NUMÉRO 85 REVUE MENSUELLE AVRIL-MAI 2003

Choisissez la couleur du fond d'écran :

Revenir en mode de visualisation classique

Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela La résurrection
 
Bernard, Hervé Mourir pour ressusciter
 
Bernard, Jacques Votre dossier spécial…
 
Bernard-Cros, Sophie La résurrection
 
Cohen, Rut Diana Do, re, mi, fa, sol, la, si, do…
 
Giosa, Alejandro La resurrección
 
Health I. G. News Alerta mundial por neumonía atípica
 
Laborde, Juan Carlos La resurrección
 
Ruty, Paul Résurrection


Envoyer à un(e) ami(e)
    envoyer à un(e) ami(e)    
   Imprimer/Imprimir
    imprimer    
   Vos réactions sur ces articles
    vos réactions sur ces articles    


Quand tu es parti, j'ai cru avoir fait le deuil, à peine quatre jours après. Tu as disparu comme un voleur, en un instant. Ton dernier soupir a été le mien et j'ai vécu quelque peu somnambule, mais réconfortée à l'idée que tu appartenais au passé. Or un jour inattendu, un événement simple m'a fait replonger dans la réalité de ton départ subit.

Je n'ai pas reçu cette année-là ta pousse de muguet pour me porter bonheur et je me suis trouvée plongée dans le désespoir le plus profond, car cette année-là j'étais privée du rituel de planter les racines de tes muguets.

Je me suis vue telle ces femmes qui mouraient selon la tradition indienne maya ancestrale et qui étaient enterrées vives avec leur mari. C'est ce qui m'est arrivé avec toi. Rien ne pouvait me consoler, ni les enfants, ni même mon activité professionnelle.

***

Plus tard, je me suis remariée, un mariage non de raison, mais de protection. Je voulais que ton fantasme quitte mes nuits sans sommeil.

Je tourne la page, je suis ressuscitée. Les larmes que je versais sur ton cadavre sont ma consolation et ma vie, car toi comme moi nous ressusciterons un jour pour l'éternité. Alors tu me donneras les vraies raisons de ton lâche abandon que je ne pourrai jamais accepter.

Notre plaidoirie restera pour l'éternité. Comme d'habitude, je la réussirai, car pendant des siècles tu n'as pas été l'homme des muguets.

***

Agressive et aimante, je pense à toi, embarqué dans ton aventure d'éternité sans attendre de le faire ensemble.

C'est vrai, les enfants restent, mais le père manque.

***

Tous ceux qui te connaissent, connaissent notre histoire. Un voile de silence et d'amour me protège. Les êtres aimés sont conscients que notre amour était une aventure de tous les jours, mais que tes paroles et tes gestes d'amour étaient mensongers.

Tu avais imploré Dieu afin que nous poussions ensemble notre dernier soupir. Comme un voleur tu es cependant parti sans attendre le temps des muguets ! Pourras-tu, là où tu es, trouver la paix sans moi ?

***

J'étais perdue comme un chien sans maître, faisant toujours le nécessaire pour exister accompagnée, pour mourir de la mort lente du désespoir.

Mais cette situation de flottement ne pouvait qu'être le passage vers un autre niveau de conscience.

Les événements se succédaient comme si ma conscience me dépassait, les portes s'ouvraient au bon moment, les synchronicités se multipliaient pour donner sens.

Tout allait très vite et j'ai pu me contempler en train d'être vue et mue par une force plus grande que la mienne. Les pièces du puzzle se mettaient en place comme dans une nouvelle organisation de bande dessinée.

Soudain la liberté était devant moi, je l'avais gagnée à force de chercher.

Cela doit être trop simple, mais pas pour moi, car je cherchais cette année, vers minuit, le 1er mai, des muguets avec racines.

À Saint-Cloud, la dernière fleuriste improvisée partait avec trois pots, tout petits.

