|
Il y a différentes façons de parler de l'analyse et d'en évoquer la nécessité ou non. La théorie analytique, selon Freud, nous apprend que tout homme est névrosé et que, par conséquent, comme l'analyse a obtenu ses premiers résultats sur des névroses, on pourrait en déduire que tout homme gagnerait en mieux être à effectuer une analyse. La décision dépendrait du degré de souffrance que l'homme subit en raison de sa névrose : si la souffrance est trop forte, il y a nécessité de l'analyse ; dans le cas contraire, l'homme supporte les effets de sa névrose sur la conduite de sa vie. L'analyse est l'histoire d'une relation dyadique entre un analysant et son analyste. Une analyse a sa spécificité, ses habitudes, son domaine, son histoire qui la distingue de toute autre analyse. Freud a tenté de nous montré à travers ses récits d'analyse en quoi consistaient le travail analytique, les techniques employées, les processus psychiques qui étaient induits par le cadre analytique établi par les différentes règles analytiques : la régularité des séances, la nécessité pour l'analysant de tout dire, la durée de la séance Tout récit ne peut donner qu'un aperçu du fonctionnement d'une analyse, celle qu'elle raconte, mais ne peut pas décrire l'analyse que l'on ferait soi-même, car c'est un processus de création à deux personnes. Le début d'une analyse peut aussi être l'aboutissement d'un chemin devenu sans issue, si ce n'est la souffrance et la solitude, qui peuvent conduire à la mort psychique ou physique. Les médicaments soignent les symptômes d'une névrose, d'une dépression, d'une bouffée délirante, mais ne guérissent pas. Soit on prend les mêmes médicaments toute sa vie avec les problèmes liés à l'accoutumance : nécessité d'augmenter les doses, diminution de l'effet, effets secondaires, etc. ; soit les symptômes se déplacent nécessitant de nouveaux médicaments : on devient ainsi drogué. De toute manière, quand la souffrance psychique est forte les médicaments diminuent les symptômes, mais ne permettent pas le retour au bien-être. Cette souffrance résiduelle commande d'effectuer un travail sur soi-même pour remettre en place des représentations refoulées et des affects réprimés. Une analyse est aussi une bataille entre un analysant et les projections qu'il fait sur son analyste, quand la névrose est devenue, grâce au travail de l'analyste et de l'analysant, une névrose de transfert. Dans cette situation, il est plus aisé pour l'analyste de travailler sur les résistances de l'analysant pour qu'il plonge dans son inconscient, ou plus exactement pour qu'il laisse son inconscient lui envoyer les messages porteurs des voix de guérison de ses symptômes psychiques. Mais quelle terrible situation pour l'analysant qui doit accepter de voir en face les accès de violence reportées sur son analyste, qui, initialement, étaient dirigés vers d'autres personnages de son théâtre psychique comme ses parents ou leurs imagos, ou bien des constructions psychiques agissant comme des défenses face à l'angoisse névrotique ou obsessionnelle ! Si une analyse n'est pas nécessaire, en revanche un travail sur soi enrichit toujours la vie d'un être humain. Car l'homme est né avec un cerveau, non seulement pour maîtriser le monde autour de lui, mais aussi pour maîtriser sa propre destinée qu'il construit pas à pas à travers les relations qu'il établit avec ses objets intérieurs et ses objets extérieurs, c'est-à-dire les personnes de son entourage. L'analyse ne constitue qu'une méthode parmi d'autres, mais qui a l'avantage d'avoir été vérifiée sur nombre de cas cliniques quand elle était bien mené et bien contrôlée. La nécessité de l'analyse est une affaire de sens, le sens qu'on veut donner à sa vie. Sans quoi la vie peut devenir pareil à celle des animaux qui se nourrissent et se reproduisent sans laisser une quelconque trace à leur postérité. L'analyse nous montre la nécessité d'un travail sur soi et les effets bénéfiques qu'on peut en attendre quand il est le fruit d'une volonté et d'une discipline. |
|
|
Hervé BERNARD
| |
|
Nous sommes nombreux et j'espère que c'est un euphémisme à rêver d'un monde meilleur. Bien sûr, nous y songeons en le cloisonnant dans nos propres valeurs, conceptions, limites, créativité, désirs, rêves qui, pourrait-on rétorquer, ne sont pas les mêmes que ceux de notre voisin. Alors qu'est-ce que cette naïveté de croire que l'on peut atteindre un monde meilleur sans pouvoir le définir concrètement et, surtout, sans probablement établir un consensus sur ce qu'il serait ? C'est la psychologie qui m'a permis de répondre. J'ai la conviction que ce qui est positif pour mon évolution personnelle va le devenir pour l'autre, pour la société, pour le monde bien entendu, pas de façon directe et immédiate, mais de proche en proche et au fil du temps. Alors, avec une once de provocation, j'ose écrire que faire une analyse peut aider à rendre le monde meilleur. J'entends d'ici des réactions offusquées : quel prosélytisme ! pour qui se prend-elle pour supposer un tant soit peu que sa petite vie va révolutionner la Terre ? Mais il ne s'agit pas de moi ; ou plutôt il s'agit de moi dans un ensemble ; donc il s'agit de vous aussi ; et c'est indispensable. *** Ce que j'observe, c'est que l'analyse, quel que soit le niveau auquel