiste esa sobrecarga de libido regresó a mi yo el cual se volvió tambaleante y excedido por ese diluvio de energía psíquica que me volvía de vos.

    Hoy yo estoy tratando de hacer el duelo de mi objeto de amor perdido, luego, a medida que las oportunidades se presentan y, poco a poco, invierto sobre otros objetos la sobrecarga energética que ha desequilibrado mi yo.

    Al mismo tiempo voy integrándote al interior de mi misma y empiezo a vivirte de otra manera ya no carnalmente…

    ¡Gracias mamá! Una sensación de paz, de calma y de equilibrio reemplaza ahora la situación de caos de la cual te hablé al principio de esta carta de amor para vos.

    ¡Paz a tu alma!

    Hecho en Paris el 20 de Septiembre de 1998

    El frío vino muy pronto este año.
    Ó tal vez nunca se fue…
    El cielo está nublado
    Pero hay momentos de sol
    Que aprovecho fuera de todo tiempo y lugar.
    A vos mi gran amor,
    Mi mamita

  • E. Graciela PIOTON-CIMETTI





    La vie est mouvement et équilibre à la fois, bien que ces termes soient antinomiques.

    La vie est mouvement, parce que notre monde physique et mental est en perpétuel changement. Même l'apparente immobilité du sommeil cache tout un métabolisme de réactions physiques et chimiques dans notre corps ainsi que le monde si vivace du rêve, même si nous n'en gardons aucun souvenir au réveil. Notre vie est une série d'actions, de pensées, de sentiments qui interagissent avec le monde environnant, selon un système complexe de stimuli et de réponses. La vie est mouvement, car nous sommes astreints à des besoins physiques répétitifs comme dormir, manger, faire de l'exercice…c'est une nécessité pour la survie de notre corps, nous ne pouvons y échapper bien longtemps.

    La vie est aussi équilibre, car comment tiendrions-nous droit quand nous sommes debout ou quand nous marchons ? La vie est équilibre dans le moindre de nos mouvements, que nous effectuons la plupart du temps par habitude, sous l'effet d'un apprentissage parfaitement intégré. La vie est équilibre dans la gestion de nos sentiments, car nous devons évacuer à un moment ou à un autre un trop plein de joie ou de tristesse, pour ne pas sombrer dans une gaieté béate ou dans la morosité maladive, tout du moins pour éviter une tonalité trop marquée de notre humeur qui viendrait en décalage avec la situation quotidienne. La vie est équilibre pour accomplir un projet, car sa réussite dépend d'une série d'actions et de décisions dosées avec justesse, sans quoi on manque sa cible irrémédiablement. Bien accomplir son travail chaque jour réclame un savoir-faire et une expérience qui agissent pour des régulateurs d'équilibre, presque à notre insu.

    Toutefois, l'équilibre n'est pas toujours atteint: nous produisons de faux mouvements, parfois sous l'effet de pulsions inconscientes qui viennent en contradiction avec la volonté consciente. C'est pourquoi nous effectuons des erreurs par manque d'expérience.

    Comment la vie peut-elle se concevoir, à la fois, comme mouvement et équilibre ?

    Il s'agit tout d'abord d'un état d'esprit. Il faut accepter que la vie est mouvement, écoulement du temps, oubli d'une tranche de vie pour en entamer une autre. Mais pour que ce mouvement soit enrichissant, procure du bien-être, nous emplisse de sentiments et d'émotions positifs, il doit être en accord avec l'extérieur et l'intérieur, sans quoi surgissent les tensions et les désagréments qui les accompagnent. Là, apparaît la nécessité d'un équilibre avec nos contraintes intérieures, qu'elles soient d'ordre moral, affectif, culturel, mais aussi avec les êtres et les choses qui constituent notre environnement.

    Comment serait-il possible de solliciter l'aide d'un ami ou d'un proche si nous ne respections pas un certain nombre de limites, de règles relationnelles. Il est difficile de trop demander à quelqu'un, à moins qu'il ne soit dépendant, car il va se fermer, ressentir qu'on profite de lui, même si la relation est amoureuse et que l'amour est supposé ne pas compter. Dans la vie, toute relation équilibrée est basée sur la loi du donner et du recevoir en parts égales. Mais cet équilibre doit se pratiquer dans le mouvement des relations quotidiennes.

    Hervé BERNARD





    C'est en période de crise qu'on est le plus confronté à ce que représente l'équilibre.

    Au quotidien, on peut se livrer à sa petite relaxation hebdomadaire, sa méditation matinale, sa promenade vespérale et calmer les remous autour de soi. On a alors l'illusion – et on en donne l'image aux autres – d'une personne équilibrée.

