NUMÉRO 154 REVUE BIMESTRIELLE avril-mai 2014

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
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Bernard, Hervé L'acceptation
 
Giosa, Alejandro La aceptación
 
Kapela, Laurent L'acceptation
 
Manrique, Carla La aceptación
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de mars 2014
  Séance d'analyse de rêves d'avril 2014
 
Stella, Silvia La aceptación de un sueño
 
Thomas, Claudine L'acceptation


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L'acceptation

Quel est le but de l'homme ? Tout simplement devenir un homme, suggère Saint-Exupéry. Le métier nous sépare ; l'idéologie nous divise ; la politique nous oppose. Sachons retrouver le sens de l'urbanité, de l'amitié, de la courtoisie afin de nous sentir membres de la grande famille humaine. « Tout comprendre pour tout aimer » : ainsi Gœthe formulait-il sa devise. Il serait possible de la modifier pour en faire celle de Saint-Exupéry : « Comprendre tous les hommes afin de les aimer tous. »

Mais les institutions ne suffisent pas.

L'égalité n'est qu'un mot si chacun n'a pas le sentiment que sa dignité est reconnue. L'âme elle-même se sclérose, lorsqu'elle s'habitue, lorsqu'elle accepte, lorsqu'elle ne s'intéresse plus qu'à ses droits et oublie de se forger des devoirs. Il est donc bon qu'il y ait, à chaque époque, des éveilleurs de conscience pour sortir les hommes de leur quiétude et donner un sens à leur vie.

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Accepter d'être son propre directeur de conscience, nous souvenir des valeurs fondamentales transmises de génération en génération, parfois ignorées par un excès de distraction et la force des puissances instinctives non maîtrisées. Prendre du recul, se confronter à la réalité de l'éphémère, aux besoins ardents de vivre dans le présent, sans prétendre détenir le temps et enfin prendre du recul pour être plus positif et donc plus heureux.

***

Accepter les limitations, accueillir chaque jour avec la certitude d'aller donner le mieux de nous, avec soi-même et avec les autres. Écouter la sagesse du passage des saisons, regarder avec remerciement les âges de la vie, les moments qui nous ont apporté le vrai amour. Être sans la prétention illusoire d'être achevé et d'avoir une conscience objective illimitée.

Accepter de voir évoluer notre vision du monde et de nous-même pour ainsi nous introduire dans une évolution possible.

La libération passe par le détachement et le renoncement aux chimères. Briser l'esclavage au matérialisme à outrance.

Il existe un moment parfait infini, car instantané qui est comme le soleil après les ténèbres.

Le vivre en acceptant sa fugacité qui nous amène à la certitude de savoir qu'il peut revenir, car il a existé.

Accepter de sortir de nos états d'insatisfaction. Il n'y a pas d'autre route pour obtenir la délivrance.

Dans son enseignement Ramakrishna dit à la page 1455 :

« Pour bien méditer il faut se libérer de toutes les chaînes où l'homme est entravé dès sa naissance : chaînes de la haine, de la honte, de l'esprit de famille, des conventions sociales, de la peur, du prestige, de l'orgueil et de l'égoïsme. »

Dans la maison des conteurs en Irlande chaque séance se termine par une bénédiction au style du pays. Ils demandent à Dieu de leur faire aimer les autres en les acceptant sans jugement.

Au Pérou, gravé dans la pierre, les préceptes de l'Inca étaient :

  • Ne mens pas
  • Ne vole pas
  • Ne sois pas oisif

    Enfin, je cherche un mot clair, un exemple simple d'acceptation.

    L'esprit est libre, acceptons de nous libérer des souffrances qui engendrent l'ignorance.

    Accepter la souffrance volontaire qui engendre le travail sur nous, permet d'échapper à la fausse souffrance engendrée par les aléas de l'illusion.

    ***

    Qui n'a pas été abandonné ? Pas question de se dire que ce n'est jamais arrivé. Mais il ne s'agit que d'un discours de répétition. La question serait d'accepter une formulation différente.

    Qui a été vraiment abandonné ? Et en première personne sa…

    Ai-je été moi-même abandonnée ? Et si oui, par qui ? Par quoi ? L'acceptation demande des interrogations pour devenir une réalité à travailler dans l'analyse.