on se situe, peut apporter des bienfaits, parfois même quantifiables, notamment dans le domaine de la psychologie de la justice. Pour répondre à des critères cartésiens, la seule condition est qu'elle soit bien menée. C'est un point que nous développerons par la suite.En regard de la société, l'analyse d'obédience psychologique est un outil aussi bien politique qu'historique ou écologique. Un outil pour comprendre pourquoi la pensée politique, aussi belle et mûrie soit-elle, ne fait pas toujours bon ménage avec l'acceptation psychologique des hommes ; un outil pour appréhender les peurs avouées, cachées, ancestrales, conjoncturelles d'une population, pour les prendre en considération et apporter des réponses appropriées ; un outil pour travailler sur le langage inconscient qui retentit à long terme bien plus que les simples discours de surface et de l'immédiateté qui font appel à un conscient logique du tout un chacun. Encore faut-il qu'il soit logique, précisément ! Savoir que les choses se répètent dans l'Histoire avec un grand « h » aussi bien que dans nos petites histoires, qu'on les appelle malédictions des rois, prophéties des templiers, saga des familles. Savoir qu'elles se répètent, parce que une ou plusieurs données d'ordre psychologique un honneur à défendre, une invivable culpabilité, un cur de fils blessé, une jalousie, etc. ont été écartées. S'interroger sur les influences culturelles qui nous poussent à mêler écologie et chasse, maintien de l'écosystème et élimination d'espèces préméditée, respect de l'environnement et avancée techno-politique. Autour de moi, j'observe l'utilité d'une psychothérapie choisie, espérée et sensée.
C'est une famille effondrée par un inceste et qui ressort des cendres avec fierté. C'est le progressif épanouissement d'une amie, en thérapie depuis quelques années, qui s'adoucit, qui s'ouvre aux autres, qui accroît sa tolérance, mais aussi le respect de ses véritables limites. C'est cet enfant qui, par le biais des conclusions d'un bilan psychologique, s'est senti enfin compris par ses parents, qui, jusqu'alors, ne supportaient plus son comportement agité et provocateur, n'en saisissant pas encore le sens. Pour ma part, la plus grande découverte pratique, en deçà de mes études théoriques, est la puissance des rêves, sans lesquels je me demande encore si j'aurais pu avancer dans mon approche évolutive : des rêves violents, révolutionnaires, répétitifs, uniques, incroyables, réalistes, poétiques, sans relief, profonds, légers, prémonitoires, fidèles, traîtres, emphatiques, brefs, agréables, angoissants, libérateurs, compréhensibles, mystérieux, mais jamais anodins. L'utilité de l'analyse n'est, pour moi, plus à démontrer ; sa nécessité non plus étant donné que je ne serais, sans doute, pas parvenue à accoucher d'une certaine partie de moi-même sans la rencontre avec ma thérapeute. Car l'analyse est nécessaire dans la mesure où on estime qu'elle est la condition sine qua non nous n'aurions pas créé quelque idée, quelque action indispensable à notre bien-être et à notre épanouissement. Cela se traduit par un bond en avant, mais aussi par de longues périodes d'incertitude ou de trop grand calme. Sans doute, est-ce une loi de fonctionnement de tout organisme en voie de maturation : la croissance d'un enfant est de même type. Rien ne se passe de spectaculaire pendant quelques jours et, brusquement, l'enfant nous arrache son gobelet d'eau des mains et boit seul. Cette métaphore me paraît très juste dans le contexte thérapeutique où l'analyste nous guide jusqu'à ce que nous sachions nous rendre indépendants. *** En deçà de ce que j'observe et expérimente de positif à travers l'analyse, j'ai des espérances.Concernant la société, j'ai le sentiment qu'une plus grande analyse et compréhension des phénomènes, sous l'angle de la psychologie, peut permettre une prise de conscience salvatrice au niveau des murs probablement, mais aussi des mentalités. Étudier le pouvoir afin de prévenir son influence, parfois néfaste, me semble exercer un effet protecteur sur la vie sociale, pour peu qu'on prête attention aux conclusions. Un travail comme celui de Stanley Milgram, Soumission à l'autorité (1974), en tentant de démontrer expérimentalement combien une simple injonction émanant d'une autorité, scientifique en l'occurrence, peut pousser un quidam à agir à l'encontre de son propre sens des responsabilités, apporte un éclairage sur les réactions des individus en temps de guerre ou soumis à un régime dictatorial. Dans un tout autre esprit, Georges Devereux (recueil de ses oeuvres dans Essais d'ethnopsychiatrie générale), par sa réflexion sur la notion de normalité et sur l'influence de la société sur les désordres mentaux, entraîne le lecteur à aborder les événements et les critères de jugement avec davantage de recul. La question soulevée est notamment : est-ce qu'un individu contraint à vivre dans un environnement social malade, mais majoritaire est normal lorsqu'il s'oppose au régime ou lorsqu'il intègre dans sa vie de tous les jours les mêmes valeurs que les autres ? L'évolution même des maladies psychiques semble appuyer ses thèses : une hystérie du temps de Freud est devenue rarissime, laissant place à des manifestations plus proches des états limites. Autrement dit, elles