NUMÉRO 168 REVUE BIMESTRIELLE octobre-novembre-décembre 2016

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
  Passé, présent, futur Pasado, presente y futuro
 
Bernard, Hervé Passé, présent, futur
 
Baleani, Eduardo Pasado-presente-futuro
 
Cohen, Rut La audacia de la navidad
 
Delagneau, Philippe Passé, présent, futur
 
Giosa, Alejandro Pasado, presente y futuro
 
Gurdjieff Le temps
 
Laborde, Juan Carlos Pasado, presente y futuro
 
Manrique, Carla Nuestra vida y el tiempo
 
Recherche/Investigation Groupe de travail
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de février 2016
  Séance d'analyse de rêves de mars 2016
 
Stella, Silvia Sensaciones no estrenadas
 
Thomas, Claudine Passé, présent, futur


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Un architecte méprise-t-il la terre sur laquelle il a l'intention de fonder son édifice ?

Newton pouvait-il mépriser Descartes dont il utilisait les méthodes ?

Einstein aurait-il pu bâtir sa théorie de la relativité s'il ne s'était appuyé sur la gravitation newtonienne.

Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont, pour point de départ, un respect profond du passé, écrit Renan.

Mais ne nous divinisons pas dans le passé, car ce serait se cristalliser dans un « néo-passé ». Respectons le passé sans lui rendre un culte intolérant.

Vénérons Aristote, puisqu'il fut un très grand homme, mais sourions de la croyance en l'honneur du vide…

Vénérons Newton, mais reconnaissons l'insuffisance de ses théories et complétons-les par celles d'Einstein…

Et tout cela pour illuminer le futur et l’avancement des théories adaptées à l’avenir.

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Je ne voulais pas écrire sur ce thème. J'ai attendu donc l'arrivée du nouvel an pour le faire.

J'étais chez ma fille le premier jour de l'année 2017.

Un silence bienvenu m'accompagne. J'avais décidé de choisir pour le passé un chapitre de Nicanor, un ouvrage que j'ai écrit et dédié à mon petit fils Nicanor. Mais si je continuais à penser que je le ferais, ce livre autobiographique fait référence à mon passé jusqu'à l'année 1978. Ainsi il ne s'agirait pas d'un passé proche mais lointain. Depuis cette année combien de choses différentes sont apparues dans ma vie. Oui, c'est sur ce passé que je souhaite travailler.

***

En toute innocence je suis partie d'Argentine pour vivre en France le grand amour de la vie et pour toute ma vie… Je constate que je croyais à l'éternité sur terre, une éternité fait d'un jour après l'autre dans une relation idyllique.

Les trente huit dernières années de ma vie se sont passées en France.

Comme en Argentine ma réussite sans aucun doute était et est professionnelle. Et je peux constater par l'observation de moi-même que, comme je dis toujours à qui veut m'entendre que « si le tableau du présent ressemble au tableau du passé on n'a pas de futur ». Mon tableau du présent même professionnel a changé.

Je crois avoir évolué et appris un tas de choses qui avant n'étaient pour moi qu'une théorie bien apprise et consolidée par l'exercice infatigable de ma profession.

Maintenant je comprends, comme Jung le considérait, que le savoir encyclopédique était devenu peu à peu un art… Oui, mon background me permet de travailler à partir de l'exercice empirique, de l'application conceptuelle sur le plan de la réalité des patients et des groupes cliniques centrés sur les patients avec une plus grande confiance en moi-même et un contre transfert profond et sans difficultés avec les transferts.

C'est incroyable mais j'ai commencé par parler de ma profession. C'est donc le plus important ?

Mon fils aîné disait « maman, elle te prend trop de place ». Et il avait raison mais parce qu'il s'agit d'un niveau sans aucun danger de trahison. Il faut donner le mieux de nous et les chemins de la compréhension et de l'interprétation s'ouvrent.

***

Je dis toujours : « laisser venir, contempler, comprendre et seulement beaucoup plus tard, interpréter ».

En plus je ne remets jamais rien au lendemain et la paresse ne me touche pas.

***

Allons maintenant au plan de ma vie affective. Je dirais comme Amado Nervo : « j'aime, j'ai été aimé, le soleil a caressé mon front : vie, je ne te dois rien, vie tu ne me dois rien, nous sommes en paix ».

Seulement je ne dis cela qu'aujourd'hui, car c'est mon présent qui montre que mon tableau du passé a changé. Oui dans ce passé qui commence à la fin de l'année 1978 je demandais tout à la vie et surtout un amour éternel avec un homme avec un grand H. Eh bien, j'ai pu avoir cet homme, mais sa santé fragile l'a emporté il y a onze ans et j'ai plongé dans une désillusion effrayante.

Aujourd'hui le chapitre Amour d'un homme est fermé et cela me coûte beaucoup de penser que je n'aurai plus une caresse ni une lettre d'amour.