    Le Dalaï Lama a dit :

    « Il est nécessaire de faire en sorte que chaque jour de notre vie ait un sens ».

    Fait à Paris le 19 avril 2014,
    avec le temps nécessaire pour trouver
    le sens de l'acceptation éveillée.
  • Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



    Depuis que Freud nous a appris que l'être humain doit passer pendant son développement par le stade de la toute puissance, qui est normal dans l'enfance, l'homme devenu adulte doit accepter sa limitation, tant dans son environnement qu'à l'intérieur de son propre psychisme.

    Ce postulat est régulièrement mis à mal dans nos propres expériences et à travers nos observations de nos proches et, plus généralement de tous ceux que nous croisons ou que nous sommes amenés à voir, d'une manière ou d'une autre, si nous y prêtons une attention consciente et questionnante vis-à-vis de cette problématique.

    Combien de fois par jour nous n'acceptons pas une situation, une contrainte, un contretemps auquel nous ne pouvons rien comme si notre persistance à faire changer les choses et les hommes pouvait tenir de la baguette magique.

    Certes, la persévérance, la rigueur, la discipline sont de nobles qualités qui permettent de surmonter de nombreux obstacles, mais, à mon avis et selon toute logique sensée, qu'il convient d'utiliser quand il reste une part, si petite soit-elle, de possible. En revanche nombre de situations apparaissent et sont impossibles à changer, comme voyager en une fraction de seconde, déplacer une montagne, acheter un bien largement au dessus de nos moyens, changer une décision de justice, changer les sentiments d'une personne hostile… Pourtant certains, au nom de qui pourrait s'appeler volontarisme, persévérance, caractère, personnalité ou entêtement, agissent comme si c'était toujours possible, même si tous autour d'eux disent le contraire, comme si par ce trait de personnalité, qui devient en quelque sorte leur marque de fabrique, il y avait l'idée que c'est toujours possible.

    Il reste toutefois une zone grise où ce qui semble a priori impossible peut devenir possible. C'est dans ce domaine d'action que peut s'exercer de manière ciblée la dialectique acceptation/non acceptation, l'enjeu étant d'investir son temps et son énergie, par nature limités dans ce qui est vraiment possible et dire non, là où le risque est trop élevé.

    N'économisons pas notre effort dans ce qui peut permettre d'atteindre ses objectifs et qui réclame peu d'énergie. Typiquement il s'agit souvent de conduites, de comportements, que nous pouvons intégrer dans la gamme de nos réflexes, qui constituent ainsi une partie de notre personnalité, de notre profil, de ce qui nous distingue de l'autre. Mais cette démarche réclame du temps, de la réflexion, un bon esprit d'analyse, une bonne dose de volonté, car nous ne changeons pas aussi facilement et c'est souvent bousculer de vieilles habitudes, mais dont les lignes peuvent bouger si nous avons suffisamment intégré tout le bien que nous pouvons en attendre. Dans ce travail sur soi, n'hésitons pas à développer des démarches temporaires, même pouvant sembler ridicules ou lourds, comme prendre des notes, faire un bilan à la fin de la journée, demander l'aide ou le témoignage d'un tiers de confiance.

    Mais la palette des situations et des aléas de la vie, nous ne pouvons donc pas compter sur des mécanismes automatiques bien acquis, parfois il fait traiter au cas par cas et déployer toute notre faculté d'attention, d'analyse, de pleine conscience, notre instinct, nos sentiments, notre capacité à s'allier avec d'autres pour séparer ce qui doit être accepté (ce que nous ne pouvons pas changer) et ce qui doit être combattu, travaillé, modifié, car nous estimons que c'est « jouable ». Ensuite il faut tenir, rester attentif, conscient, patient et savoir préserver notre force morale et physique pour voir enfin les prémisses, puis les fruits d'un résultat positif de notre action. Chacun peut adopter son propre tableau de bord, qui peut visualiser la situation ou bien faire régulièrement la check-list des actions à réaliser ou alors un mixage des deux.

    Hervé Bernard



    L'acceptation m'apparaît comme un miracle de la vie, un cheminement, un sacerdoce, un sens vers l'infini.