dépendent de l'évolution de la société et de la conception de la normalité de cette dernière. J'ai donc l'espoir que cette analyse psychologique des choses, loin d'enfermer les individus dans de nouveaux carcans intellectuels, peut amener l'environnement à devenir un monde meilleur. C'est également ce que je ressens chez mes proches et mes amis qui se livrent avec discipline à des thérapies ; leurs premières réactions sont souvent un grand soulagement de pouvoir parler, exprimer ses colères, ses sentiments d'injustice. Puis une période de doute s'installe : « Maintenant que j'ai fait le constat de ma vie, est-ce que je suis plus avancé qu'avant ? ». Car ce n'est pas terminé. Si le simple fait de s'exprimer, sous couvert du secret professionnel qui va bien au-delà du confort des relations amicales, libère, il ne permet pas toujours le changement. Changer quoi ? les données sur lesquelles repose son couple lorsqu'il fonctionne mal, les comportements abusifs, les sentiments irraisonnés de peur ou de toute puissance, un rythme de vie qui ne nous convient plus, des relations soi-disant amicales mais insatisfaisantes Et puis, pardonner aux parents ; nous avons tous quelque chose à leur pardonner, même chez les plus parfaits des parents. D'abord, apprendre à leur en vouloir en s'apercevant qu'on les aime encore ; puis s'exprimer devant eux lorsque c'est possible et/ou contempler le jeu des relations familiales avec sérénité et sans souffrances. Il se peut que nous ne puissions pas nous éviter ce ressentiment, présent dès la naissance, dès la toute première séparation mère/enfant et qui aurait créé, selon un contemporain de Freud, nommé Otto Rank, une angoisse de séparation irréparable. Les autres déceptions suivent. Paradoxalement, elles sont utiles à notre épanouissement au sein de la société : des limites sont établies entre le champ rayonnant de la mère et celui de l'enfant, entre son intimité et la sienne. On pourrait appeler ces nécessaires frustrations le syndrome du père Noël. En effet, on aime rêver avec l'enfant à ce père Noël imaginaire, forcément bon et juste ; l'enfant vit si bien avec ce sentiment, puis il vit si mal lorsqu'il réalise qu'il s'agit d'un mensonge, qui plus est un mensonge des parents en qui il avait toute confiance. Puis, il survivra très bien en sachant que le père Noël existe , mais seulement dans l'imaginaire. Plus tard, il affrontera probablement, de façon plus mature, les déceptions liées à la réalité et à l'encontre de ses fantasmes. Voilà comment on crée en toute bonne foi un ressentiment. De génération en génération, on recommencera. Ce n'est pas grave, car il existe d'autres sources de frustrations et on s'en remet. *** Pour dépasser les plus petites misères comme les plus cruelles à travers une analyse qui, dans le second cas, devient nécessaire, il y a des pré-requis.Combien de fois ai-je entendu des personnes qui m'expliquaient que leur analyse les déprimait davantage qu'elle ne les aidait, qu'elles se trouvaient face à un mur de silence angoissant qui avait interprété la fameuse « neutralité bienveillante » comme une insupportable atonie et que leurs principaux échanges se résumaient au circuit sur la table basse d'une boîte entière de Kleenex ? Il faudrait toujours sortir de chez son analyste avec le sourire ! Apprendre à concentrer son énergie analysante durant la demi-heure ou les trois quarts d'heure ; puis sortir en laissant travailler son inconscient et en réinstallant son conscient dans le repos ! Un bon psychanalyste, c'est quelqu'un avec qui on se sent bien ; dès la première rencontre, on le sait. S'il prend un air complaisamment mystérieux lorsque vous prononcez un mot, s'il vous toise des pieds à la tête sans oser vous serrer la main pour vous saluer ; s'il se tait et s'il ne sourit jamais, on est en droit de se poser des questions sur une hypothétique relation thérapeutique. Sans évoquer le cas des thérapeutes à l'équilibre fragile, aux pseudo-magiciens qui vous promettent la Lune et autres chamans de nos contrées qui cherchent à exercer un pouvoir sur notre esprit. Ceux-là ne sont pas des analystes. Un bon psychanalyste sait manier le langage sans craindre de franchir une barrière fictive instaurée par un diktat théorique d'un autre temps. Il respecte, bien entendu, le secret professionnel sauf en cas de danger imminent. Il instaure, avec doigté, un rythme de séance marqué par des temps de compréhension, de légitime opposition, d'émotions du patient. Il structure, voire conseille l'analysé lorsque ce dernier est perdu, sans autoritarisme et en le poussant à prendre par lui-même sa décision. Le cadre des séances est rassurant. C'est, avant tout, le thérapeute qui l'induit. C'est lui l'architecte. Quels que soient le lieu et les conditions, il est capable de véhiculer en lui son éthique, ses valeurs, ses fondations sur lesquelles repose le cours des analyses. Le patient exploite ainsi au mieux ses propres ressources pour dire, non pas du sensationnel, mais du libérateur. Il dépasse ses peurs. *** L'analyse est une mise en sens.Si l'on est en quête de réponses à des questions d'ordre spirituel ou philosophique tel que ce fameux « qui suis-je ? », on est aidé par l'analyse psychologique préalable que l'on fait de sa vie. On y découvre que nos