NUMÉRO 151 REVUE BIMESTRIELLE octobre-novembre 2013

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
  L'harmonie
  Je viens de l'harmonie Yo vengo de la armonía
 
Bernard, Hervé L'harmonie ou une aventure architecturale
 
Cohen, Rut Poussière d'étoiles et pluie d'amour Polvo de estrellas y lluvia de amor
 
Delagneau, Philippe L'harmonie
 
Giosa, Alejandro La armonía
 
Guenter, Jacob I am from
 
Kapela, Laurent L'harmonie
 
Lessieux, Guy La maraude
 
Manrique, Carla Paz interior y paz exterior
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de octobre 2013
 
Tarsitano, Alberto Pas de deux
 
Thomas, Claudine L'harmonie


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En relisant mon article sur l'harmonie écrit le 7 mars 2013 je suis surprise par le fait qu'aujourd'hui mon attention sur le thème concerne la question « comment établir l'harmonie », si personnellement je ressens en moi le chaos. Beaucoup d'événements sont arrivés dernièrement qui ont menacé et atteint ma paix intérieure. Le départ d'êtres aimés : deux amies sont parties à l'aube de leurs demi-siècles en nous laissant familles et amis quelque peu orphelins.

***

En moi je ressens le chaos. Je dois faire un tas de choses administratives. Je dois m'engager à prendre des décisions. Je dois retrouver la lumière de la raison, mais je n'en ai pas le moindre courage. Les sur efforts n'arrivent même pas à avoir la durée suffisante pour devenir des chocs complémentaires. Je voudrais me laisser stimuler par vos réflexions sur le thème.

***

Comment puis-je aujourd'hui parler d'harmonie, alors que je ne peux accepter que pour le moment le chaos, l'accompagner jusqu'à le voir se vider de sens et questionner ce qui restera en moi à interroger.

***

J'essaierai d'écrire mon chaos pour le rendre compréhensible :

  • Je suis malade de solitude,
  • Je ne sais pas par où commencer pour faire le tri entre le vrai et le faux, entre le réel et l'imaginaire,
  • Je ne peux pas voir clairement la différence entre l'amour et la haine,
  • Je n'ai plus envie de me battre,
  • J'ai l'impression que ma vie se passe sans moi.

Avec cette dernière phrase une petite lumière s'anime.

Je crois avoir exprimé les non sens de mon état d'âme et ce qui émerge c'est que j'ai l'impression d'être à côté de ma vie. Ce n'est pas complètement vrai, car je renais de mes cendres par la transmission. C'est dans le don que j'existe même en étant au cœur du chaos.

Par rapport à « par où commencer pour faire le tri » je suis en train de le faire par cet élan qui anime ma graphocatharsis pour me sortir de la confusion.

Donc ce n'est pas une question de vrai ou de faux, mais c'est assumer une position de conciliation qui relativisera mes excès d'humeur et apaisera mon centre émotionnel.

Par rapport à une difficulté de voir clair entre l'amour et la haine, la question reste, c'est la plus difficile à travailler. Mais je crois que peut-être dans ma vie j'ai trop aimé sans avoir vu que les autres ont été en partie le produit de mes projections, de ma mécanicité, de ma fantaisie, de mes illusions.

Je n'irai pas plus loin. La haine ? Oui, mais par rapport au fait que si le pardon existe, l'oubli n'existe pas.

***

Mon cœur bat très fort. Le sur effort est accompli. Le chaos est éloigné, mais consciemment objectivé.

Maintenant je ne suis ni toute noire ni toute blanche. Je vous quitte, je vais à la messe avec mes derniers questionnements. La paix arrive en douceur à harmoniser mes opposés.

Écrit à Paris le 24 novembre à 18 heures,
bien présent dans une souffrance étrique normale.
Je suis reliée et l'harmonie émergera bientôt
quand la vraie acceptation sera faite.
Le 24 novembre à 20 heures l'acceptation est faite,
je ressens l'harmonie et je constate que l'équilibre est instable.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



L'harmonie est un heureux mélange, un accord de sons, de rythmes, de couleurs, de formes. Pour harmoniser l'homme, il est possible d'accorder la dualité fondamentale qui oppose le corps et l'âme.

N'était-ce point l'idéal des Anciens ? « Mens sana in corpore sano.»

Conserver et entretenir le corps en bon fonctionnement par l'hygiène, développer sa puissance et son agilité par la gymnastique : voilà ce qu'il faut enseigner aux enfants. Puis maintenir l'intelligence alerte par l'exercice, la nourrir par l'instruction.

Conserver un juste équilibre en favorisant les tendances dites supérieures et en atténuant les tendances animales.

***

Un tel individu pourrait-il se former dans l'isolement ?

L'idéal individuel serait irréalisable si se perpétuait une société foncièrement injuste dans la répartition des tâches et des biens.