La résurrection était là symboliquement liée à des images de libération comme humilité, acceptation, laisser tomber, accepter, créer, pleurer, naître, grandir, se reproduire, mourir et ressusciter, mais dans l'action, à chaque instant, de plus en plus présente.

Fait à Paris,
le premier matin du premier jour
de la résurrection,
le 19 mai 2003
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



La résurrection, c'est accepter de mourir pour renaître. Au sens propre, l'histoire nous rapporte la résurrection du Christ que la religion chrétienne a chargé de symboles et de sens.

Mais que cette histoire soit une légende ou non, n'est-elle pas issue d'une vérité profonde de notre univers, qui peut être appliquée à notre quotidien ou à notre chemin de vie ?

La vie est éphémère, la vie est changement, la vie est une succession de tensions, de pulsions sous tendues par des désirs et des besoins vitaux, qui parfois se renforcent mutuellement, vers des buts choisis consciemment ou, à l'opposé, inconscients et jamais reconnus comme tels.

Mais la vie serait peut-être trop triste ou trop facile, si elle n'était pas accompagnée d'accidents, de ruptures de continuité, qui obligent l'être à s'écarter de sa ligne de vie habituelle, faite de repères rassurants et appréhendés comme régénérant.

Il est des moments dans la vie d'un être, qui sont à l'intersection d'une situation sans issue ou dangereuse et de la nécessité d'un changement radical, à laquelle la pensée quotidienne n'ose pas ou ne veut pas se confronter. La « mort » apparaît, a posteriori, comme la seule solution pour se ressourcer et retrouver le chemin de la paix intérieure et de la réussite personnelle, et, ainsi, échapper à une mort psychologique sans plus aucun espoir, pouvant mener à une mort physique.

Or il ne s'agit pas de mort physique, même si on pouvait intégrer à la limite le sacrifice dans le thème de la résurrection, après des considérations philosophiques ou religieuses. Il s'agit d'une mort d'une autre nature, que seule l'expérience individuelle et spécifique à chacun, peut faire considérer comme telle.

Donnons quelques exemples.

– pour celui intéressé par les biens matériels et le besoin de puissance, ce pourra être la perte de grosses sommes d'argent, comme l'histoire contemporaine de la bourse peut nous en fournir des exemples, ou la perte d'un poste professionnel de haut niveau, qui, au départ, oblige, du jour au lendemain, à modifier radicalement son train de vie. Mais ce processus initial, presque mécaniquement prévisible, est suivi de tout une kyrielle de réactions environnementales, toutes plus désagréables les unes que les autres : nombre d'amis se détournent de vous, car vous ne représentez plus le même attrait, la banque vous demande de rembourser plus rapidement vos emprunts, car elle ne vous fait plus confiance…
– telle autre personne, satisfaite de sa vie familiale et personnelle, mais malheureusement tournée vers l'égoïsme et le narcissisme, perd un enfant cher, dans un accident ou par la maladie. L'absence brutale de l'enfant, jadis si choyé et peut-être étouffé, oblige à un deuil qui paraît insurmontable ou qui, au départ, ne veut pas être travaillé.

Toutes ces situations, dont le point commun est la perte brutale d'objets chers qui symbolisaient tout ou partie de sa propre réussite personnelle, plongent le sujet dans une situation de véritable mort « étrique », comme si la personne était coupée de ce qui faisait sa force et donnait sens à sa vie.

Accepter de mourir, ce n'est pas avoir décidé la perte de ces objets chers, mais c'est accepter d'avoir quitté une situation où ces objets avaient une place privilégiée, voire centrale, pour se reconstruire autrement. Dans tous les cas il s'agit d'accepter de faire un travail de deuil et de partir vers la construction d'une nouvelle vie, comme s'il s'agissait d'une re-naissance. Mais, bien sûr, ce chemin vers la reconstruction sera pavé de moments de confusion et de doutes, parfois de colère, certainement de dépression. Il conviendra de se brancher peu à peu à des sources de vie et d'énergie, des personnes proches, un travail « solide », une activité associative ou sportive. L'enjeu est de reprendre confiance et rétablir un rythme positif dans l'équilibre dynamique de la vie.