réactions, nos craintes, nos tristesses, nos joies, nos erreurs, nos fiertés ont un sens pour soi. De là à s'interroger sur la finalité de notre vie, sur la raison d'être dans un contexte élargi de notre personne, il n'y a qu'un pas que, personnellement, je ne franchis pas si facilement, trop préoccupée actuellement à régler des problématiques strictement psychologiques. Cependant, si je désirais m'orienter vers ces recherches, je sais que le travail que je fais aujourd'hui sur moi-même en est une passerelle. *** Alors, bien sûr, l'analyse n'est pas tout à fait une nécessité en regard des données sociales accablantes qui nous entourent.Mais, en fin de compte, on pourrait bien se demander si une démarche analytique antérieure, favorisant l'émergence de sentiments vrais et la résolution d'un mal être que l'on répercute si facilement sur les autres, n'aurait pas pu éviter tout cela. Je veux y croire pour la suite. |
|
|
Florence BOISSE
| |
|
L'homme contemporain est un être pressé : il n'y a qu'à observer la brusquerie avec laquelle les gens se déplacent dans les rues de Paris pour en être convaincu. Le temps leur échappe, il faut courir après. Se rendre au bureau vite ; se précipiter à un rendez-vous. Rentrer chez soi rapidement le soir, avant les gros embouteillages ou en évitant de manquer le train. Et chez eux, dès que nos contemporains croient trouver un peu de détente, un espace hors du temps en ouvrant leur poste de télévision, ils sont assaillis par des nouvelles qui se bousculent, des récits sur lesquels on leur demande de prendre parti, des discours sur lesquels leur opinion est sollicitée. La vie moderne en milieu urbain est un tourbillon qui se renouvelle en permanence. L'homme y est happé et entraîné au loin ; il doit sans cesse lutter pour consacrer son temps aux choses qui sont pour lui indispensables, à ses propres priorités : travail, vie de famille, un peu (bien peu) de culture ou de sport. Et la vie s'écoule. Avec un peu de chance et énormément de stress, elle est parfois réussie, à peu près. La vieillesse apparaît : elle est presque désirée comme une période de repos, un repos dont on ne veut pas voir qu'il occulte le déclin. Plus tard tout sera fini : on aura « passé ». Et, peut-être, alors à ces moments ultimes où l'âge nous laisse, enfin, le repos de la solitude, nos contemporains pourront-ils se dire, pour la plupart d'entre eux du moins, que tout s'est, somme toute, « assez bien passé » : carrière assez bien réussie, descendance affectueuse, influence sociale établie. L'homme n'a plus qu'à tourner la page et à se retirer de la scène. C'est pour ces futurs hommes heureux que j'écris, pas pour les autres. Les inadaptés, les frustrés, les inassouvis trouveront d'eux-mêmes le chemin des questions essentielles : leur souffrance les y conduira nécessairement. Mais les autres, tous les autres, les gens « somme toute assez heureux », quel événement leur fera jamais prendre conscience de ce qui leur manque et qui est à leur portée ? Au fond, en y réfléchissant, on constate que les gens n'ont qu'une peur et que cette peur est une véritable panique. Ils n'ont qu'une peur, celle de découvrir qu'ils sont moins heureux qu'ils ne veulent le croire. Ils se cramponnent à ce qu'ils croient être leur sérénité avec un acharnement violent. Ils sont même prêts à tuer celui qui la mettrait en doute. C'est arrivé à bien des Prophètes ! Pourquoi ? Parce qu'au fond d'eux-mêmes, ils savent bien qu'ils se mentent, et c'est pourquoi ils ne veulent pas voir ce fond-là. Et parce que s'ils se mentent, et s'ils se plongent pour perpétuer ce mensonge, dans une activité trépidante ou dans une sérénité faussement résignée, c'est parce qu'ils savent bien ils le savent déjà sans se l'avouer qu'il leur manque quelque chose sans savoir de quoi il s'agit, et c'est cette ignorance qui les affole et qu'ils se dissimulent en lui tournant le dos. S'ils pouvaient s'arrêter, interrompre brièvement toute activité avant d'être mis à l'écart et que leur temps s'arrête, par un acte volontaire et apparemment inutile, alors ils comprendraient ce qui leur manque. À cet égard, les maladies brutales sont souvent salvatrices. Si nos contemporains pouvaient accepter d'interrompre le rythme tourbillonnant de leur existence, ils comprendraient alors ce qu'ils font. Mais ce qu'ils font sort d'eux, et qu'en reste-t-il pour eux-mêmes ? L'homme moderne est tellement identifié à ce qu'il fait que, parvenu à l'âge de l'inactivité, il se réfugie nostalgiquement dans la contemplation de l'uvre passée accomplie, pour calmer son vide existentiel. Il traverse ainsi la vie sans savoir ce qu'il est. Or ce qu'il est, c'est son domaine propre, c'est à lui. L'action, c'est pour les autres. Et ce qu'un homme est réellement, quelle que soit la tâche dans laquelle il est engagé et l'étiquette qu'on fixe sur lui, il peut appréhender s'il le souhaite : il lui suffit de le désirer. Et ici, apparaît, confusément d'abord, puis de façon de plus en plus claire, la nécessité de l'analyse. Car celle-ci n'est que la récupération de soi-même. |
|
|
Georges de Maleville
| |
|
La plus grande chance qui nous soit donnée est d'abord celle de naître surtout quand on sait ce qu'il faut de chance et de hasard pour qu'un spermatozoïde arrive à rencontrer son ou ses ovules.
