NUMÉRO 136 REVUE BIMESTRIELLE avril-mai 2011

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
La Présidente Éditorial Requiem a mi prima Mónica
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela La bougie allumée
  Un dimanche à la campagne
 
Bernard, Hervé Une bougie allumée
 
Cohen, Rut Recordatorio
 
Courbarien, Elisabeth La bougie allumée
 
Delagneau, Philippe La bougie allumée
 
Giosa, Alejandro La vela prendida
 
Maleville, Georges de Extrait de son livre « L'harmonie intérieure »
 
Manrique, Carla Mi Estrella
 
Recher, Aurélien La bougie allumée
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de février 2011
 
Thomas, Claudine La bougie allumée


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Avant de partir, elle m'avait dit que je pourrais trouver une bougie allumée dans le tiroir de droite de sa commode.

Mais le temps passait sans que je ne puisse comprendre cette phrase voilée et quelque peu mystérieuse.

Mais un jour d'automne, en revenant vers l'ancienne maison où nous avions partagé une grande partie de nos vies, je me suis trouvée dans l'ombre, car la lumière était coupée.

Ma première réaction était de sortir vers l'extérieur. J'ai pu constater que quelques eucalyptus étaient tombés. Au fond, les champs étaient en friche et la maison de gardien se délabrait, vide et lavée par la pluie.

Les cyprès avaient grandi. Dire qu'ils avaient été plantés le jour de sa naissance ! Je l'avais tellement aimé que, quand elle est partie et chaque fois que je revenais vers la vieille maison de notre enfance, je regardais vers les cyprès.

La maison de gardien, à côté du fleuve, avait perdu une de ses portes, c'était un après-midi d'octobre et je pénétrais dans cette maison où nous étions des petits si bien gardés et nourris, je retrouvais la vieille et solide table de campagne.

Je me remémorais dans l'ombre de la cheminée les moments, où, autour du feu, notre nourrice nous racontait des histoires.

Il n'y avait rien, ni personne. Même la cuisinière n'était pas là. Une maison à côté d'un fleuve est comme une espèce de bateau qui semble prendre la direction de l'éternité.

Soudain, je pensais aux flammes et aux braises dans la cheminée, à ma passion illimitée d'enfant, d'adolescent et de femme pour découvrir, dans les mouvements de la flamme et les braises, des formes archaïques de cavernes. Dans le creux du foyer je trouvais mes premières images d'amour pour me faire rêver.

Et enfin je pleurais, car il n'y avait que le silence et le vide. Le gardien n'était plus là. Je respirais profondément. Et enfin je rentrais dans notre deuxième maison, dans laquelle chaque meuble a sa place.

Une légère poussière d'oubli se déposait sur les objets. La nuit tombait, c'était un mois d'octobre, pas comme les autres.

Elle n'était pas là. Je n'étais pas là.

Le soleil se couchant, un de ses rayons a traversé les vitres d'une fenêtre opaque et poussiéreuse pour signaler directement le tiroir de sa commode. Eh oui, la bougie était là, telle qu'elle me l'avait dit avant de partir. La lumière de cette bougie se manifestait dans mes rêves pour me dire que nous nous sommes rencontrés dans la vibration intangible de la demeure éternelle.

Fait à Paris le 24 mai 2011
À Monica de Basso
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Mille ans avant Jésus Christ comme aujourd'hui, il n'y a pas eu une maison où la souffrance n'a pas frappé à la porte. Cette réalité nous rend fragile et parfois nous égare de tout ce que nous étions avant le vécu de la souffrance.

La souffrance consciente est une élection, elle a en elle-même la qualité de nous rendre plus fort et nous aider à comprendre que nous ne sommes pas punis par des erreurs commises en état d'innocence. Oui, la première confrontation avec la souffrance nous fait ressentir que nous sommes victimes d'une violence.

Situation objective ? Dans tous les cas, il serait mieux d'interroger la souffrance, la violence, pour allumer un espace de discussion, de confrontation accompagné par une bougie allumée dans notre nuit sombre de frustrations à jamais. Avec les chocs de la souffrance nous nous sommes détournés de notre possible liberté de décider de recevoir l'esprit de l'illumination qui est en nous.

De façon sournoise, l'ego a pris en charge notre vie et dirige alors notre façon de percevoir l'univers. Cet ego est un absurde démon qui n'a pas d'existence réelle, car il n'a pas d'esprit, car il n'a pas de lumière, mais la puissance d'un mirage qui nous piège en nous faisant croire que dans notre vie si malheureuse et désertique, selon nos émotions négatives, il existe des oasis qui ressemblent au paradis. Or si on avance, il n'y a rien et nous aurons perdu pour toujours le vrai paradis d'une vie quotidienne basée sur le réel.