    C'est une terre à labourer toute notre vie. Puisse-t-elle être fertile, le travail utile et la récolte abondante.

    Nous avons une bonne représentation de la nécessité du travail de la terre. Nous savons qu'elle devrait être consciemment travaillée pour produire une bonne et saine récolte sans l'appauvrir.

    Il en est de même pour l'acceptation comme il me semble pour l'ensemble des propriétés que nous nous reconnaissons. Elles ne peuvent être que le produit, le résultat d'un travail conscient et permanent.

    Comment accepter, comment acquérir le pouvoir conscient de l'acceptation si d'abord, je ne connais pas, je ne reconnais pas en moi cette terre qui manifeste toute sa fragilité, la solitude d'un monde abandonné, cette terre qui appelle à être travaillée avec amour.

    C'est peut être le chemin conscient qui nous est proposé et qui justifie notre présence, un chemin d'évolution à partir de notre propre chaos interne, à partir de notre monde le plus intime ou tout est à construire.

    Évoluer, organiser notre matière psychique, l'assainir, la fertiliser, la sculpter pour donner un sens à la conscience à partir de ce que je suis.

    Nous sommes dans le travail d'une matière sensible.

    Le paradoxe, c'est que nous accordons principalement une valeur externe au travail. Nous reconnaissons que l'évolution professionnelle et sociale demande parfois de longues années d'études, de sacrifices, de contraintes et de souffrances. Nous admettons un certain chao externe, une désorganisation, espérant que les conditions soient plus favorables, plus équitables à l'avenir.

    Cet aspect est reconnu et accepté, mais en ce qui concerne notre vie la plus intime et la plus inconsciente nous ne la regardons pas comme une matière sensible demandant à être travaillée et alimentée.

    Pour une matière inerte, l'acceptation n'a aucun sens. Elle n'a de sens que pour une matière en perpétuelle évolution, car l'acceptation est à son image.

    Je dois avant tout connaître ma fragilité et l'accepter pour faire taire en moi le juge, faire naître l'espoir et la conviction que la conscience me conduira vers un monde nouveau et fertile.

    Notre monde serait meilleur si, humblement et avec l'amour qu'apporte la volonté de conscience, nous recherchions d'abord à donner un sens à ce que nous nommons le « Diable » et à accepter de le reconnaître en nous à travers nos manifestations.

    Ce serait une bonne chose de le voir à l'œuvre et de le sacrifier sur l'autel de notre évolution pour enfin être prêt à accompagner comme un ami discret et opportun ceux qui se risqueraient sur le chemin étroit, mais bien clair de l'évolution sensible.

    Fait à Chessy, le 12 mai 2014
    Philippe Delagneau



    J'avais 12 ans quand je m'apprête au départ pour l'internat dans la jeep qui nous emmène au travers les paysages luxuriants entre Kinshasa et Lemfu. Je laisse derrière moi cette famille qui m'a tant chérie, des amis, le quartier, pour aller à l'école, celle des missionnaires blancs. Entre la tradition familiale et l'ouverture au monde scolaire pour apprendre et acquérir les connaissances qui vont faire de moi un homme, peut être dira mon père plus tard, un homme nouveau.

    L'acceptation n'est pas la résignation, la passivité, l'abandon, c'est plutôt permettre aux choses d'être sans les rejeter.

    Entre le monde traditionnel que je laissais et l'ouverture à un autre monde, je n'avais pas d'autre choix que d'accepter.

    Il n'est pas possible de n'avoir que des expériences agréables et d'éviter celles qui sont déplaisantes. Il y a des expériences agréables, désagréables et neutres. Nous devons les laisser être, sans vouloir les modifier. C'est notre conditionnement qui nous pousse à ne vouloir accepter que ce qui est plaisant et à rejeter ce qui est déplaisant.

    Mon premier contact avec l'internat a été la solitude qui m'a envahi dès le premier instant face à des murs de l'édifice et une organisation hiérarchisée digne d'une caserne militaire. Les enfants de même condition devaient vivre certainement les mêmes choses que moi, on se regardait sans se parler à peine, on se jaugeait pour rentrer en contact. C'est dans cette ambiance de rigueur, de responsabilité, d'efficacité et d'autorité que j'ai commencé à accepter à vivre dans ce monde de l'internat. Avais-je le choix d'ailleurs ?