Merci papa, merci maman.
Là encore, quelle chance et quel hasard se sont conjugués pour que vous vous rencontriez ? et ainsi de suite en remontant la généalogie.
La seconde chance de notre vie est celle où l'on prend conscience du duel ou du conflit qui est entre nos désirs, nos émotions, nos envies, nos souhaits profonds et notre vie ; de la colère qui nous habite quand nous ne pouvons faire concorder toutes ces pensées profondes avec la réussite de nos aspirations et souvent avec nos actes.
Ceux-ci semblent nous être imposés. Par qui ? Par la conjoncture, par l'omniprésence de la famille, des amis, tous de très bons conseils et qui savent mieux que vous ce que vous devez faire ou ne pas faire, peut être aussi par la faute à « pas de chance ».
On a beau en toute conscience essayer plusieurs chemins pour arriver au but que nous nous sommes fixé, et rien ne se passe comme prévu. Encore une fois ! Et pourquoi ?
Un jour épuisé par ce combat intérieur, fatigué par les milliers de questions qui viennent à nous, comme par exemple, pourquoi est-ce que je rencontre toujours les mêmes problèmes, les mêmes personnes, pourquoi est-ce que cela ne marche pas « On » trouve l'adresse d'une « personne super », on prend rendez-vous et on rencontre celui ou celle qui va nous aider, nous tenir la main, nous secouer s'il le faut, et qui va avec nous, remonter le cours de nos souffrances, de nos blessures, de nos cassures. « Elle » va nous aider à défaire ces énormes nuds qui ont parsemé notre route, et qui nous empêchent de conduire notre vie comme nous le souhaiterions. « Elle » va, avec nous, nous emmener sur le chemin qui est le nôtre.
Ce chemin est long, souvent difficile, parfois encore bien triste et douloureux, mais il est aussi entrecoupé d'éclaircies enthousiasmantes à chaque fois qu'un nud est défait, et pendant ces éclaircies, le sentiment d'être arrivé au bout de sa recherche. Là, un temps de repos pendant lequel on se sent invincible, heureux, rien ne peut nous arriver, mais on commence à apercevoir la protubérance du nud suivant.
On repart, on visite à nouveau d'autres souffrances, cette fois plus profondément, on va plus loin dans l'explication ou l'analyse de la blessure, et toujours on remonte sa corde à nuds.
En même temps, un moteur nous pousse, c'est le sentiment de grandir. Nous nous laissons moins entraîner dans les problèmes de l'autre, nous dirigeons mieux notre vie et nous apprenons à dire non ou à dire oui. De plus en plus, nous racontons notre propre scénario, l'autre ne nous impose plus un rôle sans que nous ayons connaissance de l'histoire entière et du rôle de chacun.
Ce qui nous encourage aussi à continuer le chemin, c'est que, finalement et je dirai, enfin , nous agissons en accord avec nos désirs, nous sortons de cette soumission inconsciente, de ce sentiment de culpabilité qui nous habite, pour aller vers la conscience de notre état intérieur, du droit que nous avons d'exister, de la pertinence ou non de nos réflexions. La peur nous quitte.
« Le droit de faire ou de ne pas faire » nous apparaît et notre vision des choses s'éclaircit. C'est long, c'est prenant, c'est un investissement important sur tous les plans, c'est un engagement à long terme. Mais au bout du compte et du chemin, nous sommes arrivés au plus profond de nous. C'est un plaisir et un nouvel état de conscience que nous ne pouvons même pas transmettre tant l'aventure est personnelle et profonde.
Pour finir, je pourrai dire que c'est un plaisir intime, intense et personnel que nous offrons à notre vie.
La seule personne qui partage avec nous, c'est « celle » qui nous tient la main depuis le départ de l'aventure, j'allais dire « celle » à qui nous devons tout. Mais, le but de l'analyse n'est-il pas d'être autonome. Alors je dirai donc que sans la haute valeur morale qui doit habiter notre « Personne-guide qui nous tient la main », sans son amour pour nous, sans sa richesse intérieure et sans sa capacité à nous comprendre, nous n'arriverions jamais au bout de ce chemin.