Vous ne trouverez pas de bougies allumées dans les mirages de l'ego, car il n'y a pas d'oxygène pour tenir la flamme vivante.

Derrière toutes spéculations il y a des prémices sous-jacentes : ce qui « est » ne peut pas laisser d'« être », ce qui n' « est pas » n'arrivera jamais à « être ». Moi je me suis égarée, envahie par un excès de bonheur dont la peur de le perdre, me détruisait. Rien ne me manquait, je vivais comme étant malheureuse avec quelqu'un, aujourd'hui je regarde ces petites souffrances comme des obstacles banals qui m'ont fait abandonner les parties les plus réussies de toute ma vie pour suivre une illusion dont aujourd'hui encore je suis esclave, car j'attends le miracle du retour de l'illusion pour encore et encore aimer l'ingrat qui est parti, mirage…

J'allume des bougies dans les églises, j'attends son retour, mais alors il n'est plus là et en plus il n'était jamais plus que la projection de mon animus lumineux, aimant et fidèle.

Aujourd'hui, je me rends compte, après un long et inachevé travail sur moi, que pour s'égarer, un petit rien surdimensionné, nous fait craindre la dévoration et j'écoute dire : que si nous sommes malheureux avec quelqu'un notre souffrance est due au fait que nous nous croyons dans le malheur. Mais derrière tout ceci j'écoute : si nous sommes heureux nous souffrons, parce que nous avons peur de perdre ce bonheur et ceci était mon cas.

En réalité aucun bonheur ne dure éternellement.

Aujourd'hui, après m'être égarée largement, je comprends que ce qui manque c'est un bonheur qui vient de l'intérieur, qui n'a pas ses origines dans des personnes ou des objets externes. Seulement, si j'accepte de voir mon égarement, je pourrais accéder au chemin sans retour d'une vie en dehors des jugements précaires, instables, frivoles et largement obsessionnels.

Si j'avais su à cette époque-là mettre en pratique le principe de la non-résistance, c'est-à-dire, quand quelque chose me dérange, imaginer que je suis comme la brise de printemps, que toute agression me transperce, mais qu'il n'y a pas de matière où s'enraciner, où s'établir. Et le pire c'est que, dans mon cas, je savais que je me trompais, mais le départ de mon père avait constitué pour moi un choc et j'ai régressé à mon adolescence peut être non vécue.

Cette souffrance a été le déclencheur de toute la folie, qui comme un orage a détruit le centre fragile, trésor de ma vie si bien accompli. Je m'en souviens. Je détestais tout. Jusqu'à ce moment-là, j'avais aimé et je suis partie, mais je savais que cette régression adolescente ne pouvait qu'entraîner pour plus tard un calvaire dont je ne vois pas encore la lumière pour m'en sortir définitivement.

Dans mon tunnel il n'y a même pas une bougie allumée. À la distance, je suppose il y a une lumière, une porte de sortie, mais ce n'est pas la mienne. Je suis rentrée dans ce sombre tunnel, il fait froid,inutile de crier, personne ne viendra, l'esprit en moi, bougie allumée par le souffle éternel me pousse à accepter mon accouchement.

Qui suis-je dans cette lutte extrême ? À qui donner des raisons de mon existence si mon père n'était plus là, et s'il n'était pas là donc moi non plus et ma vie entière s'est effondrée comme un château de cartes.

La première image de reconstruction, car naturellement je me débats pour reconstruire après m'être identifiée à cette adolescente à la recherche d'une nouvelle vie, c'est la confrontation avec le réel, mais le réel est effrayant, car j'arrive à peine à sortir de la puissance de cette identification à mon illusion. Depuis des années, j'essaye de donner sens à une nouvelle existence dans laquelle je voudrais connecter le passé abandonné avec un présent assumé et donc un futur possible.

J'allume des bougies, je rentre dans des églises, mais suis-je croyante ? En tout cas, j'espère l'impossible, revenir trente deux ans en arrière quand je trouvais l'homme qui semblait pouvoir prendre la place du père, mais aussi la place de l'amant que je n'avais jamais connu. Trop dans le devoir, jamais dans le plaisir et en plus j'étais absolument convaincue que c'était ma vérité.

Le 15 mai d'un automne rayonnant, en sortant d'un lieu de prières où j'avais allumé la bougie du désir, je l'ai trouvé. Peut être il n'a pas menti sur lui, de toute manière je n'entendais rien que mon désir adolescent de récupérer les siècles de plaisir perdu.

Avais-je fait trop confiance à mon père, pouvait-il abandonner sa fille unique obéissante, soumise et intelligente ?