Tout le monde reconnaît les bienfaits de l'hygiène, mais combien de personnes habitent des taudis et ne jouiront jamais des plaisirs de la touche, du bain, des fenêtres larges et bien exposées ? Combien ne peuvent manger à leur faim ? Combien traînent une lourde hérédité ou des maladies dues à un milieu défavorable ?

Tout le monde reconnaît les bienfaits de l'exercice physique et des sports, mais beaucoup d'enfants ne s'adonnent guère qu'au ménage, au travail précoce dans l'usine.

Tout le monde reconnaît les bienfaits de l'instruction ; malheureusement, tant qu'elle ne sera pas accessible à tous, du premier au troisième degré, dans la mesure du désir et des possibilités de chacun, rien ne sera satisfait.

Par quels procédés la société résoudra-t-elle ces problèmes posés par l'inégalité ?

***

Gabriel Séailles, philosophe français (1852-1922) sent la nécessité d'harmoniser la planète, c'est-à-dire de réduire les oppositions de race, de religion, de nationalité.

Comment accepter que les niveaux de vie soient si différents ? Comment tolérer les effroyables famines des Indes ? Comment supporter qu'il y ait des races inférieures et que, dans un même pays, tous les citoyens n'aient pas les mêmes droits ? Que certains vivent dans de véritables ghettos ? Comment ne rien dire et ne rien faire alors que la moindre discussion entre pays voisins engendre une guerre aux effroyables conséquences ?

***

À quoi bon nous disputer sur les fondements métaphysiques de la morale ! Nous avons des tâches plus urgentes à remplir. Ce ne sera pas trop de toute notre science, de toutes nos possibilités techniques pour les réaliser.

Toute découverte scientifique, toute machine nouvelle améliorera le sort des hommes s'ils s'organisent pour que la découverte ou l'invention ne profite pas seulement à une poignée de privilégiés, pour que la machine fasse la relève de la main-d'œuvre ; pour que les engrais chimiques permettent à la terre de nourrir, en n'importe quelle zone, la multitude grossissante des humains ; pour que les moyens techniques de diffusion de la pensée et de l'art mettent les trésors littéraires, scientifiques et artistiques à la disposition de tous ceux qui désirent les prospecter ; pour que la raison et l'imagination inventent des institutions internationales capables d'étendre la timide action présente.

Toute découverte scientifique, toute invention technique, toute conception morale qui pourra servir à harmoniser l'individu, la société, la planète, sera la bienvenue.

***

Il n'est pas un homme, quelle que soit sa confession, sa nationalité ou son opinion politique, qui puisse récuser cette conception de l'harmonie sans jeter bas l'édifice de notre civilisation contemporaine.

Il faudrait être bien exigeant pour ne point convenir que la fin immédiate de la morale est l'homme, l'homme d'ici-bas, l'homme d'aujourd'hui.

Fait à Paris, le 7 mars 2013
Et le temps s'harmonise avec mon état d'âme
La sérénité s'accompagne d'un soupçon de printemps
Et je suis en paix dans ma conciliation
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Je suis assise près de la fenêtre. J'écoute le concert 34 de Mozart et je me souviens de toi. Les arbres dansent en suivant la musique, mais ils ne sont pas au courant, ils s'accordent et cela fait harmonie.

Je viens de l'harmonie que tu as créée en moi dans notre ardente et sauvage jeunesse quand encore nous n'avions même pas les enfants.

Je viens de notre chambre à Cordoba, de mes glaces à la crème, de mes carrés de chocolat et de ma tête sur tes genoux où j'ai bercé mes rêves les plus beaux.

Je viens de nos dimanches prolongés, des après-midis à la messe, des chants d'église et je m'endors encore une autre fois, pour te rêver et ne pas te perdre, parce qu'ensemble nous étions et nous sommes l'harmonie.

Je viens de la chambre dans l'Attique, dans le comble des parfums des meubles en bois ciré et de la perception des paysages enneigés à travers la fenêtre.

Je viens de notre maison dans les nuits sereines de notre vie, de la respiration du silence, mais aussi des murmures et cauchemars qui déclenchent les sons de l'horloge à pendule.

Je viens du pain dans le four et des bouteilles endormies dans la cave, d'un vin si rouge qui ressemble au sang, mais aussi du sang.

Je viens de toi comme tu viens de moi et par notre harmonie nous recréons l'éternité et enfin.

Je viens de Cordoba, de Buenos Aires, d'Olivos, de Belfort, de Domme, de Paris et de tous les points géographiques s'accordant dans l'histoire de notre vie.

Fait au Marquesat, le 3 novembre 2013
en regardant le château de Castelnau.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Il est souvent plus facile de communiquer et de passer des messages dans le temps en utilisant des symboles et des images.

Il m'a semblé naturel, pertinent et de portée universelle de comparer l'harmonie à la construction d'une habitation, plus généralement ce que j'ai envie d'appeler une aventure architecturale.

