NUMÉRO 183 REVUE TRIMESTRIELLE janvier-février-mars 2020

Choisissez la couleur du fond d'écran :

Revenir en mode de visualisation classique

Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
  La croissance El crecimiento
 
Bernard, Hervé La croissance
 
Baleani, Eduardo El crecimiento
 
Delagneau, Philippe La croissance
 
Eliott La croissance
 
Giosa, Alejandro El crecimiento
 
Manrique, Carla El crepúsculo
  El crecimiento personal
 
Recherche/Investigation Groupe de travail
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de janvier 2020
 
Stella, Silvia Pandemia
 
Thomas, Claudine La croissance


Envoyer à un(e) ami(e)
    envoyer à un(e) ami(e)    
   Imprimer/Imprimir
    imprimer    
   Vos réactions sur ces articles
    vos réactions sur ces articles    


Le corps est essentiel à la croissance de l'esprit, comme l'esprit est essentiel à la préservation et à la croissance du corps.

En fait, on ne peut ni les opposer ni les séparer. Ils fonctionnent ensemble, puisqu'ils ne sont que les deux faces d'une seule et même réalité.

L'esprit est l'expression intellectuelle du corps. L'esprit ne peut penser ou imaginer sans le corps, et le corps ne peut se mouvoir ou agir sans l'esprit.

***

Le coronavirus m'a permis de prendre sans réserve mon chemin personnel de compréhension.

Et nous sommes tous obligés à laisser sortir de cet ennemi tyrannique la leçon de vie qu'il entraîne.

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Enfin c'est l'âge d'or pour une rénovation spirituelle, pour la croissance, la fin des temps de l'irresponsabilité subconsciente.

***

L'humanité a traversé jusqu'à aujourd'hui une crise de civilisation dont la gravité amène à recourir à un remède radical. Pour un nombre croissant d'esprits lucides le monde moderne était devenu une monstrueuse anomalie, une colossale absurdité dont les origines profondes ne se dévoilent qu'au prix d'une longue remontée du cours de l'histoire dans laquelle soudain le monstre correcteur apparaît sous forme de pandémie, d'isolation et de mort.

Des solutions fragmentaires ont été proposées depuis les deux derniers siècles.

Le déclin des églises et des idéologies encourage à la quête d'un nouvel horizon spirituel.

À la moitié du 20e siècle, deux maîtres à penser ont ouvert la voie au renouvellement spirituel de la planète, René Guénon (1886-1951) et Julius Evola (1898-1974). Cela nous met en face de l'antinomie de base : réalité / fantaisie, l'histoire réelle face à l'aberration moderniste. Puisant dans l'énergie de cette compréhension, la pandémie ne devient qu'un correcteur profond de toute aberration, c'est bien clair : changer ou disparaître, survivre ou claudiquer.

C'est un défi métaphysique lancé au progressisme, à l'évolutionnisme ou à la confiance infatuée de l'homme moderne dans la confiance de l'homme moderne, à l'immortalité de sa culture amnésique et déracinée. Je me fais un devoir de sensibiliser les traditionalistes à la priorité de la lutte contre le néo-spiritualisme et ses périlleuses déviations.

La théorie indoue des avatars (réincarnation du divin dans le vivant) peut faire en chacun de nous un avatar endormi, et la pandémie vient le réveiller. Dans tous les cas, laissons nous entrer dans notre monde à venir, car nous sommes obligés de le créer.

***

Le pape François a dit ce matin :

« Réservez-vous pour des temps meilleurs, alors le souvenir de cette crise vous aidera ».

Enfin devons nous grandir avec des coups et notre conscience n'avait-elle même pas sonné à notre porte ? Je ne le crois pas.

Il a fallu que notre tombeau soit ouvert pour nous faire réveiller de notre « coma ». Toute ma vie, j'ai essayé de donner aux autres le mieux de ma part pour la vie et la paix, mais peut-être que je parlais trop bas.