Quand nous ne prenons pas consciemment et avec adhésion le chemin d'une évolution personnelle, la vie, parfois, nous plonge dans une situation mort/résurrection, où nous n'avons qu'à être courageux, confiant, persévérant et à l'écoute des messages qu'elle ne manquera pas de nous envoyer, pour peu que nous lui posions la question. Mais l'homme, au-delà de ses penchants religieux et philosophiques ou de affiliations culturelles, ne se raccroche-t-il pas à l'espoir ? L'espoir d'être aidé par la vie, pour s'en sortir !

Hervé Bernard



Être père, être mère est sans doute l'un des actes volontaires les plus importants d'une existence. Il est essentiel dans la chaîne de vie avec toutes les espérances attendues. C'est une totale responsabilité 24 heures sur 24 sur le petit maillon bien fragile pour son premier souffle vécu en direct, ses premiers sourires pour vous seul ainsi que les premières inquiétudes, ses premiers pas dans la vie…

Vos différents articles témoignent de tous les aspects.

Mais quid d'être grand-père ou grand-mère ? Ce n'est pas un acte volontaire pour les intéressés. Mais il est certainement désiré, puis vécu avec la même chaleur et engagement émotionnel. En tant que maillon précédent de la chaîne, ils sont également dans l'attente espérée pour l'agréable rôle de refuge protecteur, complice, toujours disponible.

Un ami septuagénaire au cœur tendre, qui est devenu Papy pour la première fois, a reçu récemment la réflexion de son petit Cricri de 5 ans : « toi t'es plus qu'un Papy comme les autres, t'es un Papy-copain ». Le titre suprême !

Jacques Bernard



Avril, mois printanier traditionnellement venteux.

Je vois cette résurrection comme une éclosion, comme un état de re-naissance.

Autour de nous, des personnes ayant eu des accidents entraînant des fractures organiques ou articulaires, ou des états où la locomotion est rendue difficile, voient avec bonheur leur corps revenir à la vie, se reconstruire.

Oui, l'être humain est aussi une plante !

Et, comme elle, après une période de ténèbres, il a besoin de lumière.

Et, de cette « luz » qui n'est pas du luxe, il en découle de la curiosité, de la joie, du mouvement. Bref, la vie même.

La vie qui coule en des rythmes spécifiques à chacune et chacun.

Laissons donc cette belle lenteur, cette alchimie composée de forces où l'âme, le cœur et la volonté, entre autres, s'unissent afin que l'être humain renaisse, un sourire de victoire lancé vers le soleil.

Sophie Bernard-Cros



La Résurrection a pour corollaire la Mort. Il ne peut y avoir Résurrection que s'il y a eu Mort au préalable. Résurrection et Mort sont intimement liées. Mais on dit aussi de la Vie qu'elle est le corollaire de la Mort. Y aurait-il donc analogie entre Vie et Résurrection ?

Il semble, en tout cas, que la Résurrection soit récurrente au sein de presque toutes les religions et traditions. Le Phénix, l'oiseau qui renaît de ses cendres a traversé des milliers d'années, depuis les Egyptiens jusqu'à nos jours. Il serait d'origine Ethiopienne, selon Hérodote. « Phoenix » (le rouge) chez les Grecs. « Bennou », chez les Egyptiens, il incarnait à Héliopolis, le dieu du soleil qui meurt le soir pour renaître le matin. Il n'apparaissait que tous les 500 ans pour se réduire en cendres sur l'autel d'Héliopolis et réapparaître 3 jours plus tard. Chez les Romains, il était le symbole de la force vitale. Chez les Chrétiens, il est le symbole de l'immortalité de l'âme et de la Résurrection du Christ. « Symorgh » chez les Iraniens, « Feng-Huan » chez les Chinois, « Milcham » chez les Juifs… Toutes les traditions, et l'alchimie ne manque pas au rendez-vous, le retrouvent avec cette constante : la Résurrection, la Vie éternelle par opposition à la mort qui n'est plus qu'un état transitoire.