Quelques mois avant de partir mon mari avait écrit derrière une photo pour le renouvellement de son passeport : « À Graciela le premier et le dernier unique amour de ma vie ». Eh bien, aujourd'hui, 1er janvier 2017, mon tableau du présent a l'air de dénoncer une profonde solitude et un renoncement impitoyable.

Mon tableau du présent n'est pas le même que le passé quand je croyais à l'amour éternel, quand je ne croyais pas à une mort possible.

Ma vie affective se limite à ma famille. À mes enfants, maintenant grands et éloignés naturellement.

Avant, dans le temps, j'étais une mère aimante et éducatrice, pas seulement nourricière, car j'ai su être une mère symbolique et traiter mes enfants en adultes comme moi-même je l'étais.

Mes amis sont ma richesse, mais je ne suis pas dans les bras de mes amis et non plus dans les bras de mes enfants.

Mon unique espérance de tendresse sont mes petits enfants. Il y a quelque chose dans mon tableau du présent : il manque quelque chose. Il me faudra apprendre à pleurer pour manifester mon manque, mais je ne sais pas le faire, car je cherche toujours des solutions et pas de complications.

Et mon tableau du futur apparaissait comme une réalité à suivre. La profession, oui, mais le reste ne me semble pas être facile à imaginer.

Trop de distance physique me rend malade parfois. Mais je sais que si mon présent n'est pas excellent c'est à cause du manque. Je n'ai pas encore fait le deuil de la femme que j'étais. Tout s'est passé trop vite. Nous verrons le premier jour de 2018 où je serai.

Mon présent ne ressemble pas à mon passé. Il a changé, car il y a des éléments du puzzle qui ont disparu. Mais il y a malgré tout une dynamique nouvelle, une mise en mouvement, que j'arrive à percevoir comme un espoir.

Attendez-moi et souvenez-vous : « Commencer, continuer, achever et entretenir ». Cherchez en vous et par rapport à mon vécu de 2017 je témoignerai le 1er janvier 2018. Nous verrons nos tableaux ajournés.

Fait à Rueil-Malmaison le 1er janvier 2017
et il fait très froid à l'extérieur et à l'intérieur.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Je continue ma réflexion avec le décès de mon père, survenu le 30 mai 2016 à 21h35 à la maison de retraite de Faye L'Abbesse. Il me semble évident que cet événement me renvoie au passé. Il peut être une clé pour la construction du futur.

Le passé, c'est tout ce que j'ai vécu avec mon père depuis mon enfance, pendant mon adolescence et également durant ma vie d'adulte. Je devais pourtant parler de non relation, car aussi incroyable que cela puisse être, il me semble que mon père ne m'a jamais vraiment parlé, sans vraiment en saisir la raison. Mon père parlait peu en général. S'agissait-il d'une mauvaise estime de ma personne, d'une incapacité à parler à l'autre (comme peuvent l'être les taiseux), d'une jalousie (comme ma tante le pensait, même si les dires de frères et sœurs sont toujours sujets à caution), d'une forme d'autisme, d'un sentiment de supériorité, de pudeur ? Peut-être plusieurs de ces hypothèses, mais je ne le saurai jamais avec certitude. Sans doute après réflexion, je privilégierai certaines hypothèses plus cohérentes avec ce que j'aurai reconstruit de mon père.

Je me suis souvent demandé si j'avais ma part de responsabilité dans cette relation distante, mais plusieurs événements ont sonné comme des preuves cinglantes de son manque d'intérêt sur qui j'étais, ce que je faisais, ce que je pouvais ressentir. J'ai donc fini par abandonner. À la fin, il est vrai que la relation finit par bascule dans le non-dit, avec tous les dangers que peut receler ce genre de situation. C'est d'autant plus grave et dommageable pour ma santé morale et psychique, que la relation avec ma mère, décédée en 2012, n'était guère plus « riche », car ma mère, même si elle pouvait paraître très sociable, avec le contact facile, était en réalité sourde psychologiquement : tout vrai dialogue devenait vite impossible. Elle m'avait d'ailleurs avoué un jour, spontanément, comme pour s'excuser qu'elle n'était pas analysable.

Bien sûr cette difficulté d'échange avec chacun des parents m'a incité très tôt dans mon développement personnel à me replier sur moi-même, dans une certaine forme d'autisme. J'en percevais les caractéristiques, mais me sentais incapable de percer la bulle relationnelle et émotive, qui me maintenait comme dans une prison, me privant de nombreux échanges enrichissants, étayant pour le développement de soi, la confiance en soi, le désir d'avancer et de se réaliser. Mais tout cela, même si j'ai pu en être le témoin en comparant ma situation à celle de mes amis, de mes collègues, de mes proches, a été pendant longtemps un monde lointain et inaccessible, sans être capable de trouver le chemin ou même de l'imaginer.

