NUMÉRO : 52 REVUE MENSUELLE FÉVRIER-MARS 1999

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LA PENSÉE DU MOIS : J'AI OUVERT LA FENÊTRE ET, MON CŒUR, LE SOLEIL A INONDÉ LA CHAMBRE ET L'AMOUR A INONDÉ MON ÂME (PABLO COELHO)

Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
E. Graciela Pioton-Cimetti Dynamique et action de la psyché Dinámica y acción de la psiquis
 
E. Graciela Pioton-Cimetti Je remercie… toujours
et partout mes analystes
 
E. Graciela Pioton-Cimetti Introduction nécessaire à
la compréhension de l'analyse
 
Hervé Bernard Analyse ou volonté d'un travail sur soi
 
Florence Boisse Un monde meilleur
 
Georges de Maleville La nécessité de l'analyse
 
Mathilde Pizzala Nécessité de l'analyse
 
Novena conciencia Entrenamiento para sobrevivir
en el siglo XXI
 
Health I. G. News Diabetes: novedades
 
Jacqueline de Pierrefeu L'ouragan "Mitch" El huracán "Mitch"





Jung estime que les quatre fonctions peuvent servir de boussole pour s'orienter dans l'étude de la personnalité. N'importe laquelle parmi elles peut servir de nord selon les qualités psychologiques de l'individu. Le plus important dans la théorie des types est que les quatre fonctions sont expérimentées, à un degré plus ou moins grand, par tout le monde. Chaque individu tend, selon sa nature, à sélectionner une fonction – qu'elle soit rationnelle ou non – et il l'élève au plan conscient. Il utilise ensuite cette fonction de prédilection comme base pour l'organisation totale de sa personnalité. Cela dit, la pression sociale, avec ses normes et ses croyances, avec ses idéologies, inhibe le nivellement des fonctions les plus inférieures. En privilégiant une certaine forme de conduite vitale – une fonction plus valorisée – sous la pression de la société moderne compétitive, il y a lieu de forcer l'individu à supprimer ses fonctions les plus faibles, car elles s'avèrent menaçantes pour accéder à une place dans la structure du pouvoir. Néanmoins, c'est dans ce comportement que réside le vrai danger pour ses psychés pour le déséquilibre qu'il occasionne.

Au fur et à mesure que la fonction préférenciée se développe et s'intensifie, elle reçoit des quantités, à chaque fois, plus grandes de libido. Cette énergie l'enrichit, mais, par la même occasion, elle appauvrit, par son retrait, les autres fonctions, notamment celle qui lui est directement opposée.

Au fur et à mesure que le drainage de la libido se maintient dans le temps, la fonction la plus faible tombe en dessous du seuil de la conscience pour être submergée dans l'inconscient où elle active des éléments endormis. Bientôt parviennent à la conscience les premières manifestations du danger, des formes étranges surgissent dans la fonction dominante qui maintient consciemment la persona. Très rapidement des dépressions et des faiblesses diverses et étrangères viennent briser la protection consciente. Le complexe obscur et sournois de l'ombre s'empare alors de la fonction la plus faible et s'identifie avec tous les aspects négatifs de la personnalité. C'est tout l'opposé de l'attitude consciente qui surgit, fougueux et irrépressible, dans la conscience comme un système partiel autonome. Étant donné l'équilibre établi entre les forces que possèdent les fonctions, le complexe opère avec des caractéristiques d' « autonomie individuelle ». Son action se manifeste dans les sottises, les fautes de tact et les erreurs commises par un moi qui se trouve embarrassé par une force libidinale supérieure à sa capacité de refoulement. En voici un exemple : un haut fonctionnaire que nous avons traité, homme investi de responsabilités importantes, de comportement généralement cohérent et de caractère incontestablement droit, s'embarque dans une affaire invraisemblable de pots-de-vin et récidive jusqu'à se faire prendre la main dans le sac afin de se libérer lui-même. Nous sommes en présence d'un exemple d'inflation de la fonction réflexive au détriment et au sacrifice des sentiments immergés dans l'inconscient. Seulement en se voyant découvert, notre patient ira-t-il jusqu'au fond de sa névrose ? C'est en assumant une nouvelle quantité d'énergie libidinale qu'il part à la quête de son individuation.