Je ne pense pas que l'harmonie soit innée. Même si par exemple nous pouvons naître dans une famille baignée d'amour et de calme, personne ne peut être longtemps à l'abri des vicissitudes de la vie, des aléas heureux et aussi malheureux, parfois douloureux, de notre environnement, c'est-à-dire des difficultés de la vie. Je pense plutôt que l'harmonie se gagne par le travail, par l'effort, par la discipline, par la volonté, c'est-à-dire par toutes actions et valeurs qui demandent un effort physique et psychologique.

L'harmonie est comme une tentative permanente et éclairée pour allier valeurs, projets et actualité, tout au moins réduire autant que possible le décalage parfois inéluctable entre ces trois repères dans notre vie :

  • Chacun de nous doit se donner un système de valeurs et un code déontologique à moins de se laisser vivre dans le chaos, la délinquance ou la confusion,
  • Pour nous subsister, pour nous réaliser, nous devons élaborer et construire des projets de vie, à côté d'actions et de projets plus quotidiens, qui en constituent un accompagnement naturel et nécessaire,
  • L'actualité est comme la photographie du soir quand nous allons nous coucher en nous confrontant consciemment ou inconsciemment à une sorte de bilan « ai-je accompli ma tâche, ai-je réalisé toutes les actions que je m'étais donné ? »

Un grand projet ne peut pas se construire d'un seul coup. Il nécessite plusieurs étapes, des essais, des choix, comme la conception et la construction d'une maison avec un plan, plusieurs pièces et étages. L'harmonie est comme un miroir psychologique de l'état d'avancement du chantier que nous avons ouvert, qui pourra être semé de difficultés, d'embûches, de moments d'abattements, voire de tentations d'abandon.

Un peu comme pour la construction d'une maison, si nous n'avons pas une vue, au moins une vision d'ensemble de notre projet, de son architecture d'ensemble, de son phasage, nous risquons fort d'aboutir à des impasses, à des accidents, avec tout son lot de dommages collatéraux, au plan psychologique et somatique et le risque de confusion et de réactions négatives associées.

La recherche d'une harmonie générale nécessite de se connaître, c'est-à-dire connaître ses points faibles, ses limitations, les domaines qui nous conviennent préférentiellement, là où circulera plus facilement notre énergie et notre capacité d'étayage, ce que nous pourrions appeler nos zones d'harmonie locales, notre cartographie personnelle de l'harmonie. Construire une maison qui nous convienne, requiert autant le choix d'un style général que celui de l'agencement et aménagement intérieurs et de toute la décoration jusqu'en ses moindres détails, sans lesquels nous ne nous y sentirions pas à l'aise.

Les comparaisons entre la construction de son harmonie intérieure et celle d'une habitation peuvent sans doute se prolonger à l'infini :

  • La nécessité d'ajustements ponctuels ou de rénovations régulières, voire de modifications complètes, quand le contexte et les aléas de la vie l'exigent,
  • La nécessité de tester, d'évaluer ce que nous avons construit, pour vérifier si cela correspond à notre désir, à notre bien-être, ce qui participe bien sûr à mieux se connaître soi-même, matériau de base de toute harmonie,
  • Le beau est l'essence même de l'harmonie comme nous investissons beaucoup, notamment dans nos sociétés occidentales, pour aménager notre maison, sans doute, parce que nous y passons la majorité de notre temps, probablement pour construire un havre de paix et un lieu de ressourcement, bien utile pour affronter le monde extérieur.

J'espère vous avoir convaincu que l'harmonie est un bien essentiel pour accomplir sa tâche dans notre monde et dans cette vie, soit comme objectif à atteindre comme mode de vie et donner le meilleur exemple de nous même aux autres, soit comme moyen pour mieux accomplir sa mission, personne ne pouvant vivre durablement sans toit.

Hervé Bernard



Pendant beaucoup de temps l'harmonie a été comparée à la quiétude, à la tranquillité, la beauté et à la sérénité.

Mais en allant dans la vie, en marchant, nous nous retrouvons dans des situations où les mouvements sont ondulants et tumultueux.

Dans certaines opportunités nous pouvons avoir une sensation de bien-être comme si nous avions habité la tranquillité.

Nous pouvons comprendre que chaque incarnation plus ou moins consciente complexité des autres cultures nous amèneraient à comprendre cette mère charmante qui nous berce chaque nuit.

Musicalement l'harmonie est reliée au langage de la vie des sons comme la beauté. Nous regardons et nous ressentons la dimension spécifique de notre corps physique qui va relier le corps émotionnel au corps mental avec des liens plus ou moins gentils pour nous sentir tranquilles et légers.

Mais notre être n'est pas tranquille.

Tout ce qui est autour de nous est transformation et expansion.

Notre être fait partie de ce multi univers qui est en transformation continue et en expansion.