    On peut restera l'abri de grosses difficultés durant des décennies : aidé par son milieu social, par nos « relations », par une santé de fer et une énergie généreuse.

    Au cas où une angoisse latente nous travaillerait pendant notre sommeil, il est également possible de s'adonner à des stages de connaissance de soi, de développement de sa personne ou, à l'américaine, de sa « puissance intérieure ». Il s'agit de s'installer dans un cocon d'individus à l'écoute, parfois en souffrance, mais toujours « d'accord » en fin de séance.

    On traverse aussi les années en s'entourant d'êtres humains « réchauffés » par la présence des autres et par l'impression de pouvoir, enfin, s'exprimer.

    À la fin, on se sépare en recourant à la formule tacitement attendue dans le milieu : « ça va mieux. » Après tout chacun sait qu'il vit dans l'ici et maintenant et que la famille qu'elle soit pauvre ou riche, avare ou généreuse, froide ou attentionnée, morte ou vivante, n'a que peu d'influence sur son quotidien !

    Oui, mais…un jour, une crise cette fois bien réelle – il est vrai située dans l'ici et maintenant – vient perturber ces belles illusions.

    Comment ? Des messages inconscients émanant de mon père, de ma mère resurgissent en ces temps de déstabilisation ? Comment ? J'ose penser à l'avenir ? Comment ? Je médite le crâne rasé pour permettre à mon dernier chacra de mieux communiquer avec les cieux, glissé dans du cent pour cent coton écologique, de couleur symboliquement étudiée pour conserver mon énergie et, pourtant, je suis envahi par des scénarios du passé qui m'usent comme le chant nocturne du moustique.

    C'est curieux comme un enfant capte les dessous de la persona. Il pleure, se réveille la nuit, développe une fièvre glacée, nous observe les yeux humides, recherche notre chaleur, alors même que nous faisons des efforts désespérés pour conserver notre équilibre.

    Tout ne fonctionne plus aussi bien que prévu. Le « pot aux roses » est découvert et les roses sont fanées : nos techniques apprises en temps de paix, notre fameux sens de l'humour et de la dérision ont brusquement bien vieilli…et c'est ce petit être tout entier à la merci des messages inconscients et des énergies subliminales qui vient nous avertir.

    Qu'est-ce que l'équilibre ? Sans doute, un recul suffisant par rapport aux événements. Dans « équilibre », il y a « libre », libre des aléas de l'existence.

    Au quotidien, il s'agit davantage d'une ancre de navire. Quelque chose en nous reste intact alors même que tout chavire ou que nous ressentons juste un mal de mer, un mal de vivre.

    C'est un regard sur les choses, cadré par des valeurs personnelles indiscutables qui nous permettent de traverser la vie en toute conscience, en accord avec soi-même.

    Nos erreurs sont alors des mises à l'épreuve de ces valeurs. Ni plus, ni moins. Elle ne les mettent pas en échec, mais elles sont en prise avec la réalité, le terrain. Elles sont le navire.

    Nos valeurs sont l'ancre… N'oublions pas de jeter l'ancre.

    24/09/1998
    Florence BOISSE





    Qu'est ce que l'équilibre et que vient-il faire dans l'estime de soi ?

    Nous pouvons définir l'équilibre comme étant un état instable entre deux pôles tendant à se stabiliser par lui-même ou par toute action extérieure qui serait nécessaire. Prenons le cas d'un incendie de forêt, il va ravager une partie ou toute une zone, et l'eau utilisée va permettre de l'éteindre et de recréer un début d'équilibre. Dans ce cadre, l'eau sera l'action extérieure, et le temps sera le moyen d'atteindre à nouveau l'équilibre précédemment rompu, à savoir recréer une stabilité dans l'écosystème forestier, même si ce dernier est très différent de celui qui existait avant l'incendie.

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    Reflet – miroir

    Bien souvent, les problèmes d'estime de soi sont dus à un déséquilibre engendré par divers facteurs. Ces derniers ont diverses provenances, mais mettent généralement en jeu le « reflet » ou « miroir ». Dès son plus jeune âge, l'enfant est plongé dans le monde de la compétition, perturbant ainsi sa stabilité intérieure. Un enfant ne connaît pas sa valeur : son échelle de jugement et son degré de compréhension sont différents du monde adulte dans lequel il est plongé. Or la compétition commence dès la naissance, à partir du moment où la famille porte un regard critique sur l'enfant et commence à le comparer aux autres. Les mots définissant ce type de perturbation sont lâchés, « compétition et comparaison ».