Souvenir de marcher dans la rue en sachant que tout ce qui a été le retour à la maison était impossible, que la famille était à distance, quoi faire en face de l'égarement ? Faire avec même je me souviens d'avoir accepté la rêverie comme solution momentanée, l'amour pouvait-il me sauver ? Non, les identifications étaient accablantes, pourquoi si c'était moi qui avait abandonné je me sentais moi abandonnée, je me suis égarée dans les mensonges pour me donner la force de construire un état d'ébriété comme si je buvais. Maintenant j'ai gagné un grand nombre de batailles mais la guerre n'est pas finie.

Je continue à allumer des bougies, mais dans quel sens, il y a trente deux ans l'homme inoubliable est rentré dans ma vie. Je me suis abandonnée dans un état de confiance sans limites, mais grave erreur il n'était qu'un reflet de moi-même et rien derrière.

En revanche, je suis devenue profondément introvertie, je ne sais pas où m'amène mon chemin d'aujourd'hui, mais à chaque pas je découvre du sens. Pourquoi le silence est-il mon meilleur ami ? Parce qu'il est sidéral. Mes bras ne se ferment plus seulement autour de mes petits, mais pour accueillir les autres et caresser leurs souffrances et les protéger si possible de ces égarements. Le temps passe si vite, comme un cheval sauvage, que bien sûr je monte et quelque part je sais qu'ensemble nous allons trouver un chemin correct et possible entre un passé mal compris, mais présent qui fait évidence et allume un futur conscient et possible. Il me faudra encore du courage.

Fait à Paris, sincèrement le 26 Mars 2011
S'égarer n'est pas se perdre,
mais avoir envie de faire le chemin autrement.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Cela devait arriver, sans s'annoncer, l'ombre totale d'un jour à l'autre et sans solution de continuité, je faillis partir pour me retrouver avec celle que j'étais il y a 33 ans, un jour de mai, le 12 mai quand je suis partie de mon pays sans me retourner. Je ne pleure pas la séparation, mais la destruction des liens.

Tout est parti, mais pas ce jour-là, lentement, progressivement, comme seulement la misère peut pénétrer.

***

Je ne voulais pas revenir en arrière. Je n'avais rien à dénoncer sur mon passé. Je me souviens bien comme les chiens avaient aboyé, oui c'était le signe que j'avançais au galop. La calomnie ne venait pas de moi, mais de quelqu'un que j'ai beaucoup aimé et qui ne voulait pas se confronter avec celui qu'il était. De toute manière nous nous sommes aimés profondément, amour d'adolescent peut-être, mais amour… L'ombre était tombée sur nous, dense, dans la concurrence, dans l'antagonisme, dans la passion inassouvie, dans les mensonges, dans les jugements et un jour, dont je crois avoir déjà parlé, je suis partie pour ne jamais revenir. J'avais tout réussi, mes enfants, ma profession, ma vie, mais en même temps qu'on mangeait de ma main, j'étais critiquée, salie... dans mon dos. Je décide donc de recommencer ailleurs. De toute manière j'étais et je suis le personnage capable de perdre une fortune et d'en refaire une autre, de laisser un pays et de réussir dans un autre.

***

Il y a quelques jours, après 33 ans d'actions, le plus consciemment possible, mais sans me poser de questions sur mon histoire, car cela pouvait me déstabiliser, et Dieu sait combien j'ai lutté toute ma vie pour tailler mon diamant intérieur en le transformant à partir du carbone. Eh bien, l'inconscient en avait sûrement marre de moi, avec mon système de contrôle bien aiguisé et sans interruption, m'envoyant des rêves, des situations et des affects qui m'ont amenée à revivre par flashs et associations des situations que, en principe j'avais complètement niées avoir vécu.

Aujourd'hui, c'est bien la fin, j'accepte de donner sens. De toute manière, je ne suis pas immortelle pour continuer à me battre et réaliser, par des résiliences successives, une continuité victorieuse. Oui, pour la première fois, la mort physique, comme évidence de séparation, a dépassé mes barrières de contention. De nombreux morts autour de moi. Des histoires terminées. Et la question « comment accepter la haine ? » Oui, 33 ans d'occultation.

Un ami, de façon inattendue, m'a sorti des ténèbres, m'a fait du bien. Une maison à la campagne : affection, respect, silence et de bonnes ondes. La bougie s'est allumée, quelque chose parle d'espérance, de résurrection, de paix…

Écrit le 29 mai 2011, un dimanche à la campagne.

Il était une fois une demeure en Normandie, avec une grande table en pierre centenaire de château et deux puits.

Il y a eu une fois, me semble-t-il, la guerre entre la France et l'Angleterre. Et cela arrive, je livre une guerre à l'intérieur de moi-même en me confrontant au passé, seul sortie vers le futur. La haine doit cesser.

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Je cherche la lumière, cette lueur qui attire cette manifestation extérieure synonyme d'illumination intérieure, comme un homme qui s'accroche à l'espérance d'une vie meilleure, à l'atteinte d'une réalisation intérieure et extérieure.