Mais, y-a-t-il un bout, au bout de ce chemin ? Arriverons-nous, un jour, au bout du bout ? |
|
|
Mathilde Pizzala
| |
|
En la misma época en que el hombre puso su pie en la Luna, imaginábamos que el ańo 2000 sería la realización de todas nuestras fantasías. Pasearíamos en automóviles voladores y los edificios, altísimos, serían de cristal. Sin embargo, no pudimos preveer el boom de la cibernética ni la globalización de la cultura y la economía. En tiempos más recientes y con el impulso de Hollywood, el futuro aparecía con designios oscuros y apocalípticos. Robots (Terminator) o replícas (Blade Runner) que se rebelaban contra el hombre. Ciudades desvastadas, depredadores en estado de locura (Mad Max), nos pintaron un mańana bastante angustiante. Como si las taquillas fueran a cerrarse de inmediato, en los últimos ańos se han tejido cantidad de hipótesis, entre las que no han faltado las profesías, los análisis y las proyecciones. Lo que nadie nos ha dicho es que el futuro será como nosotros queramos que sea. Esto significa, básicamente, que cada paso, cada acción y cada palabra nuestra de cada día, está labrando la causa para el futuro. Como Guardián de las Llaves debo adelantarles algunas pautas de los cambios que sufrirá el mundo, para que estén preparados y puedan afrontarlo.
|
|
|
Novena conciencia
| |
|
Fuente: revista Diabetes
Self-Management. Autores: Dra. Diane M. Karl, Directora Médica de los Servicios de
Diabetes del Sistema de Salud Adventista en Portland y Profesora Clínica de Medicina en la Universidad de Ciencias de la Salud en Oregon; y el Dr. Matthew C.Riddle, Profesor de Medicina y Director de la Sección de Diabetes en la Universidad de Ciencias de la Salud en Oregon, USA.Girado a nuestra redacción desde New York por la directora de
El Diabético Hispano:
RRosen29@aol.com
Tradicionalmente, el tratamiento con medicamentos para la diabetes del Tipo 2 (DM2) ha significado una de dos opciones: pastillas sulfonilureas o inyecciones de insulina. Una o la otra. El tratamiento era directo: si su diabetes no responde a las pastillas sulfonilureas, usted comienza a inyectarse insulina. Una vez que usted empezó con la insulina, era casi seguro que continuaría haciendo lo mismo por el resto de su vida. Y usando la insulina y las pastillas al mismo tiempo era considerado una idea extraña. Sin embargo, los tiempos han cambiado. De la misma manera que el helado ya no viene solamente de vainilla y chocolate, los tratamientos para la DM2 se han multiplicado, y las combinaciones de los mismos se han vuelto rutinarias. Echemos un vistazo a algunas de las posibilidades. Terapia de "ascenso" Una de las fuerzas que nos conducen a reevaluar nuestras tácticas para el tratamiento de DM2 es la rápida aparición de nuevas y variadas clases de medicamentos, cada uno de ellos efectivos para algunas personas en algunas situaciones. Estos incluyen, además de las nuevas sulfonilureas y las nuevas insulinas, el metformín (conocido comercialmente como Glucophage), la acarbosa (Precose), y el troglitazone (Rezulín).
N. de la R. Health I.G. News: El troglitazone, comercialmente conocido como Rezulín, concentra un fuerte debate en Estados Unidos. A mediados de 1998, Nature Medicine publicó un estudio del Salk Institute for Biological Study, en cuyo laboratorio los ratones tratados con Rezulín tuvieron predisposición al desarrollo de tumores intestinales y cáncer de colon. En diciembre del año pasado, la reconocida Diabetes Care reportó un estudio realizado en la Kitasato University School of Medicine de Japón. Un hombre de 58 años contrajo hepatitis severa, luego de dos meses de haber comenzado a ingerir 400 mg de Rezulín. Su glucemia se había normalizado, pero el daño al hígado progresó aún después de haber suspendido la medicación. Ocho semanas después, el paciente falleció. A fines de 1998, "Los Angeles Times" vinculó a 33 muertes por daño hepático con el tratamiento del troglitazone, desde su aprobación en marzo de 1997. El programa televisivo "Nigthline" de la ABC también atrapó la polémica y los directivos de Warner-Lambert, el laboratorio fabricante del Rezulín, enviaron una carta de protesta, denunciando una campaña de prensa en contra de su producto, "el que demostró según aseguraron más beneficios que riesgos primarios". En tanto, la FDA adelantó que sigue confiando en la "seguridad" del medicamento y que no será retirado del mercado. El último tratamiento oral es la repaglinide (Prandín), el cual se asemeja a las sulfonilureas pero tiene algunos rasgos distintivos. Debido a que todas estas clases de medicinas trabajan de diferentes maneras, nosotros podemos combinar dos (o hasta más) de ellas para obtener mejores resultados. También sabemos que la capacidad del páncreas para satisfacer la necesidad insulínica del cuerpo disminuye a medida que envejecemos, de forma que una persona con DM2 probablemente encontrará que el control del azúcar se hace más difícil con el tiempo. La combinación de pastillas a menudo permite un buen control de la glucosa