Jung a observé que, quand le patient compense l'influence perturbatrice inconsciente au moyen d'un désinvestissement de la fonction préférentielle, la lutte peut s'achever en crise nerveuse. En général, nous pouvons dire que la pression sociale supprime toute possibilité d'équilibre, car elle provoque des erreurs incroyables sous l'influence de l'ombre. La condition névrotique qui prend, ici, ses origines nous montre les dangers de la survalorisation ou de la surdifférenciation d'une fonction au détriment des autres et de la responsabilité des agents socialisateurs dans les développements névrotiques.

Cela dit, l'individu peut utiliser ses fonctions de manière introvertie ou extravertie selon que sa libido se retire du monde extérieur ou s'investit en lui.

Tout sujet porte dans sa nature les éléments des deux tendances. Apparemment, l'extraverti est ouvert, cordial, tourné vers le monde extérieur, spontané par nature, pendant que l'introverti sera, par nature, généralement tout le contraire, réservé et timide.

L'individu se montre d'une certaine manière, parce que sa fonction dominante s'est associée avec un type particulier de mouvement de la libido, qu'il soit extraverti ou introverti.

La perméabilité et la permissivité du domaine social primaire et/ou secondaire d'exercice sont déterminants de leurs formes d'expression et de leur consolidation.

La signification des types implique pour la psychologie sociale l'acquisition de certaines clés pour accéder au sens des processus psychiques de l'individu et du minigroupe. C'est à partir de la psychologie individuelle que nous étendons nos conclusions aux minigroupes, en observant qu'eux comme les individus – leur majorité composante – possèdent certaines tendances typologiques. En général, nous pouvons dire que les différences sont le résultat extérieur de combinaisons de mouvements de la libido avec les fonctions psychologiques.

Les concepts de Jung opèrent en profondeur, ils n'illustrent pas superficiellement, ils décrivent la nature du mouvement de la libido, par exemple dans le sujet, et la fonction psychologique qui l'accompagne – tout cela par le biais de l'analyse et de l'observation des contenus conscients et inconscients.

L'essentiel est d'avoir la connaissance et la compréhension de phénomènes simultanés ou, plus exactement, de la nature double des mouvements de la libido – vers le dedans ou vers le dehors, vers l'avant ou vers l'arrière – ainsi que de la forme dont ces mouvements s'articulent avec les fonctions supérieures ou inférieures pour agir.

La théorie jungienne des types revêt un intérêt certain. Elle peut être appliquée à des tests ou posséder d'autres validités pratiques, mais sa valeur véritable est de servir d' « instrument ». L'instrument « type pur » n'existe pas dans la réalité empirique, mais il y a des combinaisons de types purs qui expriment l'équilibre des contraires et la progression-régression de la libido.

Pendant que tout s'écoule, les types essaient de s'accorder consciemment et inconsciemment par une pression réciproque, dans une lutte permanente, avec une force égale ou semblable à celle qu'ils reçoivent dans les contextes sociaux de référence et de pertinence.

Dans le système total qu'est la psyché, Jung comprend qu'il existe une énergie qu'il appelle « libido ». La comparaison avec Freud s'avère toujours indispensable, car, à notre avis, la psychologie jungienne est une extension de la psychologie freudienne. Il faut donc souligner que là où, pour Freud, la libido est l'énergie sexuelle plus ou moins sublimée, pour Jung, il s'agit de toute l'énergie psychique qui se manifeste dans un être. Le système psychique qui s'accorde aux conceptions de Jung se trouve en perpétuel déséquilibre énergétique, si nous entendons par « énergie psychique » la totalité de la force qui règle le système. La libido est une « valeur psychologique », qui ne peut être déterminée que par ses effets psychiques. Le concept de libido qu'emploie Jung est comparable au concept d' « énergie » utilisé par la physique. Il est, par conséquent, une abstraction. Il se fonde sur un postulat théorique, bien que son existence soit certifiée par la pratique.