Quelle est cette étrange lumière qui est plus de l'ordre de la sensation que de la vision, qui nous fait lever presque chaque matin avec l'envie de réussir !

N'avons-nous pas auprès de notre âme cette phrase qui sonne comme une vérité éternelle et au-delà de l'espace : « et tout à coup tout s'est illuminé » ? Comme si l'harmonie intérieure avait besoin de la lumière pour se construire, comme si le programme archétypique réclamait un tant soit peu de clarté pour se réaliser.

Mais cette lumière est souvent si lointaine au milieu du tumulte de notre vie quotidienne, faite de soucis, de difficultés et d'épreuves à surmonter, de devoirs à accomplir que nous finissons par oublier qu'elle existe et qu'elle est là pour nous guider et nous permettre d'espérer.

Dans des moments difficiles, quand on se retrouve dans un abîme ou tout au fond du gouffre, qui n'a pas pensé que plus aucune lumière n'était présente pour donner une direction, un repère comme un phare dans la nuit, ou simplement pour réchauffer le cœur, ou bien redonner corps à la faible espérance d'une énergie disponible et salvatrice, capable de nous tirer vers le haut ?

Dans ces cas-là, chacun prie son Dieu, recherche une lumière que l'on pourrait qualifier de divine, au fin fond de son âme.

Mais où est cette bougie allumée ? Serait-ce une illusion, un fantasme ? Une idée complètement construite pour les besoins de la cause, celle de donner un sens à notre vie et de préserver la construction de l'espérance, sentiment sans lequel la vie perd son moteur, une grande part de sa motivation ? Est-ce une invention des religions pour attirer les croyants ou les chercheurs d'espoir ?

La réponse est sans doute au fond de notre esprit, dans ce sentiment d'être, qui caractérise l'être humain avec sa capacité de penser, d'agir et surtout de se projeter dans l'avenir.

Pour ma part, si cette bougie allumée n'existe pas, le sentiment que j'ai, l'image qui me vient quand je recherche au tréfonds de mon âme et de mes sentiments, ce qui me meut, ce qui me guide dans le cheminement de la vie, est cette image, symbolique, historiquement chargée dans l'évolution de l'homme et le développement des différentes cultures, d'une bougie avec sa flamme, certes fragile et parfois vacillante, mais capable de brûler tant que dure la vie d'un homme.

Et c'est comme si cette bougie avait les dimensions suffisantes pour brûler tout le temps que durera ma vie, c'est-à-dire tant que j'aurai quelque chose à accomplir sur cette terre et que sa flamme avait la force suffisante pour résister aux courants d'air, parfois les bourrasques de la vie, pour peu que cette bougie soit protégée. Parfois cette bougie allumée a été rangée dans un recoin de ma maison et j'en ai perdu sa trace, mais je me souviens qu'elle existe et qu'elle est là, quelque part, au moins pour me rappeler que « tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ».

Quelle autre image peut mieux redonner espoir qu'une bougie allumée, quand nous nous retrouvons seuls, abandonné par tous, par la vie, par la chance, comme une petite musique intérieure, qui nous distille ses quanta d'une énergie inépuisable, celle qui transforme toute matière en lumière, énergie et fumée et nous permet, à notre tour, de changer notre environnement et le monde, pour accomplir notre tâche.

Hervé Bernard



???
ici
Fait à Villandry, le 3 mai 2008,
alors que j'assiste à ma 27ème rentrée des classes,
avec encore l'espoir que la répétition puisse un jour
nous permettre de comprendre où nous sommes
et de nous construire un futur qui ne ressemble pas à notre passé,
mais communie avec lui dans la joie du travail accompli.
Gaël Bouket



Un dicton populaire, de ceux qui regorgent de bon sens dit « l'espoir fait vivre ». La lumière en est un parfait symbole.

Nous venons à peine de revivre cette grande fête des chrétiens qu'est la résurrection de Pâques. La veillée pascale est un moment privilégié dans cette période où il est proposé à chaque homme de s'interroger sur l'appel à l'espérance alors que la Passion du Christ vient d'anéantir celle-ci, en apparence au moins. Le cierge qui est allumé à cette occasion va accompagner dans l'année liturgique bon nombre de baptêmes, initiation porteuse d'espoir.

Au-delà des ténèbres, de la mort, du doute, cette bougie allumée est un appel à croire, à concevoir qu'au-delà de l'épreuve, il y a une histoire heureuse qui est encore possible.

L'amour a vaincu la mort.

Lorsque j'ai fait ma communion, je me suis choisi, entre toutes les images que nous avions sélectionnées avec Maman en souvenir de l'événement pour nos invités, l'une où était écrit cette pensée « Comme la lumière triomphe chaque matin de l'obscurité, de même elle triomphera un jour dans ta vie ». Au-dessus était imprimée la photographie d'une forêt transpercée d'un rai de soleil.