sanguínea, a fin de demorar la necesidad de inyecciones de insulina. Una combinación muy común es una dosis diaria simple de una de las nuevas sulfonilureas, glimepiride (Amaryl) o glipizide de descarga extendida (Glucotrol XL), las cuales estimulan el páncreas para que produzca más insulina, y metformín, el cual reduce los niveles de glucosa sanguínea y también ayuda a controlar el consumo de alimentos y el peso. En muchas personas con DM2 se necesitará eventualmente el tratamiento de insulina (una razón por la cual no se tiende a llamar más a la DM2 "Diabetes No Dependiente de Insulina" un término demasiado confuso). Para ahorrar dinero y hacer el tratamiento más fácil, hay ahora mucho interés en encontrar una forma segura y efectiva de comenzar la insulina fuera del ambiente del hospital. Añandiendo una o más inyecciones de insulina a las píldoras es una opción. Esta opción tiene varias ventajas. La forma antigua consistía en parar las pastillas y aprender cómo administrarse las inyecciones de insulina, aumentando los controles de glucosa y ajustando el riesgo de hipoglucemia. Todo al mismo tiempo. En esta terapia de combinación, los niveles de glucosa sanguínea no se dispararán (de la forma que lo hacen cuando las pastillas son suspendidas bruscamente), no importa lo lentamente que la insulina sea introducida en la terapia del paciente, porque las pastillas no han sido suspendidas completamente. Las pastillas, a este nivel, simplemente ya no trabajan en el control de la glucosa sanguínea. Bajas dosis de insulina, usualmente una sola inyección, es todo lo que se necesita en este momento para restaurar el control. El añadir insulina mientras se continúa con las medicinas orales puede ser llamada la terapia de "ascenso". "Vacación temporal" Existe también la posibilidad de una terapia de "descenso". En el pasado, antes de que las nuevas medicinas orales estuvieran disponibles, muchas personas eran iniciadas en el tratamiento de inyecciones de insulina tan pronto como el tratamiento con una sulfonilurea fallaba. Muchas de esas personas adquieren ahora un control bastante bueno con una, o a veces dos inyecciones de insulina, mientras continúan con las pastillas. Y la mayoría de estas personas han tenido DM2 por 10 ó 15 años. Unos pocos pueden ser capaces de suspender la insulina por completo, mientras mantienen buenos niveles de glucosa con la combinación de pastillas. Por supuesto, debido a que la DM2 es casi siempre una condición gradualmente progresiva, es probable que la insulina se hará necesaria una vez más, pero de todas formas el paciente puede que reciba con agrado esta "vacación temporal" de las inyecciones, "descendiendo" desde la terapia con insulina hasta la de las pastillas. Ante la "resistencia insulínica" Finalmente, consideremos la situación de las personas con DM2 que han sido tratadas con insulina por algún tiempo pero que todavía son incapaces de obtener los niveles de azúcar sanguínea deseados. A menudo su dificultad descansa en el hecho de que las inyecciones de insulina corrigen solamente una de las dos causas de altos niveles de azúcar en las personas con DM2: la deficiencia insulínica y la resistencia insulínica. Todas las personas con DM2 tienen deficiencia insulínica. O sea, que son menos capaces de fabricar más insulina cuando las necesidades del cuerpo son más grandes que las de una persona que no ha heredado la tendencia a la diabetes. Pero además de esto, sus tejidos musculares y grasos pueden responder menos a la insulina que los tejidos de otras personas, reduciéndose así su absorción de la glucosa. De tales personas se dice que tienen "resistencia insulínica", y las mismas a menudo necesitan grandes cantidades de insulina inyectada para reducir sus niveles de glucosa. Hay ocasiones en que ni siquiera 150 ó 200 unidades de insulina diarias son suficientes para algunos, y grandes dosis como estas pueden aumentar la tendencia a subir de peso o a sufrir episodios de hipoglucemia. El añadir pastillas al régimen de estas personas puede ser de gran ayuda para las mismas. La terapia de combinación puede "rescatar" a estas personas de un control fracasado con la insulina solamente. Las medicinas que se usan más a menudo para este propósito son el metformín y el troglitazone. El metformín, como se indicó anteriormente, reduce los niveles de glucosa sanguínea y ayuda a controlar el consumo de alimentos y el peso. El troglitazone trabaja directamente sobre los tejidos musculares y los grasos para mejorar el efecto de la insulina. De forma que la terapia de combinación puede demorar la necesidad de usar insulina, puede hacer el comienzo con insulina más fácil, puede permitir que se suspenda la insulina por un tiempo, y puede restaurar el buen control cuando la insulina es inefectiva. Antes de entrar a lo específico sobre cómo hacer esto, sin embargo, necesitamos mirar a dos asuntos importantes: nuestra meta de niveles de glucosa sanguínea y el papel de los cambios en nuestro estilo de vida para alcanzarla. Los Beneficios