Le devenir psychique peut être considéré de deux points de vue : mécaniciste et énergétiste. Le premier est causal, le second finaliste.

« La conception énergétiste conçoit le devenir comme conséquence d'une cause et dans le sens où les variations phénoménales se basent sur l'action d'une certaine énergie, qui se maintient constamment à travers les mêmes variations et conduit finalement à l'entropie, un état d'équilibre général. Le flux d'énergie a une direction définie (objective), puisqu'il suit irrémédiablement la chute du potentiel. L'énergie n'est pas la conception d'une substance qui se meut dans l'espace, mais un concept abstrait des rapports des mouvements. Ses fondements ne sont donc pas les substances propres, mais les rapports entre elles, tandis que le fondement du concept mécaniciste prend racine dans la substance qui se meut dans l'espace. »

La force de ces deux considérations en a fait surgir une troisième, d'une certaine manière conciliatrice, qui utilise indifféremment l'une ou l'autre selon les opportunités et les impératifs d'efficacité. Comme la conception quantitative ne touche qu'à des considérations cinématiques quantitatives, nous devons utiliser la conception mécaniciste, si nous nous intéressons à l'aspect qualitatif du devenir. Cette subordination occasionnelle est loin d'indiquer que la conception énergétiste du devenir psychique est inopérante, celui-ci devant également être l'objet de l'expérience. Ses limitations sont liées à cette interrogation : le psychisme peut-il être considéré comme un système relativement fermé ?

Jung accepte qu'il en soit ainsi, en se rangeant à l'avis de Busse et de Külpe. La conception énergétiste de la psyché est un des postulats de base de la psychologie de Jung. Il débouche sur le problème des contraires.

« La psyché est un système d'autorégulation et il n'y a aucun équilibre ni de système d'autorégulation sans son contraire. »

Ce fut Héraclite d'Éphèse, le génial philosophe présocratique, qui découvrit la plus merveilleuse des lois psychiques : l'autorégulation des couples de contraires. Il appela cette loi l' « énantiodromie ».

Quand nous considérons la psyché du point de vue fécond de l'autorégulation par les couples de contraires, nous découvrons une psychologie dynamique, dont l'équilibre repose sur le jeu régulateur des contraires.

Considérant le système subjectif de valeurs, nous en déduisons qu'il ne s'agit que d'appréciations quantitatives énergétiques. L'appréciation subjective se limite seulement à des contenus de conscience et, pour cela, elle devient incertaine quand il s'agit de comparer des intensités de valeurs. Nous devons alors recourir à des considérations auxiliaires, en écartant la solution positive de la fonction compensatrice de l'inconscient.

E. Graciela Pioton-Cimetti





Jung estima que las cuatro funciones pueden servir de brújula para orientarse en el estudio de la personalidad. Cualesquiera de las cuatro funciones pueden actuar de norte según sean las calidades psicológicas de cada individuo. Lo más importante al tratar la teoría de los tipos es que las funciones, cuatro, son experimentadas en mayor o menor grado por todos. Cada individuo por su naturaleza tiende a especializar una función –sea racional o no– y la eleva al plano consciente. El sujeto utiliza su función preferenciada como base para la organización total de su personalidad, ahora bien es la presión social con sus pautas, creencias, e ideologías, la inhibidora de las funciones más inferiores. Al especializarse una forma de manejo vital –una función– bajo la presión de la moderna sociedad competitiva, debe forzarse al individuo a suprimir sus funciones más débiles, pues le resultan amenazantes para acceder al poder, sin embargo, es en este proceder donde se encierra el verdadero peligro para su psiquis por el desequilibrio que ocasiona.

A medida que la función preferenciada va intensificando su desarrollo, recibe cada vez mayores cantidades de libido, energía que si bien la enriquece, empobrece a las otras funciones –pues a ellas les ha sido retirada– especialmente a la opuesta.