Dans les difficultés, je me suis souvent rappelée cette phrase et l'image, en y associant parfois la pensée de Celui qui ne laisse pas même mourir de faim les oiseaux du ciel. Et j'ai cheminé avec la foi que s'il y avait quelque chose à comprendre, c'est que même par ses voies impénétrables, il te conduit là où il le souhaite. Fût le parcours semé d'embûches !

Comme un bon nombre d'humains, je manque quelquefois de lumière. De discernement. Parce que j'ai oublié de regarder du bon côté !

J'ai toujours eu la foi. Je me suis toujours interrogée sur ce qui, relevant pour moi de l'évidence, ne semblait pas être communément partagé. J'ai rencontré des personnes qui doutent, mais doutent de quoi ? Douter de Dieu, n'est-ce pas déjà considérer qu'il existe ? Il suffit d'une poussière de lumière pour éclairer un univers. L'obscurité ne pourra jamais être totale, puisqu'il suffit d'un rien, de la flamme d'une bougie, pour l'anéantir.

Un grain de foi se révèle donc plus puissant qu'une immensité de doute.

Il n'y a qu'une chose qui m'a longtemps manqué : la confiance en moi. Pourtant, tout être vivant devrait avoir confiance en lui : la vie en elle-même est une hypothèse tellement improbable qu'elle relève du miracle ! Avoir dépassé toutes les épreuves et tous les hasards pour se trouver incarné devrait suffire à prendre confiance dans notre capacité à être.

En vérité, tout homme ne devrait-il pas considérer avec respect la chance qu'il a de vivre ? Et, par conséquence, se faire un devoir de rayonner de ce qui lui a été donné. Chacun témoignant comme il peut, comme il veut, avec sa liberté.

Il y a quelques années, j'avais tellement confiance en Lui que je n'ai pas pris la peine de combattre ma naïveté, imaginant que l'humanité était bonne et que les épreuves me seraient épargnées si je m'en remettais à sa sagacité. Je pêchais par prétention et orgueil probablement de susciter tant d'intérêt : ceci reflète la foi de charbonnier qui m'habite ! Je n'avais paradoxalement qu'une trouille : être témoin d'un miracle. Et que cela se sache. Enfant, je tenais absolument à l'idée d'un destin banal et anonyme. J'étais trop belle. Je ne voulais pas que cela m'empêche de rester dans l'ombre. En paix.

Je n'ai donc jamais eu la volonté de laisser des traces. Au contraire ! Je crois qu'en dehors de mon désir de création dans la maternité je n'ai pas éprouvé d'orgueil ou de prétention à laisser un héritage. J'agis selon mon cœur. J'essaye de ne plus être seulement dans le sacrifice ou la contrainte, car je me suis rendu compte que je donnais le meilleur lorsque je le donnais avec plaisir. Et j'ai fini par accepter de recevoir pour que l'autre ait également le bonheur de donner !

Il y a des blessures qui cicatrisent avec le temps. Il y a des gestes qui me blessent encore et me conduisent à demander encore et encore la force de la miséricorde ou du pardon, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Pas toujours. Pas tous.

J'éprouve presque de la pitié pour ceux qui font le mal délibérément. Je les plains. Ma paix n'est pas longtemps troublée par leurs tentatives malveillantes : leur pardonner, c'est ma libération.

Il y a également eu la découverte et la pratique du « plus jamais ça ». Plus jamais accepter de garder le silence, si le silence n'est qu'une fuite ou le déni de la blessure. Saisir l'opportunité de dire ou d'écrire lorsque c'est préférable. Car pour pardonner à l'autre sa faiblesse, sa lâcheté voire son inconscience, il est important de lui avoir manifesté ma souffrance dont je le tiens pour responsable. Ainsi, la réconciliation est possible avec moi-même parce que je n'ai pas été lâche ou faible, en cautionnant une rancune probable à cause d'une plaie « non dite » et plus longue à se soigner.

En parlant, je peux pardonner. En me taisant, je ne peux que m'accabler de mon manque de courage.

Et ne jamais guérir.

Or la lueur de la bougie, celle que nous revoyons devant l'espace entre nos yeux fermés dans la contemplation de notre méditation, continue de se manifester à l'intérieur, de nous guider. Il suffit de vouloir voir.

Je n'ai pas parlé de notre amour,
parce que j'avais envie de vivre cachée.
Mais tu es là et je remercie le ciel chaque jour de ce bonheur.
Elisabeth Courbarien



Je pensais à ce thème en revenant du travail lorsque j'ai assisté à une scène où un homme d'un âge déjà avancé tentait de transporter un lourd massif de lauriers qu'il espérait sauver d'une mort certaine.