« Nous croyons de toute notre âme à la résurrection de la chair, mais il faut que chaque être humain donne son consentement à cette vocation de pourrir. », nous disait François Mauriac dans sa « Vie de Jésus »

Cette phrase de Mauriac résume bien l'attitude de l'homme face à la mort et sa croyance inébranlable en l'immortalité de l'âme, quelle que soit sa religion voire même son absence de religion. La représentation de la mort est une quasi-impossibilité. L'homme peut à la rigueur, imaginer la mort de l'autre, et encore, à condition qu'il n'y ait aucun lien affectif avec lui, mais pas la sienne propre. Je suis éternel, me dit mon ego, et tout dans la vie moderne m'encourage dans cette certitude. Tout est fait dans notre civilisation pour ignorer la mort, pour la mettre de côté et renforcer cette impression d'éternité. À vrai dire, si les civilisations précédant la nôtre ou plus près de la nature laissent une place plus importante à l'idée de mort, c'est sans doute que pour elles, la mort n'est qu'une transition et en aucun cas une disparition de la Vie. La notion d'immortalité a inspiré toutes les traditions. Soit sous la forme de réincarnation, comme chez les Hindouistes ou les Bouddhistes, ou sous la forme de résurrection notamment chez les musulmans1 et surtout chez les Chrétiens pour lesquels elle est même le dogme essentiel.

L'éternité que propose Mauriac n'est pas l'éternité statique qui prévaut dans notre monde moderne. Elle est une perpétuelle transformation, pourriture suivie de renaissance comme le phénix passe par la cendre pour reprendre à nouveau vie.

Dans cette quasi-unanimité de traditions attachées au mythe de l'immortalité de l'âme, le suicide apparaît comme une contradiction fondamentale, l'hérésie des hérésies. Il est la marque du désespoir absolu, la négation de la Vie ; et pourtant, la tentation du suicide me paraît indispensable à qui souhaite évaluer ses limites de même que la recherche du danger est indispensable à qui veut mesurer sa force.

La phrase de Mauriac sonne à mes oreilles comme une invitation à une recherche intérieure qui aurait bien des traits communs avec une introspection analytique.

Il y a, en effet, dans la décision de se lancer dans une analyse, quelque chose qui ressemble à la tentation du suicide, l'appel des grands fonds, la recherche de la pourriture dont parle Mauriac. Il y a comme un défi : « Suis-je capable de côtoyer la mort, de la voir de près. Si, à ce niveau, je ne trouve pas d'espoir, rien ne m'empêchera de franchir le pas, mais peut-être y trouverai-je une raison de remonter à la surface, un peu moins malade qu'à la descente. » Voilà une sorte de pari de Pascal qui fait souvent de l'entrée en analyse, un dernier recours.

À la suite de la mort, intervient le deuil. Je souhaiterais pouvoir parler de la Résurrection, comme de la sortie du deuil et cela devient possible si je considère que ce qui est mort est en fait, l'image en moi de ce dont je porte le deuil. Une partie de moi, donc !