A medida que se mantiene en el tiempo el drenaje de la libido, la función más débil cae por debajo del umbral de la conciencia para sumergirse en el inconsciente donde activa elementos adormecidos. Pronto llegan a la conciencia las primeras manifestaciones del peligro, extrañas formas prorrumpen en la función dominante que conscientemente mantiene la Persona. Pronto depresiones y debilidades diversas y foráneas irrumpen la protección consciente y el complejo de la sombra obscuro y solapado se apodera de la función más débil y se identifica con todos los aspectos negativos de la personalidad. Es un opuesto a la actitud consciente que brioso e incontenible irrumpe en la conciencia como un sistema parcial autónomo. Dado el equilibrio establecido entre las fuerzas que poseen las funciones el complejo opera dotado de «propiedad autonomía» y su accionar se evidencia en los crecientes, tontos y faltos de tacto, errores que comete el «yo», embargado de una fuerza libidinal superior a su capacidad de continencia. Ejemplo: un alto funcionario que he tratado, de conducta regularmente coherente, grandes responsabilidades y trayectoria tan limpia como recta se embarca en una situación de coimas y reincidencias hasta que le llega la liberación al verse descubierto. Vemos aquí un ejemplo de inflación de la función reflexiva en detrimento y sacrificio incluso de su sentimiento inmerso en el inconsciente. Solo al verse descubierto llega al fondo de su neurosis y asumiendo una nueva cantidad de energía libidinal va en busca de su individuación.

Jung ha observado que cuando el paciente compensa la influencia perturbadora inconsciente por medio de un especial desempeño de la función preferencial, la lucha puede terminar en una crisis nerviosa. En general, podemos decir que la presión social oprime toda posibilidad de equilibrio desatando la comisión de errores increíbles e imposibles actuados por la sombra. La condición neurótica que se origina de este modo nos muestra los peligrosos aspectos de la sobrevaloración o sobrediferenciación de una función en detrimento de las otras y de la responsabilidad de los agentes socializadores en los desarrollos neuróticos.

Ahora bien el individuo puede actuar sus funciones introvertida o extrovertidamente según sea su libido retirada del mundo exterior o puesta en él.

Todo sujeto lleva en su naturaleza elementos de ambas tendencias. Aparentemente el extravertido es abierto, cordial, volcado al mundo exterior, espontáneo por naturaleza, mientras que el introvertido vendría a ser también por naturaleza, reservado y retraído, en general todo lo contrario.

El individuo se muestra de tal manera –sólo y porque– su función dominante se ha asociado con un tipo particular de movimiento de la libido, sea éste extrovertido o introvertido.

La permeabilidad y permisividad del campo social primario y/o secundario de desempeño son determinantes de sus formas de expresión y de la consolidación de las mismas.

La significación de los tipos importa para la psicología social la adquisición de ciertas claves para acceder a los enfoques de los procesos psíquicos del individuo y del minigrupo. Es a partir de la psicología individual que extrapolamos nuestras conclusiones a los minigrupos, observando que ellos como los individuos –mayoría componente– poseen ciertas tendencias tipológicas. En general, podemos decir que las diferencias son resultados externos de combinaciones, de movimientos de la libido con funciones psicológicas.

Los conceptos de Jung operan en profundidad, no rotulan, describen la naturaleza del movimiento de la libido, por ejemplo en el sujeto, la función psicológica que acompaña al movimiento –todo esto último mediante el análisis y observación de los contenidos conscientes e inconscientes.

Lo principal es tener conocimiento y comprensión de la ocurrencia de fenómenos simultáneos o mejor diríamos de la naturaleza dual de los movimientos de la libido –hacia adentro y hacia afuera, hacia adelante y hacia atrás– y de la forma como los movimientos mencionados se articulan con las funciones superior e inferior para actuar.