Mais il y a un point sur lequel je crois avoir fait le plus possible. Personne n'a été oublié avec ma parole et mes lois répétées à l'infini. Éveillez-vous, devenez conscient, objectivement conscient !

Fait à Paris le 8 avril 2020
dans ma retraite physiquement et spirituellement protectrice.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Le thème de la croissance m'a paru immédiatement comme venant à point nommé, même si l'ensemble des thèmes de 2020 ont été définis il y a un certain temps, bien avant l'affaire du COVID-19.

La coïncidence de ce thème avec la pandémie mondiale du COVID 19 ne m'apparaît pas du tout comme le fait du hasard, mais comme l'illustration, au moins d'une synchronicité (convergence de deux séries causales indépendantes, à savoir la définition des thèmes de la lettre de SOS Psychologue par notre présidente, le Dr Pioton-Cimetti de Maleville, début 2019 et l'émergence d'un nouveau virus dangereux en Chine, probablement après mutation d'un virus de la famille des coronavirus), mais peut-être aussi de la prescience de ce qui arrive actuellement, toujours par notre présidente.

L'annonce du confinement en France de toute la population annoncée le 16 mars 2020 à effet quasi immédiat le 17 mars à midi, a raisonné en moi comme une évidence sur la manière dont j'allais traiter le thème de la croissance.

Qui n'a pas entendu parler des trente glorieuses, qui rimaient avec la croissance, comme unique solution pour développer le bien-être social, économique, personnel de nos sociétés occidentales ? Cela a démarré après la seconde guerre mondiale avec le besoin, normal et impérieux, de reconstruire le pays, après les destructions de plusieurs années de guerre. S'en est suivi cette longue période des années 50 aux années 70, où tous les indicateurs économiques étaient à des niveaux encore jamais atteints depuis la révolution industrielle, et sans doute depuis l'aube de l'humanité.

L'énergie et les matières premières était aisément accessibles et à un coût faible ou modéré pour permettre à la communauté de construire de nouvelles habitations, des infrastructures, pour permettre à chacun de se chauffer, de se déplacer, de s'habiller et de se nourrir . Le chômage était bien sûr au plus bas, les indicateurs de santé ont fortement progressé. La population, au lieu d'utiliser une grande partie de son temps et de son énergie, pour satisfaire ses besoins fondamentaux, manger et se protéger, pouvait maintenant s'adonner à la pratique des loisirs, étendre le spectre des plaisirs, pouvait aussi consommer toujours plus dans les nouveaux temples qu'étaient devenus les supermarchés et les centres commerciaux, bien préparés par les leaders d'opinion et les lobbies industriels.

Depuis le choc pétrolier des années 70, ce modèle expansionniste et consumériste, qui raisonnait comme si la Terre recelait des ressources illimitées, a commencé à se fissurer, très lentement, avec le démarrage du cycle des conférences mondiales sur le réchauffement climatiques, différents mouvements visant à sauver la Planète, réduire les déchets, réduire la déforestation, réduire notre consommation, surtout ses excès jugés inutiles, mais également avec le réchauffement climatique, qui a régulièrement de moins en moins de détracteurs sérieux.

Bref, comme un effet de rebond, le maître mot, comme une sorte d'idéologie de balance, devient peu à peu la décroissance, avec ses contradictions, ses excès : comment pourrait-on décroître, si à terme la population mondiale croît toujours inexorablement ? Certes on peut réduire, voire supprimer nos gaspillages, en eau, en énergie, en denrées alimentaires, en biens de consommation, mais les changements d'attitudes intérieures, d'acceptations, de comportements, qu'ils supposent au préalable, seront d'abord maladroits, tâtonnants, avec des phases d'apprentissage, donc très lents.