del "Buen Control" Estudio tras estudio nos muestra la impotencia del control de la glucosa sanguínea en la prevención de complicaciones diabéticas en las personas tanto con DM1 como DM2. La Asociación Americana de Diabetes sugiere una meta de niveles de glucosa en la mañana de 120 mg/dl y una meta de hemoglobina glicosilada (A1c o HbA1c) por debajo de 7%. *** El HbA1c es una medida promedio de la glucosa sanguínea a través de cierto tiempo, y la ADA aconseja que si la misma sube por encima del 8%, debe llevarse a cabo un cambio significativo en el tratamiento.Vale la pena recordar que los cambios en el estilo de vida, específicamente una pérdida de peso significativa y un aumento de la actividad física, incrementan la sensibilidad del cuerpo a la insulina. Este aumento de la sensibilidad resulta en una menor necesidad de medicamentos antidiabéticos de cualquier clase y, por ende, la capacidad de descender el consumo de las mismas. La diabetes en una persona que ha estado inyectándose insulina puede entonces, a veces, ser controlada sin insulina. No todo el mundo es capaz de hacer y mantener estos grandes cambios en sus hábitos de dieta y ejercicio, pero aquellos que pueden verán beneficios dramáticos. Además, cuando un nivel muy alto de glucosa sanguínea es tratado de manera exitosa, la glucotoxicidad es revertida. La glucotoxicidad ocurre cuando los niveles altos de glucosa sanguínea dañan la capacidad del páncreas de producir insulina y esta condición empeora la resistencia insulínica. Cuando la glucotoxicidad es revertida a través de un tratamiento exitoso, puede ser que se permita un "descenso" en el tratamiento. ***
Pastillas hipoglucemiantes no sulfonilureas
|
|
|
Health I. G. News
| |
|
AIDE AUX VICTIMES DE L'OURAGAN «MITCH» Le Honduras durement frappé par cet ouragan Le 7 novembre dernier, il était dénombré plus de 7 000 morts, 22 000 disparus, plus de 2 millions de personnes évacuées Toutes les cultures sont détruites, 90% du territoire est privé d'eau potable, plus de 70 ponts sont impraticables sans compter les inondations, les glissements de terrain qui ont emporté au moins 8 000 maisons dans la seule ville de Tegucigalpa Aujourd'hui, les épidémies et la famine sont de nouvelles menaces Les dégâts sont considérables. Les pertes sont difficiles à chiffrer. Pour l'heure, le pays nécessite les produits de première nécessité, à commencer par : des médicaments, des vêtements pour enfants, des couvertures, des draps, des denrées alimentaires non périssables, du matériel d'outillage, etc.
CE PAYS A BESOIN DE VOUS,
DE NOUS TOUS En mon nom personnel et au nom de notre association, je fais appel à votre fraternité, à la solidarité de tous face à une catastrophe dont le peuple attend notre soutien. L'ambassade du Honduras en France (8, rue Crevaux 75008 Paris téléphone : 01 47 55 86 45) a ouvert un compte pour les versements au nom de : "Fonds victimes ouragan Mitch" Société Générale 7, place de Fontenoy 75007 Paris code banque 30003 code agence 03301 nº de compte : 00051220136-09 Nous ne pouvons pas rester impassibles :
LE HONDURAS COMPTE SUR NOUS TOUS
Il faut l'aider. Merci de tout coeur. Note : Les personnes non résidentes en France peuvent prendre l'attache de l'ambassade ou du consulat du Honduras de leur pays de résidence pour obtenir toute information sur les numéros des comptes bancaires ouverts pour les versements. |
AYUDA A LAS VICTIMAS DEL HURACÁN «MITCH» Honduras fue devastado por este huracán El 7 de noviembre, se contaban 7 000 muertos, 22 000 desaparecidos, más de 2 millones de personas evacuadas Todas las plantaciones fueron destruidas, 90% del territorio está privado de agua potable, mas de 70 puentes fueron destruidos, sin contar con las inundaciones, los deslices de terreno que destrozaron 8 000 casas en la sola ciudad de Tegucigalpa A la hora actual, las epidemias y el hambre son nuevas amenazas Los siniestros son considerables. Las perdidas difíciles de evaluar. Por el momento, el país necesita los productos de primera necesidad, empezando por: medicamentos, ropa para niños, cobijas, sábanas, comida, material de construcción, etc.
ESTE PAÍS NECESITA DE USTEDES,
DE TODOS NOSOTROS En mi nombre personal, y en nombre de nuestra asociación, acudo a su fraternidad, a la solidaridad de todos ante una catástrofe de un pueblo que espera nuestra ayuda. La embajada de Honduras en Francia (8, rue Crevaux75008 Paris, teléfono: 01 47 55 86 45) abrió una cuenta bancaria para la ayuda financiera bajo el nombre:
"Fonds victimes ouragan Mitch"
Société Générale7, place de Fontenoy75007 Paris código banco 30003código agencia 03301 n° de cuenta: 00051220136-09 Ante un tal evidencia, no podemos quedar impasibles: HONDURAS CUENTA CON TODOS NOSOTROS Tenemos que ayudar. Gracias de todo corazón. Nota: Las personas no residentes en Francia pueden comunicarse con la Embajada o el Consulado de Honduras en su país para obtener los datos de las cuentas bancarias de emergencia abiertas en sus países respectivos. |
|
Jacqueline de Pierrefeu
| |