La teoría junguiana de los tipos reviste interés, puede ser aplicada a tests o poseer alguna otra validez instrumental, pero su verdadero valor es de «herramienta», ya que si bien la herramienta «tipo puro» no existe en la realidad empírica, sí existen, combinaciones de tipos puros que hablan de equilibrios de los opuestos y progresión-regresión de la libido.

En el sistema total que es la psiquis entiende Jung que existe una energía, a la que llama «libido». La comparación con Freud, siempre resulta indispensable, por cuanto, a nuestro juicio la psicología junguiana es una ampliación de la freudiana. Es conveniente hacer resaltar que mientras, para Freud, la libido es la energía sexual, más o menos sublimada, para Jung se trata de la totalidad de la energía psíquica que existe en un ser.

El sistema psíquico de acuerdo a las concepciones de Jung se encuentra en permanente desequilibrio energético, entendiendo por «energía psíquica» la totalidad de la fuerza que regula el sistema. La libido es un «valor psicológico», sólo determinable por sus efectos psíquicos. El concepto de libido empleado por Jung es equiparable al concepto de « energía » utilizado por la física y, por lo tanto, es una abstracción. Se funda en un postulado teórico, aunque su existencia es certificada por la práctica.

El acontecer psíquico puede ser considerado desde dos puntos de vista: el mecanicista y el energetista. El primero es causal, el segundo causal y finalista.

«La concepción energetista concibe el acaecer como consecuencia de una causa y en el sentido de que las variaciones fenoménicas se basan en la acción de cierta energía, la cual se mantiene constante a través de las mismas variaciones y lleva finalmente a la entropía, un estado de equilibrio general. El flujo de la energía tiene una dirección definida, objetivo, ya que sigue irremediablemente, irreversiblemente, a la caída del potencial. La energía no es la concepción de una sustancia moviente en el espacio, sino un concepto abstraído de las relaciones de los movimientos. Sus fundamentos no son, pues, las sustancias mismas sino las relaciones entre éstas, mientras que el fundamento del concepto mecanicista radica en la sustancia semoviente en el espacio.»

La vigencia permanente de ambas consideraciones ha hecho surgir una tercera, en cierto modo conciliatoria que utiliza, de acuerdo a la oportunidad y con vistas a la eficiencia, uno u otro criterio indistintamente. Como la concepción cuantitativa, solo tiene que ver con las consideraciones cinemáticas cuantitativas, en caso de estar interesados en lo cualitativo del suceder, debemos utilizar la concepción mecanicista.

Esta subordinación ocasional está lejos de indicar inoperancia de la concepción energetista en el acaecer psíquico, ya que también éste debe ser objeto de la experiencia. Sus limitaciones se deben a este interrogante: ¿puede el psiquismo considerarse como un sistema relativamente cerrado? Jung acepta, que así lo sea, adheriéndose a Busse y a Külpe.

La concepción energetista de la psiquis es uno de los postulados básicos de la psicología de Jung, pues desemboca en el problema de los contrarios.

«La psiquis es un sistema de autorregulación y no hay equilibrio alguno ni sistema de autorregulación sin su contrario.»

Fue Heráclito de Éfeso, el genial filósofo presocrático, que descubrió la más maravillosa de las leyes psíquicas, al mencionar la autorregulación de los pares de contrarios. Llamó a esta ley «enantiodromía».

Cuando se considera la psiquis bajo esta lupa fecunda de la autorregulación por los pares de contrarios, surge una psicología dinámica, mantenida en equilibrio por el juego regulador de los contrarios.

Observando el sistema subjetivo de valores, inferimos que éstos no son sino apreciaciones cuantitativas energéticas. La apreciación subjetiva sólo se limita a contenidos de conciencia y por ello, se torna incierta cuando se trata de comparar las intensidades de valores. Debemos recurrir entonces a consideraciones auxiliares, descartando la solución positiva de la función compensadora del inconsciente.

E. Graciela Pioton-Cimetti





J'ai presque peur d'écrire sur mes propres analyses. Comme si ma confession sincère pouvait détruire cette étincelle d'illumination divine qui me suit partout où je me trouve.