La pandémie du COVID 19 oblige actuellement tous les pays de notre Terre (ou quasiment tous, en fonction de leur d'implication dans le concert de la mondialisation, par le biais du niveau du mouvement des biens et des personnes) à des mesures extrêmes, qui se traduisent à des degrés divers par des contraintes très fortes sur notre liberté, sur notre vie quotidienne, sur notre capacité à maintenir nos projets de vie tel quel, et surtout sur notre possibilité de se projeter dans l'avenir :

Le confinement total comme en Chine, notamment dans la province du Hubei pendant 2 mois et demi, où toute la population était obligée de rester chez elle, tous les éléments essentiels pour vivre étant apportés par une minorité de personnels strictement autorisés et contrôlés,

Le confinement général de la population, comme dans la très grande majorité des pays, au gré des premiers cas recensés ou des premiers morts identifiés et surtout de la capacité/rapidité des gouvernements et des chefs d'Etat à prendre les décisions adéquates, avec des dérogations possibles, mais aussi restrictives que possible, et un contrôle de la bonne application des nouvelles règles par les forces de sécurité,

Un confinement ciblé concomitant avec un suivi minutieux et rigoureux des personnes contaminés, dès le début, grâce à une organisation drastique bien pensée et des moyens médicaux en quantité suffisante, comme dans plusieurs pays asiatiques déjà sensibilisés (comme Taï-Wan) ou riches économiquement.

Dans tous les cas, chacun de nous, est soumis à des contraintes fortes, qui nous obligent à court terme, à revoir notre vie quotidienne : télétravail, réduction des contacts à l'extérieur, quasi suppression de toute vie sociale en direct au delà du cercle familial, remise en cause de la plupart de nos projets, notamment quand il impliquent des déplacements (si on analyse bien, sans doute tous nos projets à court et à moyen terme, pour les projets à long terme, impossible de se prononcer pour l'instant !). L'objectif est de réduire autant que possible et sous la contrainte de la loi et de la force public le contact avec les autres, même si l'ensemble des spécialistes s'accordent à dire que ce n'est pas une solution parfaite, mais c'est la seule, facile à mettre en œuvre, qui peut freiner le phénomène, donc éviter un engorgement de nos capacités sanitaires (en l'occurrence le nombre de lits en réanimation intensive), en attendant des solutions et des mesures à même de résoudre à terme la pandémie du COVID 19.

Au delà de l'effet de stupeur, face à cet ennemi invisible qui tue, et pas uniquement des populations particulières, comme les personnes âgées ou à risque, face aux règles drastiques sur notre quotidien, qui nous sont tombés dessus quasiment du jour au lendemain, profitons de ce suspens de notre vie avec cette pandémie, pour comprendre ce qui se joue dans notre vie, dans notre avenir, sur cette Terre. Examinons comment nous pouvons nous adapter, comment nous pouvons mieux nous préparer contre une future pandémie, car je suis persuadé que cette pandémie va finir par disparaître et qu'une autre peut émerger, peut-être plus dangereuse encore, ou contre toute nouvelle catastrophe mondiale (je laisse le choix des thèmes aux spécialistes, le choix est grand : la pénurie d'eau, l'élévation du niveau des océans avec le « tsunami » de migrants climatiques, un conflit nucléaire local, une éruption volcanique exceptionnelle…).

Si cette pandémie est, comme je le pense, certainement pas due au hasard mais à la volonté de forces supérieures (certains pourront invoquer le Dieu de leurs religions), comme un cri de colère de la Terre envers les humains qui, progressivement et inexorablement, la vampirisent, la détruisent dans un mouvement à la fois désordonnée (car chacun agit à son niveau individuel sans conscience du mouvement d'ensemble général), mais aussi coordonnée (car il est le fait de nombreux relais de pouvoir conscient de leurs actes, mais ne voulant pas en assumer les conséquences : les états, les grands groupes industriels, les idéologies…). Si l'on ne pense pas que derrière cette pandémie il puisse exister une volonté délibérée de mettre un point d'arrêt, en tout cas un sacré coup de frein, envers tous les humains de cette Terre, profitons de ce « stop » pour examiner la position de l'homme sur cette Terre et sa responsabilité vis-à-vis de l'environnement qui l'entoure.