Parce qu'il n'a pas effectué le geste juste ce massif est tombé de son chariot et s'est renversé sur la chaussée. Disponible, j'ai pu saisir l'opportunité de venir en aide à cet homme.

Cet événement cadre parfaitement avec la représentation de la bougie allumée qui selon moi est un appel ou un rappel à la vénération de l'ancestrale, de ce qui nous relie à lui du plus profond de notre être jusqu'à rejoindre l'éternité.

Je ne l'ai pas fais seulement pour cet homme, mais à travers lui, je me suis sentis connecté au sacré, relié à une éternité qui nous appelle dans un silence quasi absolu, respectueux, sans laquelle nous ne pourrions véritablement pas goûter à la réalité du sens de la vie.

La vénération, le respect du chemin parcouru par d'autres, un chemin par qui je ne serai pas ce que je suis aujourd'hui, un chemin qui me relie à travers la transmission d'un savoir, d'une connaissance, sont comme le balisage des pistes illuminées d'un aéroport en pleine nuit. À la différence cependant que ces balises ont été élaborées dans la verticalité par des générations d'être dévoués qui nous ont précédés.

Sans ce lien, je ne me sentirais pas être ou vouloir être, tout au plus un pantin désarticulé et solitaire, sans famille, sans chemin, sans but, sans âme et sans conscience je l'espère pour ne pas souffrir.

Puisse un jour, être à mon tour, une bougie qui étincelle pour mon propre bien, pour ceux et celles qui ont accepté de me faire confiance.

Que leurs bougies m'aident à maintenir la mienne allumée dans un signe de consentement d'un travail bien accompli pour la continuité et la permanence.

Fait à Chessy, le 30 Mai 2011
Philippe Delagneau



ici
Georges de Maleville



Pandore était curieuse. Elle n'avait qu'une seule envie : ouvrir la boîte que les dieux lui avait remise. En l'ouvrant, elle rassasia sa curiosité, mais, par la même occasion, déversa sur l'humanité tous les maux, crimes et chagrins qui s'y trouvaient enfermés et que les dieux y avaient entreposés. Au fond de la boîte, un don heureux adoucissait le malheur : l'espérance, seul don que les hommes auraient pour supporter la terrible condition humaine.

La condition humaine remporte la palme du film d'horreur. Nous sommes confronté chaque jour à l'orgueil, la jalousie, la peur, l'âpreté qui sont en nous et au dehors de nous. Nous rêvons parfois d'un monde magnifique, où les hommes vivraient en harmonie entre eux et avec la nature, ils s'efforceraient de faire le bien pour le prochain de manière désintéressée et œuvreraient pour la croissance divine.

Pourtant nous en sommes loin. Les guerres, la fausseté, le mensonge et la tromperie semblent régner. C'est ainsi, acceptons-le.

À la manière de la boîte de Pandore, je pense que chacun détient, à l'intérieur de lui-même, beaucoup de mauvais penchants qui le poussent à agir selon une conduite néfaste pour sa dignité et ses valeurs. Ils le poussent à la possessivité et au pouvoir. Mais en regardant de plus près, l'homme lutte derrière son mauvais côté afin d'obtenir la vie, la paix et l'harmonie. Il garde au fond de lui l'espoir d'un jour meilleur, mais, en manque de repères, il prend souvent des exemples caducs pour sa conduite.

L'homme est souffrant, tout comme Dieu d'avoir mis ses enfants dans de telles dispositions. Je me ferai bien l'avocat du Dieu en disant qu'il n'a guère eu le choix afin d'accroître sa sagesse. Je dirai même qu'il a eu tellement confiance en nous, qu'il nous a mis loin de lui en face de forces obscures et ténébreuses, car il savait patiemment qu'un jour, l'homme se réveillera, afin de revenir pas à pas vers un salut dont sa larme miséricordieuse sera l'empreinte.

Parce que Dieu pleure sa solitude, pour reprendre un article de la présidente. Il souffre de voir ses enfants fleureter avec la négation, la perversité et le désir de possession. Si certains cherchent à réconcilier le politique avec le peuple, d'autres cherchent à réconcilier l'homme avec Dieu.

Il ne faut pas lui jeter la pierre, il fait ce qu'il peut. Il ne faut pas non plus l'oublier. C'est grâce à lui que nous sommes ici. Dieu n'est pas malsain, il n'est pas pervers, non ! Il essaie juste de continuer à vivre avec sa création. Il nous a imaginés comme nous sommes. Il nous a pensé agissant et conscients. Il a voulu que nous le devenions par nous-mêmes, il nous a laissé le libre arbitre. Certains de ses plus proches collaborateurs sont d'ailleurs venus nous dispenser une façon de s'en approcher et de combattre la cause de nos souffrances. Je pense à ceux que vous pensez.