Sous certains critères, j'ai une vie très longue, mais en réalité, il s'agit d'une vie très intense. J'ai connu des souffrances effrayantes et des joies incroyables. En fait, je suis arrivée à rester, autant que possible, toujours identique à moi-même.

Je suis un chercheur. J'ai connu les meilleurs analystes et psychologues de mon temps. J'ai fait des études longues, compliquées, complexes. Mon premier analyste a été Dieu, mon deuxième analyste mon père, le troisième Ángel Garma, le quatrième Elena Katz en Argentine.

Avec Dieu, j'ai pu confesser mon angoisse d'enfant et d'adolescente. L'ascèse vers le chemin de la conscience avait commencé à 6 ans avec la première prière qui me fut apprise au collège des sœurs de la Miséricordia : « Sacré cœur de Jésus, j'ai confiance en toi ». Étonnant… ma prière me fut apprise en français ! Synchronicité extraordinaire, car, aujourd'hui, je suis en train de fermer la boucle en tant que professionnelle internationale en France.

J'ai connu et travaillé avec les meilleurs analystes aux États Unis, avec Carl Rogers ; en France, avec Roland Cahen et avec Élie Humbert à la fin de ses jours. Actuellement, je continue l'analyse que je n'ai pas finie. Elle se terminera lorsque Dieu m'appellera à lui.

Pourquoi la nécessité de l'analyse ? J'étais triste, je n'avais que 16 ans et mon corps changeait. J'avais déjà souffert énormément de quitter la maison dès 6 ans, de quitter ma première enfance pour aller au collège. Mais une tristesse infinie m'envahissait parfois d'autant plus que j'avais perdu ma grand-mère, à 13 ans, qui était mon amour.

L'atmosphère qui avait entouré sa mort avait été mon deuxième traumatisme. Le premier fut la mort de son mari, mon grand-père, quand j'avais 4 ans.

À 19 ans, je commençai mon analyse avec Garma. C'était aussi ma première didactique, car c'était, avant tout, un maître.

Je me suis mariée très vite, j'ai eu des enfants, au nombre de quatre.

Mon rythme de vie était agité, car, étant à la Marine, les changements de lieu de résidence se succédaient.

Heureusement, j'avais toujours ma vie de mère et d'éternelle étudiante en guise de compensation. J'ai connu Moreno et sa femme. Il avait à cette époque 84 ans et beaucoup de génie. Mon vrai travail analytique commença avec une femme merveilleuse, Elena Katz, 78 ans. Il s'agissait de mon premier travail analytique avec une femme. J'ai beaucoup avancé grâce à elle. Les traductions de Jung que nous lisions à l'époque en Argentine provenaient de Roland Cahen ou d'Angleterre. J'avais constitué, chez moi, un espace de réflexion sur Jung. Abraham Haber, critique d'art remarquable m'avait introduit à la lecture jungienne des œuvres d'art.

Ensuite, la vie m'a coupé les ailes. Mon analyste est mort le 12 juin 1972, un mercredi matin. J'avais ma séance l'après-midi à 15 heures. J'ai encore l'image de la porte fermée et du silence…

Je pourrais encore raconter mille choses, mais je dois me réduire à l'essentiel.

J'ai cherché Roland Cahen en France. Je suis sûre que je suis un mélange de nomade et de pèlerin. Je fais tous les efforts du monde pour devenir consciente. Parfois, j'ai tourné en rond, mais j'ai toujours culpabilisé chaque fois que je sentais que je ne capitalisais pas assez mon travail analytique avec ces êtres qui me donnaient le meilleur de leur savoir et de leur amour.

Le parcours avec Cahen fut très long, quelquefois orageux, mais c'était le meilleur clinicien au monde. Il est toujours allé jusqu'au bout de mes questions.