Curieusement le mal est venu du centre de la fabrique de monde, la Chine, acteur exemplaire et essentiel de la mondialisation, qui en retour a été le relais de cette crise sanitaire mondiale. Cette épidémie qui a démarré à Wu Han n'aurait sans doute pas dépassé les frontières de la chine il y a un siècle, quand les déplacements internationaux rapides et de masse n'existaient pas, c'est-à-dire avant le développement du transport de passagers par avion. Localement dans chaque pays, la pandémie s'est développée au gré des déplacements de personnes, qui se sont si banalisés depuis plusieurs décennies, notamment le développement de l'aviation civile internationale.

Je propose que, pendant cette période qui sera marquée à la fois par un freinage très important de l'économie et une limitation drastique de la vie sociale de chacun au quotidien, sur une durée, qu'il est encore difficile à estimer, certainement plusieurs mois, nous revoyons notre modèle de croissance :

  • laissons derrière nous notre modèle de croissance sans limite et souvent disproportionné par rapport à nos réels besoins, car tout simplement la Terre a des ressources limitées et l'homme prélève maintenant plus vite que la Terre ne peut régénérer (c'est au moins vrai pour certaines ressources essentielles),
  • oublions aussi un modèle de décroissance, car aucune société, aucune communauté, n'accepterait de revenir en arrière, au plan du confort matériel, du niveau sanitaire, dans le domaine des loisirs,
  • construisons peut-être une troisième voie, fondée non sur la croissance économique, mais sur la croissance de l'homme vis-à-vis de sa responsabilité d'occupant de la planète Terre. Il s'agit probablement d'une croissance philosophique, d'une croissance spirituelle, d'une croissance de la maturité et de la responsabilité. L'objectif est de « croître » finalement en sagesse pour mieux respecter notre planète Terre et tout ce quelle contient : la biodiversité, les ressources naturelles, les humains entre eux.

    Cette troisième voie doit nous obliger à inventer un nouveau modèle de civilisation humaine, doit permettre d'ouvrir de nouveaux champs de réflexion et de développer ceux faisant déjà l'objet de réflexions et d'actions. Je pense par exemple à la relocalisation de certains productions de biens industriels, mais surtout de biens de consommation alimentaires, mais la liste est bien plus longue. Revoyons nos moyens de déplacement et notre besoin en déplacements. Travaillons bien et sérieusement sur nos gaspillages, ceux si évidents, mais certainement d'autres auxquels nous n'avons pas encore commencé à réfléchir. Concevons des environnements de vie moins consommateur d'énergie non renouvelable. Mais à chaque fois il ne s'agit sans doute pas d'aller d'un extrême à l'autre, mais de réfléchir et d'organiser un meilleur équilibre de notre modèle économique, de notre modèle de vie, de nos échanges.

    Il s'agit à chacun individuellement, à chaque organisation quelle qu'elle soit, de développer de nouveaux savoir-être et de nouveaux savoir-faire, plus respectueux de l'environnement, en utilisant toutes nos ressources intérieures, notre intelligence, notre hauteur d'âme, notre discipline, notre amour vis-à-vis de soi et des autres. Un vaste chantier nous attend !

    Je repense à cette phrase, prononcée par André Malraux, toujours à méditer : « le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ! »

  • Hervé Bernard



    Il est une croissance qui me fut tellement pesante par son absence que je la ressentais alors appauvrie d'une certaine humanité, de mon humanité. Cela me renvoie à ma vie passée, mon enfance, mon adolescence, ma jeune vie d'adulte.

    La croissance était seulement envisagée pour son aspect sociale, sur le plan du quotidien, bien travailler à l'école, avoir un beau métier, devenir autonome financièrement pour l'essentiel et le reste, être obéissant, bien respectueux.