Non, le Créateur n'est pas malsain. Ne l'oublions pas. Et n'oublions pas non plus qu'il a laissé l'espoir et que c'est une bougie qui ne s'éteindra jamais. Car, même après la mort, le fils de l'homme continuera à espérer et après quatre mille ans de réincarnation, si cela existe, il continuera à espérer, car rien ne peut lui faire oublier sa vocation première. C'est de faire vivre l'espoir où qu'il soit.

« Soyez rusés comme des serpents et candides comme des colombes » dit Jésus (Matthieu, 10 : 22). Allons dans le monde nous confronter à la vérité. Nous sommes tous des Christs en puissance, nous sommes tous enfants de la Création.

Nous devons nous confronter à la vérité grandissante. Nous nous éloignons de plus en plus de l'immanence divine qui est en nous. Ne nous séparons plus de nous-mêmes. Nous pouvons faire de cette terre un royaume pour les anges d'amour. Nous en avons le droit, nous en avons le devoir.

Voyez, je suis étudiant, j'ai 27 ans et je crois en l'espérance divine et humaine. Je n'ai pas peur d'être enfant de Dieu. Je modère mon acte et mon propos, j'aime mon prochain et je sais qu'un jour viendra, plus proche que nous ne le croyons, nous serons en droit d'affirmer que Dieu n'est pas mort, mais qu'il s'est réveillé sous l'impulsion de ses fils. Car, personnellement, je pense que sans appel, point de réponse…

Travaillons, ne cessons pas de travailler, car, sous la souffrance, se cache le bonheur de vivre et l'opportunité de goûter à la joie. Des jours meilleurs, j'en suis certain et nous avons encore de belles années devant nous.

Fait à Boulogne Billancourt,
Un jour où la conscience a permis de contempler l'absence et la présence.
J'ai choisi la présence, le travail et la lumière.
Qui a choisi ? Question éternelle…
Je crois humblement, comme l'avait prononcé Malraux,
que le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
Bien à vous…

***

La bougie allumée vers l'écrivain…

Assis au bureau, près de sa feuille et du stylo, l'écrivain attend que se manifeste en lui l'inspiration divine. Il écrit sa vie, ses passions, ses remords, ses péchés, son œuvre. L'écrivain agit, parce qu'il veut communiquer. Il a des choses à dire sur la société et le monde. Il a une expérience à transmettre, un besoin de sortir du noir pour entrer dans une situation à laquelle il veut donner du sens. Il fait, par le geste, une catharsis qui lui permet de répondre lui-même à ses questions et d'externaliser son imaginaire. Enfermée dans un psychisme, l'histoire individuelle se donnerait peu en partage.

Les écrivains sont respectés, car ils ont le courage de dire. L'écriture offre la possibilité de relecture avant la publication. L'auteur des mots peut y revenir, les corriger, donner un sens quelque peu différent en fonction d'une idée qui a évolué ou une émotion arrivée sans être invitée. L'écrivain met en œuvre la maîtrise du verbe. Il en connaît la force. Le mot transcende le temps et les hommes.

Dans un temple qu'il s'est formé à l'intérieur de lui, l'écrivain projette sa vie sur une feuille blanche. Il appelle les âmes endormies dans l'Histoire afin de lui donner les ressources pour sa création. Il est légitime parmi ceux qui l'ont précédé. Il réfléchit. Pèse les coûts et les bénéfices d'un tel engagement. Quoi qu'on en dise, l'écrivain prend toujours un parti, même si c'est celui de la conciliation.

Assis au bureau, près de sa bougie, il dessine dans sa tête le plan de son écrit. Il matérialise une forme immatérielle. L'intelligence se manifeste sur du papier malléable et blanc grâce à une encre de chine, une des plus nobles dit-on, car l'écrivain se respecte ; et respecte avant tout l'ouvrage dont il porte la responsabilité. Il n'est qu'un intermédiaire, pense-t-il, entre l'esprit et la matière. Il n'est qu'un ouvrier à l'ordre du collectif.

L'écrivain est assis devant son bureau, un soir d'été, après un dîner en famille près d'une piscine. Il s'est laissé aller à goûter le charme d'un vin blanc de la région qui, sous l'effet du soleil et de la terre, donne un goût sucré au sirupeux qu'elle produit. Il est tranquille, apaisé. L'odeur de la terre humide affermit ses racines ancestrales et il trouve alors, dans l'inconscient collectif, la part de son « Moi » social. Il souffle, aime sa femme. La pénombre de l'aurore lui fait allumer sa bougie. Sa main caresse la feuille, il sent les rugosités de la matière. Ses pieds sont à même le sol et la tête haute empreinte d'humilité. Il continue sa création.