Peut-être dans ce vouloir vivre dans l'immuable sécurité nous ne permettons pas notre être de se manifester dans la diversité et exprimer ses transformations. Est-ce que les choses nouvelles expriment toujours transformation et expansion ?

Parfois il y a des glissements et des métaphores qui dialoguent dans un aller et retour incessant. Dans ce mouvement s'introduit un espace de silence qui circule et fait lien entre ce qui est connu et ce qui n'est pas encore présent. Quand nous exprimons notre puissance, notre capacité dans nos actions, dans nos pensées, dans nos sentiments, un tic tac physique s'impose selon un rythme déconcertant.

Rythme déconcertant car sa cadence est autre par rapport à la constance où nous nous plaçons généralement.

C'est un saut gymnastique que notre être libère et nous libère.

De quoi, de qui ?

Peut-être d'une ombre insistante qui nous accompagne dans un endormissement dans un fauteuil confortable sans choix libre.

Liberté et choix de notre parcours sont pleines de discontinuités et d'alternances, de visions chaotiques du présent et du futur, simplement parce qu'ils sont inconnus.

Le silence n'est pas toujours ce qu'on appelle harmonie.

Le silence est l'expression de ce qui est multiple.

Et le multiple est comme une pluie de surprises qui nous étonnent et nous émeuvent au même instant.

Quelque chose de sinistre qui est en nous dans notre rencontre avec le statique et la désagréable impuissance de la soumission dans une réincarnation sans couleur. Profiter de notre réincarnation c'est sans doute rencontrer l'harmonie.

C'est dans cette permanente expansion et transformation de la planète Terre, à laquelle nous appartenons, et dans le multi univers, dont nous faisons partie, que l'harmonie se présente.

C'est cette harmonie que notre personnalité désire et notre être s'exprime de façon constante dans son devenir.

Allez vers l'harmonie et prenez plaisir à notre incarnation, malgré les inconvénients qui nous abordent tout le temps. Les choses importantes sont que nous sommes baignés par la poussière des étoiles et la pluie de l'amour.

Rut Cohen



C'est comme un appel que l'on peut ressentir, observer, qui surprend par sa fugacité, sa réalité, sa présence, une présence qui vous dit « je suis ».

Elle nous interpelle, nous appelle : « Je suis là » pourvu que tu m'acceptes, elle se rappelle à nous même et nous adresse ce message, « je suis là »

Goûte, alimente-toi, vois comme le monde change, vois comme les couleurs sont plus vives, vois comme elles s'imbriquent, distinctes et complémentaires. Apaise-toi et éveille-toi en moi.

Appelle-moi, je suis là, ne te prive pas, cette force est pour toi, pas seulement pour toi, agrippe toi à moi de toutes tes forces.

Vois-tu ce cheval au galop. Monte-le sans vouloir le changer et va découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux horizons. Montre-moi aux hommes de bonne volonté, dis leur que j'existe et que je les attends.

Prie pour que ma paix soit ta paix, que mon amour soit ton amour, pour que ma grandeur soit ta grandeur d'âme, vois cet arc-en-ciel et vois au-delà cette unité, vois comme ces couleurs ne font qu'une bien que distinctes.

Avec moi crée l'unité en toi et autour de toi, avec moi sois force de proposition, avec moi sois le chemin qui guide tes pas.

Rayonne ce monde. Il t'a été beaucoup donné, la vie, la conscience, manifeste ce que tu as reçu selon tes possibilités, manifeste la création, sois avec moi, car j'ai aussi besoin de toi, je t'aime.

Sois mon enfant et grandis. Manifeste la toute puissance de l'harmonie. Retrouve-moi, je suis là.

Chessy, le 25 novembre 2013
Philippe Delagneau



I am from
Burning poplar wood, windows closed with shutters and an old bible with family history written in the margins.

I am from
Homemade noodles, varenki, and my favourite chocolate cream pie

I am from
A precious black shawl, paper sewing patterns, a hand-sewn blue black pleated Sunday dress with a lace trim cap ribbons hanging in the back.

I am from
Snaring gophers, rolling old tires and biking through forest trails

I am from
Hahleluya, Shisya, mild cossing, and come to medach

I am from
Attic bedroom, big wooden banister and a magic window view of the countryside

I am from
A nighttime house, sleep breathing, whispers and nightmare cries to the pendulum clock

I am from
Bread baking in the brick oven, sauerkraut fermenting in a crock and bottles of pincherry wine in cold storage

I am from
Fallen china cupboards, broken special dishes swept up with a straw broom and a stream of mother tears

I am from
Filling the shed with winter wood, driving horse and cart to fetch water from the well, and popping the first gooseberries in my mouth to see if they were good enough for the basket

I am from
Camping in Prince Albert, family radio time with Amos and Andy, and building snow forts in the drifts with my brother George

I am from
Pitching ragged softballs, double punches after homers, and re-stitching balls for the next game

I am from
Taking the wheel on a 1929 Model A Ford, braking on loose gravel and crashing through the willow bush.