    La croissance c'était celle du corps, du passage du stade de l'enfance à l'adolescence, puis à celui de l'adulte.

    Mais il y avait quelque chose d'inexplicable dans ma vie, il y avait un manque, la vie ne pouvait pas être que cela.

    Plus exactement, je ne lui trouvais pas de sens, il me manquait une résonance que je ne trouvais nulle part. C'était sans doute instinctif, il n'y avait pas de rationalité, pas encore, mais il y avait une sensation, un sentiment de mal être, de quelque chose qui ne va pas.

    Les années sont passées, je commençais à entrevoir une possible évolution qui nous touchait de l'intérieur à partir des manifestations de notre personnalité. Mais là aussi, j'entendais une connotation négative. Aller voir un psychologue, c'était parce qu'on était malade, presque un fou, un délirant, c'était en tout cas quelque chose de pas clair, qu'il était préférable de ne pas approcher.

    Je me rappelle le discours d'un détracteur du travail analytique qui se représentait cette approche comme une menace pour l'équilibre familial, un cheminement qui conduit inéluctablement à la confusion, à la discorde, à la séparation.

    Les années ont passé, mais ma quête du sens de la vie, de la raison d'être, était toujours ancrée comme une présence invisible attendant patiemment le moment de l'éclosion dans un terrain plus fertile.

    Et ce miracle inconscient arriva.

    Enfin je pouvais savoir plus que comprendre encore le sens donné à la vie, à ma présence. Quelle exaltation, quelle passion, quelle joie de voir s'ouvrir la possibilité d'un chemin d'évolution intérieure, pas un chemin d'évolution concernant ma seule personnalité, mais plus encore, un chemin d'évolution concernant cette chose mystérieuse ancrée en nous telle une semence.

    Mais pourquoi cela n'avait-il jamais été évoqué autour de moi durant mes vingt premières années ?

    C'était presque enfantin, mais ce savoir représentait alors pour moi l'aboutissement de ma quête. En réalité, je le compris bien plus tard, c'était une naissance, mais vers qui, vers quoi ? Je croyais que le plus difficile était de frapper à la bonne porte et qu'ensuite le chemin serait plus facile.

    Cet affront innocent m'a quitté. Le qui, le quoi n'a plus d'importance, je suis et demain sera un autre moi-même. Je vois la direction, mais seulement la direction. Qui suis-je, je ne sais pas. Aujourd'hui sur ce chemin d'une évolution intérieure, je sais et je comprends ce qui est bon pour moi de ce qui ne l'est pas. Aujourd'hui, je suis devenu responsable, je pose des actes. Même endormi, je suis responsable, parce que je comprends que je ne suis plus l'ignorant d'avant.

    Étrangement aujourd'hui avec ce chemin accompli, je vis encore l'absence, ce vide qui m'effrayait inconsciemment dans ma jeunesse. Aujourd'hui je suis plus conscient de cette absence lorsque je ne suis pas présent à la situation, quand les fonctions de ma personnalité s'emballent sans moi.

    Je crois que j'ai toujours eu un problème avec l'absence, mais étrangement cette absence est un facteur à vouloir m'éveiller. Quel combat, quel combat terrible entre l'ombre et la lumière, entre l'absence de conscience et sa présence.

    Il m'a été donné le choix de vivre librement ce combat, de l'accepter ou de le refuser. Je remercie celles et ceux qui ont contribué volontairement ou non à mon éveil, à la compréhension de cette vérité.

    Je remercie cette énergie sacrée omniprésente sans qui rien ne serait possible, elle qui ne demande qu'à s'accorder à moi au prix d'énormes efforts consentis. Seigneur, prends pitié de moi et je t'en prie Seigneur donne-moi encore et toujours la force à mener ce terrible combat qui nous rassemble.