L'esprit est là, partout autour de nous. Il divague, pénètre tout sans être vu, seulement senti. Il paraitrait, que dans un temps lointain, il planait même au-dessus des eaux. Il demande d'être travaillé, compris, conquis dans un corps dont il organisera l'action. L'écrivain se sert de l'esprit. Il l'attrape au vol, il lui tourne autour. Il n'a qu'un objectif, le rendre visible.

L'esprit lui, n'est pas forcément docile. L'écrivain a du mal à le saisir. Il doit y laisser ses plumes ; parfois même il se casse une jambe en cherchant à l'attraper, car l'esprit, candide comme une colombe et rusé comme un serpent, se cache où seul l'homme digne peut le trouver. Nous sommes dans la continuité des mages qui cherche la sagesse. L'esprit demande alors à l'écrivain de lire entre les lignes de son œuvre afin qu'il trouve le repos. Rien n'est écrit selon l'esprit, mais tout est dit selon l'écrivain. Qu'il en soit ainsi, ça sera à l'homme, dit-il, de faire l'effort.

Ses variétés sont multiples, mais son essence est une. L'écrivain aime le politique, la musique, les histoires d'amour, les situations complexes. Il aime la peinture, l'architecture. Il aime simplement pour donner autant. Il trouve une certaine satisfaction dans son action, il trouve aussi la reconnaissance des autres qui lui renvoient un retour de sa création. Parce qu'au fond, l'écrivain est un solitaire qui écrit pour transmettre. Il se livre à l'autre, il livre ce qu'il a pu comprendre.

L'écrivain est tel un missionnaire de la socialisation. Grâce à lui, les idées vivent et les oiseaux peuvent voler. L'écrivain écrit d'abord sa vie et fait son plan selon des objectifs qui lui sont propres. Il agit, cherche à transmettre. C'est un artiste.

Une image vivante représente l'écrivain fidèlement. C'est un ascète, debout face à son pupitre avec une plume et une bougie. Après l'étude, il prend la plume trempée dans l'encre et synthétise la connaissance acquise qu'il additionne avec sa propre expérience. Il est Un, humble, face à lui-même et face à la grandeur de l'esprit. C'est un ascète, disais-je, qui ne mourra jamais.

Fait à Boulogne Billancourt le 18 mai 2011.
Le ciel est bleu, les jasmins pourpres, les roses ont écloses
et je suis face à mon ordinateur.
Nous écrivons notre histoire chaque jour de notre vie,
nous essayons d'exister un peu plus.
La peur de nous prendre en main s'effacera,
car nous aurons la certitude que nous avons peu à perdre en partageant…
Aurélien Recher



???
ici
Paul Ruty



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SOS Psychologue



Qu'est-ce que cela évoque en moi ? Je dirai la présence, le lien avec un être cher, avec le Divin. Elle est le symbole du chemin éclairé, de l'amour, de la paix et de la reconnaissance.

Passer de l'ombre à la lumière, ce devrait être le but de chacun, car c'est notre devoir de lutter pour nous rapprocher chaque jour un peu plus de Dieu. Il nous éclaire, nous montre le chemin, mais sommes nous toujours capables de le voir, de le comprendre ? Non, car nous sommes profondément endormis.

En faisant une rétrospective sur moi-même je me rends compte que j'étais engluée dans le négatif, le morbide. Je vivais le plus étriquée possible de façon à ce que l'on ne me voit pas, que l'on ne m'entende pas, j'essayais d'être très discrète, surtout ne pas faire de vagues.

J'encaissais tout, je parlais et respirais le moins possible à tel point que je m'étouffais. Quant à ma voix : celle d'une petite fille pour que l'on ne m'entende pas. Je peux même dire que ma bêtise allait en quelque sorte jusqu'à m'excuser d'être là.

Combien de fois ai-je pu faire appel à la lumière lorsque je me sentais couler, disparaître. J'avais besoin de ce rayonnement pour me réchauffer, pour faire un stop, dire ça suffit. Lorsque le moment de calme arrivait c'était magique, tout changeait, la vie réapparaissait de nouveau. Bien sûr qu'il m'arrive de la perdre, de m'égarer, de prendre le mauvais chemin, celui des anciens schémas où je me laisse emporter et que l'on est toujours enclin à suivre. Un homme seul ne peut rien faire, il a besoin d'une aide extérieure pour s'éveiller.

Aujourd'hui est un nouveau départ, une nouvelle vie. Je viens de déménager et je vis que ce changement était nécessaire, c'était comme si le chemin avait été tracé, comme un appel. J'ai laissé des années de vie derrière moi. Je regarde devant la lumière.

Fait à Chessy, le 30 Mai 2011
En même temps que j'écris ce texte,
j'entends le chant des oiseaux qui m'accompagne
et me porte vers cette lumière.
Claudine Thomas