I am from
Sad memories of the collie in the cistern and losing a loving brother to a threshing machine, and a five year old's memory of death.

I am from
A bucking mustang that made me take the back seat, getting back on and then bouncing off the tail end

I am from
Sitting in church dosing, looking through coloured windows and dreaming of better days to come

I am from
The good old farm, climbing the maple tree, and rolling hiestakopp down new straw-stacks after harvest

I am from
Winter being lost in a heavy snowstorm then allowing the horses to find the trail home safely

I am from
A world War II army call, rejection because of a bad back, traveling world-wide to see what this world is all about

I am from
A ten spot bet, throwing my last pack of Old Chum into the wood stove and kicking a thirty year smoking habit

I am from
A mother's wisdom, a pack of experience, and poems of peeking into the past

I am from
Springs, summers, autumns, winters to Remember

october 2013
Jacob Guenter



Le terme d'harmonie est emprunté au langage musical. Les sons engendrent une harmonie quand, de leur mélange, résulte une sonorité agréable à l'oreille. L'harmonie suppose ainsi une simultanéité. En art plastique, on dira d'une fresque qu'elle est harmonieuse, car sans agressivité ni déséquilibre. De même pour la couleur qui laisse une impression agréable dans son unité. L'harmonie s'applique à la totalité, et exprime la perfection de l'œuvre en tant que tout y concourt selon une juste mesure.

Un tableau est harmonieux quand il donne une vision de calme, de majesté et en même temps d'intimité.

Une œuvre harmonieuse comme une histoire est avant tout une œuvre composée. L'harmonie n'est pas livrée dans une contemplation passive, nous jouissons d'elle grâce au jeu de l'esprit qui parcourt l'œuvre pour en découvrir les richesses. Cette indication est importante ; on ne subit pas une œuvre d'art, mais on s'attache à expliciter ce qu'elle recèle. Le plaisir de l'art résulte de cette activité de l'esprit guidé par la sensibilité, tout en restant dominé par la présence totale de l'œuvre, telle l'expérience de toute une vie, ma vie en recherche d'équilibre.

Le 24 mars 1957 Thérèse Kisita, fille de Madeleine Muangu agricultrice et d'Alphonse Mbaki grand commerçant de Mbanza-Ngungu se retrouvait à l'hôpital de Nsona-Kulu avec son époux Gustave Kapela fonctionnaire de la fonction publique au ministère des titres fonciers, où quelques heures plus tard, je naissais.

J'ai su quels avaient été l'émerveillement et la joie de ce couple qui m'accueillait après la naissance de leur fils ainé Alphonse.

Ainsi débute ma vie dans l'harmonie d'une famille où se succèdent l'arrivée de 7 enfants entre joies et peines.

Je me souviens des périodes où tout petits nous nous retrouvions ensemble au salon où nos parents nous partageaient les histoires familiales, l'éducation, le respect, le suivi des devoirs scolaires et l'éducation civique pour nous aider à rentrer dans l'âge adulte. Ces moments de pur bonheur ne nous empêchaient pas de nous disputer. C'était la suite logique de la vie familiale.

Je me souviens de mes camarades du quartier avec lesquels nous avions « fabriqué » la lumière. Quelques piles de batterie posées sur une planche, des fils électriques un positif, un négatif, une ampoule et la lumière a jailli.

Dix gamins, s'exclamant de joie, parcourent les rues dans la nuit noire éclairée de leur « invention » entraînant dans leur course les autres enfants sur les trottoirs du quartier. La cohésion du groupe de camarades ne souffrait d'aucun manquement aux règles établies par la bande. Cette lumière était déjà pour nous une démarche de vivre ensemble et de partage.

Je me souviens du temps partagé avec mon père qui m'amenait le matin dès 4heures à la plantation située à 30 kilomètres à pied. Malgré la distance et la fatigue, j'étais heureux de partager ce moment avec mon père qui m'apprenait à reconnaitre les plantes longeant le parcours. C'est le début de ma relation à la nature et à l'apprentissage de l'environnement. Mon père m'a transmis sur ce chemin, son histoire et ses valeurs. La marche rythmait nos pas et se mélangeait aux sons des oiseaux, du vent et parfois des vols d'insectes. J'entendais la voix du feu, de l'eau et le sanglot des buissons dans le vent.

Je me souviens du temps en famille où papa animait la soirée avec le piano et l'accordéon ; le menton posé sur la queue du piano, nous regardions, les yeux brillants d'admiration ce père artiste qui donnait vie à la maison.

Je me souviens des larmes de maman qui coulaient aux sons des mélodies. Ces larmes, révélant aussi ses fragilités, venaient souder l'alliance familiale, de joie et de mélancolie.