    Chessy le 20 avril 2020
    Philippe Delagneau



    Le terme «croissance» résonne en moi de plusieurs façons. J'y vois de nombreux sens et qui se rapportent à différents domaines : l'économie avec la croissance économique et ses sources (croissance intensive, extensive, endogène), la densité de population avec la croissance démographique, la sociologie avec la croissance sociale ou encore la santé avec la croissance physique. Mais ces quatre sens ont une propriété commune qui est l'augmentation, la hausse, l'évolution.

    On peut alors se questionner sur ces notions.

    La croissance économique rime-t-elle avec la croissance sociale ? En d'autres termes, est-ce que l'augmentation des richesses a permis une réduction des inégalités ? Ou bien n'a-t-elle fait qu'accroître ces inégalités ?

    Aussi, la Terre deviendrait-elle vivable pour les hommes si la croissance démographique se poursuivait ?

    On peut également parler de «croissance mentale», de «développement psychologique». Cela concerne le domaine du psychique. Ainsi, il convient de se demander si les capacités mentales de l'Homme, c'est-à-dire ses capacités à réfléchir, à fonder des raisonnements ou même à avoir des émotions ont été enrichies au fil des siècles.

    Et contrairement à cela, la croissance physique s'applique à l'échelle d'un individu et non à l'espèce humaine. Chaque personne est différente face à cette croissance physique qui a lieu jusqu'à la fin de l'adolescence.

    Mais la croissance évoque aussi une évolution, un chemin vers la sagesse, la lucidité. La vie n'est pas un long fleuve tranquille mais bien une route avec des obstacles. Chaque obstacle représente une difficulté. Si cette difficulté est surmontée alors l'individu évoluera dans le bon sens et s'approchera un peu plus de la sagesse, de la maturité.

    Eliott



    Pour lire ce fichier PDF, cliquer sur l'icône :

    RECHERCHE/INVESTIGATION



    Pour lire ce fichier PDF, cliquer sur l'icône :

    Si vous ne possédez pas le logiciel
    Acrobat Reader
    indispensable pour sa lecture,
    vous pouvez le télécharger sur le site :
    Acrobat Reader

    SOS Psychologue



    Nous pouvons décliner la croissance de différentes façons. Je choisirai ici la « croissance intérieure », celle certainement dont on parle le moins.

    Que peut-on en penser aujourd'hui lorsque l'on regarde notre humanité ? Personnellement, je vois la croissance de la déshumanisation d'année en année. La souffrance d'assister à cette décadence et la souffrance humaine autour de nous s'amplifie de jour en jour.

    Tous les grands événements de la vie des masses humaines sont causés par les influences planétaires et la société humaine est une masse très sensible à la réception de ces influences. Lorsqu'un accident ou une simple tension se produit dans l'espace planétaire, il est immédiatement ressenti par les masses humaines et, de ce fait, les hommes soumis à leurs fragilités, à leur mécanicité, se mettent à se haïr et à s'entretuer.

    Nous formons un tout, l'homme est la réplique de notre cosmos.

    La croissance intérieure, la croissance des corps intérieurs de l'homme (l'astral, le mental) est un processus matériel entièrement analogue à celui de la croissance du corps physique.

    L'homme, pour naître, doit d'abord mourir et pour mourir il doit d'abord s'éveiller. Naître c'est le commencement d'une croissance de notre essence, de la formation de l'individualité. Pour cela l'homme doit se libérer de son attachement aux choses, de l'identification aux choses, de l'attachement à ses souffrances et à sa stupidité afin que le grand Moi puisse naître en lui.

    Aujourd'hui notre compréhension de nous et du monde, de la vie et de notre existence, est en train de passer par une transition sans égal. Ce profond processus vers une nouvelle ère est ressenti partout dans le monde. C'est un choc profond et cette transition est précédée de crises qui sont des crises d'ignorance et d'absence de conscience.

    Nous devons passer au-delà du mental pour atteindre l'état de pure conscience.

    Fait à Chessy, le 15 mars 2020
    Claudine Thomas