Puis, j'ai eu la grande chance de me retrouver avec Élie Humbert. Ce fut une très belle histoire, un défi posé au-delà même des limites de la maladie et de la mort. C'est lui qui m'a obligée à écrire, à dessiner, à laisser venir, à contempler et à interpréter. Je l'aimais comme nous pouvons aimer notre frère qui en sait plus. Sa maladie s'était constituée en un mur de protection entre « nous deux » et le monde.

Aujourd'hui, je cherche chez mon analyste femme le débroussaillement du reste de mon cheminement.

Je suis dans la vie, bien dans ma peau, sachant aimer et travailler. Je crois en Dieu. Je reviens sur le thème, car Jung dit dans ses Lettres : « Avant, je croyais que Dieu existait. Maintenant, je le sais ».

Enfin, je suis une femme qui cherche la vérité, la conscience, l'individuation et le silence..

Peut-être le jour est-il en train de s'endormir sur les toits des villes, mais cela ne peut que me faire éveiller pour aller plus loin dans mes recherches.

Je dis toujours à mes élèves qu'il y a trois temps pour commencer une analyse : le temps du conflit, le temps de la souffrance et le temps de la nécessité.

Celui qui parvient au troisième niveau sera, sans doute, un bon analysé, car il n'aura pas d'autre issue. L'état de nécessité est féroce et en regardant le passé, nous ne pouvons que dire : jamais plus.

Je veux le bonheur sur cette terre, je veux rire, créer, sentir sur la peau aussi bien le soleil que ton regard.

Enfin, je n'ai pas fini mon analyse… Je veux plus, car je veux la paix.

J'ai un nouvel amour dans ma vie. Il s'agit d'un bonsaï. Je crois que notre transfert est excellent.

E. Graciela PIOTON-CIMETTI





Depuis que l'homme observe la nature, il cherche ce que nous nommons la vérité. Il l'a d'abord cherché sans méthode ; puis il a tenté de déterminer la meilleure : organon médiéval tiré de l'enseignement aristotélicien, nouvel organon de Bacon, méthode cartésienne, méthode expérimentale de Claude Bernard, méthode critique dans les sciences historiques… Dans toutes ces méthodes, depuis Descartes, l'analyse tient une place importante. Après s'être assuré du fait, il faut analyser ce fait. Descartes se le proposait en ces termes : « Diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. »

***

Notre organisation physiologique exige l'analyse puisque nous ne pouvons observer le monde que par nos sens. Une table est un ensemble de sensations visuelles, auditives, olfactives, tactiles, musculaires. C'est une matière observée par le physicien et le chimiste, une forme à laquelle est sensible le géomètre, un style qui retient l'artiste, un travail élaboré par un technicien… Si nous disposions, comme Micromégas, d'un plus grand nombre de sens, la table serait encore autre chose, et peut-être alors définirions-nous d'autres sciences.

***

D'autre part, toute connaissance se fonde sur des concepts. En fait, il n'y a que du général. La science n'a donc commencé qu'avec la création de concepts abstraits dont le signe est un mot, une lettre, un chiffre. De l'immensité cosmique, il a fallu extraire une certaine forme qui est nuage ou rocher, une certaine qualité qui est l'utile ou le nuisible, une certaine espèce qui est minerai, végétal ou animal…jusqu'à concevoir de pures abstractions, sans rapport immédiat avec la nature, comme le triangle ou le tétraèdre. L'un ou le zéro, l'x algébrique. Nommer quelque chose, c'est le séparer de l'ensemble, et il serait possible d'établir une série de concepts imbriqués l'un dans l'autre, dont le suivant fut obtenu par l'analyse du précédent : univers, terre, nature, forêt, arbre, tronc, cellule, molécule, atome, proton…

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Ainsi sommes-nous portés, tout naturellement, à analyser ce qui se présente en bloc. La psychologie nous apprend comment le bébé établit, peu à peu, la différence entre la lampe du reste de la chambre où il est installé. Dès que le bébé est transporté d'une pièce dans l'autre, et surtout dès qu'il commence à marcher, il distingue, dans la demeure de son bonheur initial, la cuisine de la salle à manger, la cave du grenier. Plus tard, à l'école, il pourra reconnaître les différentes parties du corps, de l'arbre, du village, de la maison, la lecture de l'écriture, la morale de l'histoire et de la géographie… Apprend-il la chimie ? il lui faut voir des corps simples dans les corps composés ; la géométrie ? il discerne des formes géométriques simples dans les formes complexes que la nature lui présente.