Je me souviens de ce grand père commerçant rendant visite à sa fille, son gendre et ses petits-enfants. Il arrivait dans son grand camion Dodge conduit par un de ses chauffeurs. Habillé de blanc éclatant, il descendait devant la maison intimant l'ordre aux chauffeurs de descendre tous les cadeaux de la famille : poules, canards, chèvres, moutons, manioc, sacs de farine, bonbonnes de vin de palme et fruits divers. Grand père restait quelques jours avec nous et tous les soirs, refaisait le monde avec son gendre pendant que maman s'affairait aux tâches culinaires. C'était la fête.

Je me souviens de ma grand-mère Madeleine aux champs. Elle cultivait les fraises pendant que je les mangeais. J'étais admiratif de cette femme active. Alors qu'elle travaillait la terre, je sentais sa fierté de me voir goûter au fruit de son labeur. J'étais sécurisé au son du rythme du bêchage. Tant que Madeleine sarclait et bêchait la terre, elle me rassurait de sa présence.

Je me souviens de mes années d'internat. Je m'y suis découvert des talents : rédacteur de la revue de l'école, «Mondo », acteur de théâtre et sportif pratiquant le saut en hauteur, le volley-ball et la course à pieds.

Je me souviens du décès de mon grand-père Mbaki dont je porte le post nom. Cet honneur m'a valu d'être présent aux veillées funéraires comme représentant vivant du mort, dansant au son de la musique traditionnelle, recevant les acclamations liées au rang de mon grand-père.

En 1980 mon père me remet une bible à l'occasion de mon départ pour l'Europe, bible que je garde encore à ce jour, témoin d'une histoire vécue.

Paris, aux mille couleurs de la gare du nord, un jour d'été, Africains, Asiatiques, Européens et Latinos se mêlent dans une foule empressée. La beauté des bâtiments longeant les rues faisait de cette ville mon avenir aux mille promesses. En m'ouvrant sur Paris, Paris m'a ouvert sur moi-même.

La rencontre avec l'architecture s'est poursuivie avec la connaissance des monuments historiques : l'église de Saint Sulpice, la cathédrale Notre Dame de Paris, la cathédrale de Chartres…

En 1986 lors de mon mariage, la chorale congolaise a animé la cérémonie selon le rite africain. Je me souviens des costumes de pagnes, les chants en Lingala, Kikongo et Chiluba, rythmant l'homélie du père Izwa. La musique mêlée d'émotion du mariage, a fait couler mes larmes pour combler l'absence de mes parents.

Avec le temps, mes deux filles sont nées. Pour bercer les enfants je chantais un air, celui que ma mère entonnait : « yaya bébé diamu yayé, bébé hé hé, yaya bébé diamu yayé, bébé hé hé » Cette chanson douce créait de l'harmonie entre les enfants et moi. Je vois leurs regards, le son de leurs voix et les mimiques de leur visage cherchant à communiquer.

Un événement international, celui de l'effondrement du mur de Berlin en 1989 m'a marqué et touché passant d'un ordre établi par l'obscurantisme de la construction des murs à un nouvel ordre d'ouverture symbolisé par la déconstruction des murs. Cet effondrement a suscité l'ouverture d'un peuple vers un autre en créant l'unité. Cet événement a suscité des aspirations de paix et de vivre ensemble du citoyen du monde que je suis, même si le serpent se mord toujours la queue tel l'ouroboros.

La libération de Mandela en 1990 a fait naître un nouveau souffle de vie, rendant possible la réconciliation entre noirs et blancs. L'instauration de la commission de vérité et de réconciliation a œuvré dans un esprit d'unité nationale. Les victimes sont invitées à s'exprimer devant un forum afin de leur permettre de retrouver la dignité. Quant aux auteurs d'exactions, ils sont appelés à avouer leurs forfaits et à se repentir devant les victimes ou familles concernées.

Luke Dube, Myriam Makeba, Johnny Clegg auront marqué par leurs chansons, une dynamique de réconciliation pour l'harmonie entre les peuples.

Il en est de même pour les gacaca, même si cette pratique ne reçoit pas l'approbation de tous. Gacaca, qui se prononce « gatchatcha », est le nom rwandais pour désigner le tribunal communautaire villageois. À l'origine, les gacaca permettaient de régler des différends de voisinage ou familiaux sur les collines. Il s'agissait d'une assemblée villageoise présidée par des anciens où chacun pouvait demander la parole. Gacaca signifie « herbe douce », l'endroit où l'on se réunit, un lieu de recherche d'harmonie.

Ces tribunaux ont été réactivés pour accélérer le nécessaire procès des centaines de milliers de personnes accusées de participation au génocide du Rwanda après une attente d'une décennie, où rescapés et génocidaires ont dû se côtoyer sans que « justice soit faite ». Au moment où l'on a lancé l'idée des Gacaca, 130 000 prisonniers croupissaient depuis des années en prison. On estime qu'il aurait fallu 200 ans à la justice rwandaise pour les juger tous.