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    Compétition

    L'homme a dû s'adapter et se battre pour survivre et devenir ce qu'il est aujourd'hui. Néanmoins, le contexte socioculturel dans lequel nous vivons est loin d'être un facteur de stabilité et d'équilibre. Dès l'enfance, les humains sont soumis à toutes sortes de pressions psychologiques destructrices. Cela commence par des remarques concernant les camarades de classe ayant eu de meilleurs résultats, créant ainsi chez l'enfant des doutes sur ses capacités. À l'heure actuelle, la compétition n'a plus vraiment son rôle de sélection naturelle, mais est plutôt devenu un mode de vie pernicieux, obligeant l'individu à toujours se surpasser, à dépasser ses limites. Que fait-on ainsi ? On crée un déséquilibre physique, mental, psychologique. Ce déséquilibre génère très rapidement des courts-circuits nerveux, la personne passant d'un calme plat à un état proche de la crise de nerfs.

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    Comparaison

    Quels parents n'ont pas comparé leur enfant aux autres, avec toutes la gamme de remarques possibles ?

    Il semblerait que l'être humain a besoin d'être rassuré par son environnement extérieur pour prendre conscience de sa valeur. Ce reflet par les autres se manifeste dans l'enfance par le désir d'être comme les autres, d'avoir les mêmes jouets, les mêmes habits, les mêmes amis, etc. Or si l'enfant pense ou sent ne pas être intégré dans le groupe à cause de ses différences, il va prendre cela comme un rejet.

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    On peut se poser la question de la naissance du processus. Ce dernier est naturellement inhérent à notre société et il faut changer notre approche relationnelle d'une manière radicale. Il serait profitable de favoriser les différences de chacun, afin de valoriser les qualités et la personne dès son plus jeune âge. Malheureusement, notre société actuelle fonctionne selon un mode radicalement différent. Nous sommes poussés à toujours faire plus, faire mieux et plus vite. Néanmoins, l'être humain ne peut tenir ce rythme effréné auquel il doit s'adapter sur une longue période sans risques graves pour la santé. Tout déséquilibre a forcément des répercussions à court et à long terme. Les effets à court terme ne sont que la pointe de l'iceberg, il faut donc s'attendre à d'autres déficiences dans les mois, voire les années à venir. Le meilleur moyen de se protéger reste la prévention et le changement d'attitude face à ces agressions constantes. Il est beaucoup plus facile de garder sa santé mentale, que de se reconstruire après une dépression ou toute autre maladie générée par ce stress pernicieux.

    Je conclurai par un proverbe : « Pour vivre heureux, vivons cachés ». Sachons donc tirer parti de nos différences.

    Genève, le 16 septembre 1998
    Michel Garcia





    Chose étrange, un jour notre naturel extrémiste et passionné cède le pas à cette nouvelle sensation : équilibre.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Mystère, nous ne saurions le dire, mais nous constatons que, pas plus que les bonnes nouvelles ne provoquent d'explosions de joie, les mauvaises ne font virer à la déprime ou au cauchemar.

    Il faut croire que le balancier en aluminium avec lequel nous progressions, funambule inconscient sur le précaire fil de la vie, a du plomb dans l'aile.

    Voilà que notre pas se fait plus assuré, que nos décisions sont plus mûries, que notre raisonnement s'avère de plus en plus fiable… Ne devons-nous pas reconnaître, en cela, un premier pas vers la sagesse ?

    L'équilibre…ainsi que nous le rappelle un spot publicitaire, c'est bon !

    Au fond de moi, je le craignais, je m'en défiais, comme si, à mon oreille, il avait résonné en « monotonie ». En réalité, l'équilibre que je rencontre s'apparente plus à « économie ». Je ne suis plus sujette à ces variations brutales, ces sautes d'humeur dévoreuses d'énergie. J'oscille entre deux extrémités qui, pour tout dire, n'ont plus rien d'extrême. Elles ont pour nom : pondération, modération, maîtrise, contrôle.

    Bien sûr, les sentiments sont toujours là. Bien sûr, au même titre que certains nous réjouissent, d'autres nous plongent dans la perplexité ou la tristesse. Mais moins dans l'affliction. Leurs atteintes ne sont plus brutales ou violentes. Bien sûr, nous n'échappons pas, de temps à autre, à une vague de confusion.

    Mais ce n'est plus comme avant. Touchons-nous là cette métanoïa promise et tant attendue ?

    La fréquence des émotions est peut-être plus importante, comme si, paradoxalement, notre sensibilité allait augmentant, mais, pour compenser, l'intensité va en s'amenuisant. Et, au final, le positif l'emporte.

    Pourtant, avec objectivité, ce n'est pas dans le contexte environnant où je puise ce qui me laisse empreinte de cette sérénité.

    Pourtant, avec un degré de conscience en évolution permanente, ce n'est pas une léthargie qui serait à l'origine d'une forme de négation des événements ou de leurs conséquences.

    Non !