    Lorsque nous commençons à accepter chaque moment juste comme il est, les autres justes comme ils sont, nous-mêmes comme nous sommes, alors chaque instant est parfait. C'est un grand soulagement.

    C'est de là qu'à démarrer le commencement de mon engagement pour la vie et répondre « présent ». Dès le matin au saut du lit, aux baignoires, aux vestiaires, à la chapelle, à l'étude, au réfectoire pour le petit déjeuner, ou bien debout avant début de la classe à chanter l'hymne national, à l'entrée en classe, en réponse à l'appel je devais inlassablement chaque fois répondre à Kapela ; présent ! L'enfant que j'étais, assumait sa condition d'homme futur d'accepter le rythme quotidien.

    L'acceptation n'est pas la résignation, la passivité, l'abandon, c'est plutôt permettre aux choses d'être sans les rejeter. Je ne me reniais pas, je m'ouvrais à un nouveau monde.

    La proximité en internant dans un monde clos de 300 élèves m'a donné accès aux visages et à une certaine éthique. Il me fallait comme Levinas le dit dans totalité et infini que lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton et que vous pouvez le décrire, vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. Pour rentrer en relation avec autrui il m'a fallu accepter toute la condition humaine concentrée dans un même lieu de violence, de haine, d'amour, de rire, de projets. L'acceptation rythmait la vie relationnelle en se donnant une pose et une contenance dans nos liens. La proximité exposait et menaçait nos visages en nous invitant à des actes de violences. La proximité nous invitait aussi à ne pas faire du mal ni à « tuer » l'autre.

    L'une des situations les plus difficiles à accepter est le changement. Nous savons que chaque situation change, mais nous voulons qu'elle soit stable, sécurisante et qu'elle ne change pas, bien qu'en réalité elle ne soit pas contrôlable. Les choses changent, parce que les causes et les conditions changent. Nous n'aimons pas lorsque notre corps change, nous luttons pour ne pas vieillir. Nous souhaitons que le présent dure et personne ne veut mourir. Cependant nous sommes impermanents, et chaque instant est impermanent. Nous devons accepter l'impermanence qui fait partie de notre vie. Nous souffrons parce que nous nous accrochons et que nous voulons contrôler les choses.

    Suzanne, cette jeune fille que j'ai aimée à mes vingt ans, allait être mon élue. Tout faisait pour que nous nous marrions. La veille de mon départ pour l'Europe, je reçois une lettre de sa part me signifiant de ne pas compter sur elle pour deux raisons : je partais pour l'Europe et nos liens familiaux trop proches. J'avoue avoir pris une bonne douche froide et préparé un départ pour l'Europe du jour au lendemain très amer. Voilà une expérience supplémentaire du deuil dans ma vie, qui m'a donné l'occasion de m'interroger sur le qui suis-je moi pour rechercher toujours à survivre et à être toujours gagnant ?

    Il m'a fallu arriver à accepter ce que Hannah Arendt dit dans la crise de la culture sur l'autorité. Pour moi l'autorité requiert toujours de l'obéissance, et prise souvent comme violence ou prise de pouvoir, accepter cette forme de pouvoir ou de violence dans ma vie. Être rejeté par l'être aimé malgré mon autorité soit ma responsabilité de prendre Suzanne en charge et en accompagnement de vie.

    La rencontre et la séparation nous invite régulièrement à l'acceptation. Toute notre vie nous amène à lâcher prise.

    Le moyen de ne plus souffrir est de lâcher prise, de cesser de nous accrocher, de nous attacher. L'attachement est un fort conditionnement. À quoi devons-nous renoncer ?

    À nos idées, à nos concepts, à ce que les choses se déroulent selon nos souhaits, à être parfait, à nos expériences. Nous ne pouvons pas nous forcer à lâcher prise, comme nous ne pouvons pas nous forcer à nous endormir. Cela prend du temps. C'est un processus.