En 1998 la France est championne du monde de football en battant le Brésil. Tout le pays est en liesse « I will survive » de Gloria Gaynor résonne dans toutes les têtes et sur les lèvres. Blancs, Blacks et Beurs sont réconciliés. Tout le monde s'embrasse, une communauté s'est créée autour du ballon rond.

En 2000, étudiant et salarié j'obtiens mon Doctorat en Droit International des Droits de l'Homme, la thèse soutenue sur la problématique et la dynamique des droits de l'homme dans l'Afrique des Grands Lacs, scelle mon alliance avec le pays par la création d'un centre médical accueillant les souffrances psychiques, harmonisant mes liens avec le pays d'origine. Est-ce la réalisation du rêve de l'enfant d'une mère qui a connu la souffrance psychique ?

Un autre monde est possible, tel sera le programme du Forum Social Mondial que j'ai vécu à Nairobi en 2007. Alors que les dirigeants du monde se réunissaient à Davos, je participais au mouvement des peuples du monde qui se retrouvaient pour construire un monde plus juste et harmonieux. C'est un lieu de vivre ensemble. On ne prend pas de décision, mais on crée les nouveaux modèles sociaux en partageant les expériences.

Est-ce les prémices d'une société sur le modèle de la sociocratie ?

Ce passage à Nairobi est marqué par la synchronicité suivante : l'origine du forum social à Belem en 2001 et ma rencontre avec la thérapie communautaire initiée par Adalberto Baretto un autre Brésilien.

Un autre monde est possible à partir du Brésil, laboratoire des sciences humaines et sociales. Mon premier voyage au Brésil, en cette fin d'année 2013, à Fortaleza vient donner du sens à mes sources ancestrales pour retrouver « l'enfant qui est en moi ». Je ne savais pas qu'en descendant à Fortaleza, je rejoignais symboliquement Kinshasa par la ligne de l'équateur.

Les journées et les nuits sont rythmées par les vagues de l'océan, tel un messager, les vagues viennent au bord de la plage pour me donner les nouvelles de l'autre rive. Comme Jacques dont le bateau s'est échoué sur la rive de Fortaleza et qui, depuis quelques mois reprend des forces pour repartir vers d'autres horizons.

« Où que tu ailles, quoi que tu fasses, sache que c'est de là que tu viens » Françis Bebey.

Laurent Kapela



Présent depuis plus de neuf siècles auprès des malades et des plus pauvres, l'Ordre Souverain de Malte est largement mobilisé contre l'exclusion sociale engendrée par nos sociétés modernes : « Accueillir et secourir les plus faibles, sans distinction d'origine ou de religion ».

L'ordre de Malte France s'est investi au cœur de nos villes, dans le secours aux personnes les plus démunies.

Depuis quinze ans les équipes de bénévoles des Hauts-de-Seine de l'Ordre de Malte France (deux véhicules, l'un au départ de Boulogne-Billancourt, l'autre de Rueil-Malmaison) effectuent des maraudes en coordination avec le 115.

En complément le SAMU social médicalisé des Hauts-de-Seine de l'Ordre de Malte France (une première en France), à bord d'une ambulance, est opérationnel sur tout le département toute l'année sauf quelques semaines en août, il est composé d'un équipage médical bénévole (médecin, infirmière, conducteur et assistant), il s'agit d'un cabinet médical ambulant au service de la population précaire. Les professionnels de santé vont au chevet des démunis dans leurs squats.

Les principales pathologies rencontrées lors des maraudes sont représentatives de l'état de santé des patients dans la grande précarité.

L'alcoolisme, le tabagisme et la drogue sont quasiment permanents ainsi que l'altération de l'état général.

Une pathologie ressort : la neurologie et la neuropsychiatrie (avec son cortège de comitialité, polynévrite des membres inférieurs due à l'alcool, syndrome dépressif, troubles du sommeil, addiction aux toxiques, troubles du comportement avec parfois violence).

Les affections gastroentérologiques (gastrites, diarrhées, affections hépatiques) sont fréquentes.

La dermatologie (mycose des pieds, ulcères des jambes avec souvent surinfection, dermatoses prurigineuses dues aux poux, à la gale), régresse progressivement, ce fait peut s'expliquer par les soins d'hygiène donnés régulièrement.

La pneumologie est fréquente (bronchites aigues ou chroniques, pneumopathies ou affections tuberculeuses) en particulier due au tabagisme et/ou au mode de vie dehors au froid.

La violence, les rixes, l'alcool, la drogue entraînent des accidents traumatiques fréquents dus aux chutes ou aux troubles de l'équilibre (plaies, fractures), nous voyons également des pathologies rhumatologiques avec ses douleurs articulaires multiples.