    Alors, il faut se rendre à l'évidence du fait que, pas après pas, doute après doute, espoir après espoir, nous avons, par notre lutte, gravit les degrés vers une confiance en nous, vers un espace de certitude, qui n'explose ni n'implose sous les influences incontournables de nos chemins de vie.

    Mais qui demeure. Le juste milieu. Ni dans le manque, ni dans l'excès.

    Elisabeth Courbarien




    Del 15 de octubre al 30 de noviembre de 1998
    Informes: http://www.cvneuro.org
    jprost@intramed.net.ar | mola@arrakis.es

    El no poder recordar algo durante situaciones estresantes puede atribuirse a una hormona sensible a los niveles de ansiedad que bloquea la recuperación de información almacenada en nuestra memoria a largo plazo, indicaron investigadores. Un nuevo estudio difundido en la publicación Nature reveló que existe una hormona, la corticosterona, que se activa a través del estrés, la ansiedad y hasta los golpes y en grandes niveles sería la responsable de que olvidemos cierta información. La investigación se desarrolló en ratas y los investigadores aún no han establecido si sus conclusiones se aplican también a los seres humanos.

    "Existe una hormona relacionada con el estrés que tiene efectos sobre la pérdida de la memoria y generalmente el efecto se da hasta una hora después de ocurrir la situación de tensión o de inyectarse la hormona", dijo James McGaugh, quien dirige el Centro de Neurobiología para el Aprendizaje y la Memoria en la Universidad de California en Irvine.

    Los científicos hallaron que altos niveles de corticosterona, desatados por un pequeño shock eléctrico, minaba la capacidad de las ratas de encontrar el camino de regreso hasta un punto específico. La memoria de las ratas presentó un mayor deterioro cuanto más alto era el nivel de la hormona, generalmente 30 minutos a una hora después del shock.

    "El efecto puede durar sólo un par de horas, así que el deterioro en este caso es sólo temporal e impide recuperar información. Pero no se pierde la memoria", indicó McGaugh.

    Hablando de la memoria…

    Los científicos han comenzado a comprender en que área del cerebro quedan almacenados los recuerdos, usando una nueva tecnología conocida como Functional Neuro-Imaging.

    Aseguraron que pudieron observar el cerebro mientras la persona miraba un dibujo o una palabra y predecir si el paciente podía luego recordar lo que había visto o leído

    Remarcaron que este método puede prover un buen test para el Mal de Alzheimer u otras enfermedades que mediante el daño cerebral afectan la memoria. Los investigadores utilizaron el MRI para ver los niveles de oxigenación sanguínea y por ende las áreas del cerebro que la memoria usa. En otro estudio publicado en la revista Nature, los científicos aseguraron haber descubierto cómo el stress afecta la memoria en estudios que utilizaron ratas de laboratorio

    La paroxetina contra la fobia social

    Una forma de ansiedad que genera una introversión extrema puede ser controlada por lo menos a corto plazo con un antidepresivo, determinó un estudio dado a conocer en Chicago.

    La paroxetina, comercializada como Paxil, fue administrada a pacientes de una enfermedad denominada fobia social generalizada o desorden de ansiedad social.

    El desorden, que afecta a millones de personas, puede producir un temor tan intenso que los enfermos evitan a otras personas, viven solos, abandonan sus estudios y rechazan las promociones en su empleo.

    Health I. G. News





    Mas allá, o más acá de los límites: equilibrio.

    Desventura, desasosiego… Intriga, misterio.

    Todo sucede en lo inesperado de la vida. Y Pandora atraviesa los límites…

    ¡Eso!…equilibrio tiene que ver con mantener los límites tal vez desprolijos, pero armoniosamente sin caos.

    Equilibrio es cuando se mantiene el alma intacta o cuando el estímulo exterior sólo puede modificar lo modificable en ese momento.

    El equilibrio se puede "atrapar" con o sin religión, con o sin gurú, siendo o no poeta, agnóstico, físico. Considerándose o no capitán de una nave extraterrestre sin nombre…

    Significa también la distancia prudencial. La sabia hegemonía entremezclándose los opuestos.

    Alivio personal en dónde las sombras de las fronteras desaparecen y las dialécticas culminan en el UNO.

    Enriquecido por la discontinuidad de lo prolijo, pero con la perseverancia a conservar esta unicidad.

    En dónde éste; ése encuentro de lo caliente y frío se vuelve tibio. La luna y el sol se ganan en un atardecer; resplandor. El odio y el amor se funden en un sentimiento profundo alcanzando lo incondicional. La vida transmuta la muerte y ya no hay dolor. El deseo y la pasión se metamorfosean como hasta llegar a la condición de mariposa y no se puede describir la sensación.

    Tal vez, el equilibrio sería como vislumbrar la eternidad.

    Lilian E. Lozzia




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