Ainsi parcourt-il, durant sa scolarité, le catalogue des analyses faites par l'homme depuis qu'il a commencé de penser. Il apprend à subdiviser la connaissance en disciplines. À mesure qu'il poursuit ses études, il apprend à subdiviser chaque discipline. Le calcul devient algèbre, géométrie, trigonométrie, mécanique… La géométrie devient géométrie plane, géométrie dans l'espace, calcul différentiel. La médecine devient stomatologie, cardiologie, gastrologie… Et, selon le travail professionnel qu'il finalement choisi, il se fera du monde une vue particulière. La forêt n'est pas observée de la même façon par le menuisier, le chasseur, le peintre, le musicien, le politicien.

***

Le réel prend mille visages, car les hommes ne s'entendent plus. Chacun devenant un spécialiste. Leur dialogue risque de devenir dialogue de sourds. Il faut donc lutter par l'humanisme contre cette conséquence de l'analyse. Pascal s'est élevé contre les sciences qui risquent de détourner l'homme d'une connaissance humaine de l'univers. Qu'elles soient classiques ou modernes, les humanités sont le seul moyen de ramener les hommes à la compréhension mutuelle, seul moyen de compenser la spécialisation qui isole, qui rétrécit l'angle visuel en mettant des œillères. Tous nos grands savants furent des humanistes.

Encore est-il que l'humanisme ne suffit pas à certains esprits. Ils n'ont pas seulement besoin de se rapprocher des hommes, mais de connaître globalement, intuitivement.

La boutade du positiviste l'explique fort bien : « Le botaniste qui veut décrire l'artichaut décrit la tige, le fond, les feuilles. Le métaphysicien élimine tout cela et étudie le reste ». Mais c'est peut-être ce reste qui importe le plus à certains esprits trop exigeants : les problèmes de l'essence, des causes premières et des fins dernières. Or l'analyse ne permet aucune réponse à ces problèmes. Seul le mysticisme en donne une, que l'analyste rejette avec dédain. Le mysticisme est connaissance globale, intuitive, par préhension immédiate en soi, par amour, par compréhension absolue. Ce n'est pas l'analyse qui permet à Pascal de comprendre Dieu : relisons son Memorial. Ce n'est pas l'analyse non plus qui permit à Descartes de fonder son Cogito sur lequel il bâtit l'édifice de sa science. Ce n'est pas l'analyse qui permet au mathématicien de fonder ses postulats… S'il n'est pas tenu compte, dans le surréalisme d'après la première guerre mondiale, d'un mouvement de révolte absurde, il est possible de déceler une réaction brutale de la jeunesse contre la connaissance par l'analyse rationnelle, un désir ardent de connaissance totale qui est naturel à la jeunesse, mais qui s'atténue peu à peu chez l'homme lorsque l'expérience le convainc de la vanité de ses ambitions.

Subdivisant les problèmes à l'infini, l'analyse scientifique laisse donc l'esprit insatisfait. Il n'en reste pas moins qu'elle seule permet aux hommes de devenir « comme maîtres et possesseurs » de l'univers, de l'univers matériel du moins…

***

En fait, le mental et l'intellect ne sont pas les puissances-clefs de notre existence. Ils ne peuvent que tracer une ronde de demi-vérités et d'incertitudes se trouvant dans ce cercle imparfait. Mais, cachée dans la pensée et la vie, dans l'action et l'être intellectuel, esthétique, dynamique et pratique, émotionnel, sensible, vital et physique, il existe une puissance qui voit par identité et par intuition et qui leur confère toute la vérité, toute la certitude, toute la stabilité qu'elles peuvent atteindre.
E. Graciela PIOTON-CIMETTI