Les affections O.R.L. aggravées par le tabagisme, les problèmes dentaires ne sont pas négligeables et les déficiences visuelles sont également présentes.

Viennent ensuite les affections Cardio-vasculaires : hypertensions artérielles, artériopathies, troubles veineux des membres inférieurs.

Ces affections sont aggravées par le froid, l'humidité, le tabac, la drogue et l'alcoolisme.

L'approche médicale relève non seulement du diagnostic et de la thérapeutique mais également et surtout de l'écoute.

Lors de nos maraudes nous retrouvons Didier, allongé sur un carton, ce soir là, il s'apprête à s'endormir dans son sac de couchage crasseux, à coté d'une borne à incendie. À ses pieds, un litron de rouge vide et une dizaine de mégots de cigarettes consciencieusement alignés. « Je suis bien ici, bien mieux que dans un centre d'hébergement qui pue ».

Les vêtements sales, infestés de poux, l'haleine alcoolisée, Christian se laisse examiner dans l'ambulance. « C'est surtout dans la tête que ça gratte. Ça rend fou » soupire-t-il, mal à l'aise dans ses nouveaux vêtements.

Un appel oriente un des véhicules vers une gare : sur place une vieille dame, allongée dans la gare SNCF, réclame simplement une soupe. « Je ne vous donne pas mon nom, parce que je ne me connais plus », murmure-t-elle, emmitouflée dans une couverture.

« Je marche beaucoup, j'ai les mollets durs comme de la pierre » confesse René.

Un sympathique sans abri (Bernard) victime d'un grave accident de la voie publique refuse une intervention chirurgicale et accepte simplement un plâtre très invalidant pour ne pas abandonner ses deux chats.

Comme dit le Docteur Alain Mercuel (Chef de Service d'une unité d'accès aux soins psychiatriques pour les plus exclus à l'Hôpital Sainte Anne) : « la rue fait souffrir et la douleur rend fou ».

Nous devons recréer le lien dans cette population dé-sociabilisée à l'occasion de nos rencontres, autour d'un café, d'une soupe, d'un sandwich ; « acceptez-vous que je prenne un café avec vous ? » demande une bénévole à un sans abri : obtenir un oui même un petit oui est essentiel.

Nos seigneurs les pauvres nous apportent un grand bonheur et ce sont eux les plus forts, ils nous donnent beaucoup à nous les plus faibles.

Les prénoms ont été changés.
Docteur Guy Lessieux



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SOS Psychologue



Combien de personnes consacrent leur vie à œuvrer consciemment dans le sens de l'harmonie ?

Tous souhaitent être heureux, mais prend-on les bons moyens pour y arriver ?

La société de consommation offre de multiples biens à acquérir, une foule de services et une grande variété de moyens d'évasion. Cependant bien des gens découvrent aujourd'hui qu'on ne peut tout attendre de la consommation, que la voie de la simplicité volontaire leur ouvre des portes vers un plus grand épanouissement. En fait, la société de consommation est tout l'inverse de la voie de l'harmonie.

L'harmonie peut se retrouver partout : dans le couple, en soi-même, dans le couple intérieur, avec les autres, dans la nature, dans toutes matières quelles qu'elles soient. Pouvons-nous dire que nous voyons l'harmonie en nous et autour de nous ? Non et nous en sommes bien loin dans ce monde où nous ne voyons que violence.

Pouvons-nous être en harmonie avec les autres lorsque celle-ci n'existe même pas en nous-mêmes ?

Pour acquérir une harmonie intérieure l'homme doit d'abord s'éveiller, éveiller sa conscience. En effet, l'homme vit dans un état d'hypnose où il s'oublie sans cesse.

Il est essentiel de devenir conscient de nos mécanismes et de s'en libérer, c'est la première tâche à accomplir pour pouvoir se transformer intérieurement.

Vivre le moment présent, aimer, prendre le temps de vivre, se rapprocher de la nature, donner un sens à sa vie, simplifier sa vie, cultiver sa vie intérieure et s'investir dans des actions significatives pour changer ce qui n'est plus acceptable.

Il serait souhaitable de prendre un moment de tranquillité, un temps où l'on agit autrement. Dans ce moment de recueillement on revient à soi-même. On ne l'était pas tant que l'on était attiré par milles choses. Se recréer par ce moment de tranquillité.

Harmonie, ce mot est divin. Oui, car il ne peut être dissocié de Dieu.

En effet, en ne laissant pas vivre la part de Dieu en nous nous ne pouvons connaître l'harmonie. Nous pouvons dire que c'est un moment de grâce où nous nous sentons exister, où notre vie prend sens.

Fait à Chessy, le 15 Novembre 2013
Je regarde la nature et elle me renvoie l'harmonie de toutes ces couleurs d'automne,
c'est un spectacle magnifique, un instant de bonheur.
Claudine Thomas