    Quelle est donc cette « prise » qu'il conviendrait de desserrer ? Cette attitude est-elle compatible avec un positionnement responsable ? Si oui, comment passer du concept à la pratique ? Les enseignements de sagesse traditionnelle s'articulent tous autour de cette question. Nous pouvons donc nous tourner vers eux et y chercher des réponses, qu'il nous appartient ensuite de faire nôtres. Au commencement de toute «prise» se trouve l'ego, une conviction, un ressenti dont tout découle et qui ne sous-entend en rien une négation de l'individualité. La pratique la plus simple et efficace du lâcher-prise consiste donc à s'exercer à demeurer ici et maintenant avec ce qui est.

    L'acceptation est également un désir de sortir de l'ignorance et de l'impuissance ; un regret de ne pas posséder la vérité et de ne pas tout maîtriser. Il faut que le temps soit vécu comme une privation et que l'absence de vérité et de pouvoir soient transformés en conscience.

    La conscience occidentale au moment de sa révolte voit poindre la figure accusatrice du stoïcien. L'acceptation stoïcienne instaure un style de vie où la grandeur s'exprime par le silence et la résignation. C'est ainsi qu'Alfred Vigny conclut son poème stoïcien La Mort du Loup par ces vers :

    « À voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
    Gémir, pleurer est également lâche
    Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
     »

    « La vie, c'est ce qui vous arrive pendant que vous êtes en train de faire d'autres projets », a dit John Lennon. Lâcher prise, c'est aussi cesser d'aborder l'existence avec une mentalité d'« assuré tous risques ». Quelle que puisse être la prétention du moi à contrôler l'avenir, la vie n'est pas une mutuelle et n'offre aucune garantie.

    Je m'offre cette prière que chaque humain a la responsabilité de trouver sa mission, sa vocation, et aussi le devoir impératif de l'amener à bien. J'accepte mes problèmes, mes soucis mes souffrances mes erreurs et de celles des autres : j'accepte.

    Paris le 29 mai 2014
    Laurent Kapela



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    Comment accepter ce qui nous paraît inacceptable ?

    En effet, l'homme n'a pas été éduqué, éveillé à se tourner vers lui-même, à s'observer. Il y a en lui toute une partie obscure qu'il n'a pas envie de connaître, de changer, de peur de souffrir.

    En niant et en luttant contre nos problèmes, nous les renforçons. Le refus d'acceptation se manifeste souvent par une colère tournée contre nous-mêmes, par des accusations, des jugements. Alors nous nous mentons à nous-mêmes ainsi qu'aux autres.

    En ne s'acceptant pas soi-même, il faut s'attendre à ce que les autres nous rejettent. Dans ce cas, on ne laisse pas les autres s'approcher de trop près.

    Le premier pas vers un changement est de reconnaître la présence d'un problème qui n'est en fait qu'une illusion. Cette première approche est à mon avis primordiale pour aller plus loin et lâcher prise.

    Pour évoluer nous devons nous détacher de nos souffrances inutiles, devenir libre et également apprendre à nous aimer.

    De plus, nous vivons dans une société où tout s'oppose à l'éveil de l'homme; chaque jour nous pouvons le constater.

    Accepter son âge par exemple, demande une force de caractère, particulièrement dans une société où tout est fait pour lisser, effacer, résorber, retarder l'âge du moins en surface. Car la première relation à l'âge établie par notre société est celle de l'apparence, de l'aspect extérieur. Comment accepter ce que l'on nous demande de nier, de masquer, de cacher et qui conduit à un mensonge intérieur.

    Accepter son âge suppose un premier acte d'autonomie, revenir à soi, se désidentifier et s'extraire d'un système de croyances qui nous limite. Cet acte de liberté intérieure est aussi une façon de reprendre la responsabilité de sa vie au milieu de toutes ces informations, souvent source de confusion.

    Accepter de véhiculer le mensonge tel qu'il est établi dans notre société c'est en être complice et devenir esclave.

    Fait à Chessy, le 13 Mai 2014
    Je regarde à l'extérieur et je vois le soleil,
    sachant toutefois que dans quelques instants il va pleuvoir.
    En l'acceptant, je le vis plus sereinement.
    Claudine Thomas