J'aimerais citer un exemple tiré de mon expérience de visiteur de prison, mêlant la tentative de suicide, l'analyse, le deuil et la Résurrection :

José que j'ai suivi en prison, il y a quelques années, pendant près de 3 ans, a été jugé pour inceste : le viol de sa fille. Il a pris 15 ans de réclusion. Garçon très renfermé avec lequel j'ai eu beaucoup de mal à entamer une relation. Il ne parvenait pas à s'épancher totalement, reste de pudeur, sans doute… Il a fait une tentative de suicide qui a raté… raté très vraisemblablement parce que son inconscient s'est cabré au dernier moment. Il a dû tout de même passer quelques jours en réanimation à l'hôpital. J'ai assisté au procès, j'ai donc su tout ce qu'il n'avait pas osé me dire parce qu'il en avait trop honte. Il a été surpris que, sachant tout cela, je continue cependant, de le visiter, après. Mais cela l'a mis en confiance et les relations se sont alors resserrées plus étroitement. Il m'a dit, un jour, très inquiet, qu'il venait de passer une bonne nuit, la première depuis le début de son incarcération, et qu'il s'était réveillé, calme, serein, détendu. Il en était très inquiet : cela signifiait-il qu'il s'habituait à la prison et qu'il était maintenant heureux d'y être ? Je l'ai détrompé, essayant de lui expliquer qu'il avait en revanche, trouvé un autre équilibre ; le procès passé, il était mûr pour envisager le futur.

Un ou deux mois plus tard, il m'annonçait, presque triomphant, car cela ne lui arrivait jamais, qu'il avait fait un rêve :

Je me vois avec une des deux incisives du bas cassée nette. Je sens que je devrais aller voir un médecin mais je suis réticent.

José réapprend maintenant à sourire. Il lui faut pour cela, soigner son apparence, car un sourire avec une dent en moins n'est guère avenant. Réapprendre à sourire et consulter un médecin pour arranger cette dent cassée. En me racontant ce rêve, il démontre qu'il m'accepte et je serai sans doute ce médecin. Il y a encore un peu de réticence mais maintenant, c'est envisageable. Il n'en était pas question jusqu'alors.

Faut-il parler de résurrection dans son cas ? Je crois que oui. Résurrection ne veut pas dire que désormais tout est facile, tout est résolu, mais que la vie peut reprendre son cours, que l'on est capable de faire des projets au lieu de rester enlisé dans le souvenir de la mort qu'est le deuil. José était en train de sortir du deuil de sa liberté, du deuil de sa réputation d'ouvrier modèle et de bon père de famille et il allait pouvoir recommencer une nouvelle vie, même si cette perspective n'avait rien d'exaltant. Je lui ai demandé s'il avait encore des idées de suicide. Il a souri, un peu tristement : non, bien sûr ! Il m'a semblé que c'était la première fois que je voyais ses dents. Aucune n'était cassée !

Louis a pris 25 ans pour meurtre. Grosse dépression à son arrivée en prison, puis il s'est lancé avec toute l'énergie dont il était capable, et Dieu sait qu'il en avait, dans des études devant l'aider à se réinsérer dans la vie normale. C'était un pas important dans la voie de la Résurrection. Il a quitté Fresnes, il y a deux ans et demi et nous sommes toujours en relation épistolaire. Dans une lettre, il y a quelques mois, il me disait l'appréhension qu'il avait pour la sortie, à devoir affronter « …le regard des enfants, Paul, le regard des enfants ! » Je vois dans ce retournement des préoccupations, un autre pas vers la Résurrection, la découverte brutale et exaltante que le monde ne s'arrête pas à ses propres limites et qu'il y a au-delà bien des choses à découvrir que l'on avait négligées jusqu'à maintenant.

Le deuil est en prison l'élément essentiel de la vie du détenu. Du fait de l'emprisonnement, le détenu a perdu tout d'abord la liberté, mais aussi le pouvoir de camoufler ses vices, et de cacher toutes les illusions qu'il pouvait nourrir sur ses capacités à réaliser ses projets. Malheureusement, rien n'est fait en prison pour aider à ce travail de deuil et la plupart des deuils de détenus sont ratés.

J'ai eu la chance et la joie d'en voir cependant, quelques-uns se dénouer correctement et je suis heureux d'avoir pu être pour une petite part dans quelques Résurrections.


1 La Sourate 75 s'appelle « La Résurrection » (Al-Qiyamah)
Paul Ruty