Le présent du décès de mon père sonne un point de non-retour. Il ne me sera plus possible de lui parler, de me confronter à lui pour provoquer quelque échange verbal ou non, sauf peut-être au travers des souvenirs que j'ai pu sauvegarder, figés comme des repères de vie sur les nombreuses photographies qui ont heureusement été prises. Elles peuvent m'apprendre beaucoup, être le point de départ inaltérable de réflexion où le souvenir n'est plus simplement évoqué, mais reconstruit pour compléter ce qui n'apparaît pas directement sur une image. Envie ravivée de comprendre toute la trame des événements depuis ma naissance. J'essaie de ne pas donner trop de prises aux regrets, car je ne me sens pas responsable de son départ, sans doute plus précipité que prévu (par lui-même et par moi-même). Je considère plutôt que le moment de la mort ne vient pas par hasard, mais comme une nécessité surtout quand la personne concernée avait estimé qu'elle avait fait tout de ce qu'elle devait faire sur cette Terre.

Il s'agit même d'une opportunité pour moi-même de me poser un certain nombre de questions sur mon parcours de vie, sur mes projets de vie, sur ce que je dois faire de l'héritage de mon père, certes matériel, mais surtout moral et spirituel. Ce qui m'amène tout naturellement à la construction de mon futur. Je pourrais être en colère contre mon père d'avoir négligé ou refusé tout dialogue entre le père et son fils. Je l'ai été pendant un certain temps, avec toute la violence que cela peut impliquer, extérieure ou intérieure. Mais je sais ou je finis par comprendre, surtout consciemment, que la colère est improductive contre un mur de non communication, si bien que j'ai fini par accepter mon père tel qu'il était avec ses qualités, je les reconnais, mais surtout avec ses défauts que rien ou personne ne semblaient pouvoir changer, dont l'origine vient d'un enracinement profond et ancien, probablement à forte composante familiale.

Donc, partant du principe que les personnes doivent être prises telles qu'elles sont et par ailleurs que les parents sont sacrés. « J'ai fait avec » ! Je me suis dit que je devais accompagner au mieux mon père dans ses dernières années, en respectant sa volonté, même si parfois il m'en coûtait de subir ses sautes d'humeur désagréables, parfois vexatoires. Au moins, j'aurai aussi peu de regret possible après son départ dans l'autre monde. C'est au moins ce qu'avaient appris les départs de ma tante, Marie, et de ma mère.

En quoi mon père, même s'il est parti, peut-il m'aider pour mon futur ? Je sais, par expérience et par instinct que les connections de la vie et de la mort peuvent être illimitées, pour peu qu'on ait la volonté de chercher, la lucidité de chercher au bon endroit et la patience d'attendre que les réponses mûrissent.

Je crois que toute ma vie j'ai été en demande consciente, mais surtout inconsciente, de reconnaissance de mon père, même sur les dernières années, voire plus, je m'étais résigné à ne rien attendre. Mais comment peut-on fermer une porte totalement et définitivement ? Peut-être devrais-je rectifier ou orienter ma demander vers un père, un père virtuel, un modèle de père, en utilisant chez mon père ce qui me semble exemplaire et digne d'être source d'inspiration pour ma réflexion personnelle ?

Pêle-mêle me viennent les idées suivantes qui me semblent les plus adaptées pour développer ma pensée pour la construction de mes projets :

· Mon père était un travailleur : toute sa vie il a développé différentes activités professionnelles avec persévérance et souvent avec réussite comme inventeur de jeux de loisirs, comme penseur et auteur d'écrits sur la para-économie (ouvrages et blog) et autobiographique. Il a par ailleurs œuvré pendant dix ans pour un témoignage historique pour son cousin, Yvon Bernard, mort pour la France en septembre 1944. Le goût du travail peut être source de nombreuses satisfactions ; outre d'éviter le désœuvrement avec le sentiment de n'avoir rien fait de sa vie. Comme le disait Goethe « Quoi que vous puissiez ou rêviez de pouvoir faire, commencez-le »,

· Jeune, il avait pensé à devenir prêtre. Je pense que son désir d'écrire sur la crise économique était sans doute la continuation de ce désir non satisfait de porter un message vers les autres, d'être au service des autres. D'ailleurs je me souviens qu'il a travaillé pendant plusieurs années comme bénévole pour une association à but humanitaire pour aider les plus pauvres et les plus démunis,

· M'inspirer de ce qu'il aurait voulu faire et n'a pas pu faire et surtout ne pas reproduire ce qu'il a fait ou ce qu'il a été et qu'il n'aurait pas voulu faire ou n'aurait pas dû faire.

Je terminerai mon propos par une citation de mon analyste : l'absence marque la présence. Mon père est parti au ciel, mais son absence physique est de manière multiple source de nombreuses réflexions, comme s'il était toujours. C'est une manière inattendue, en tout cas pas envisagée il y a quelques mois, quand il était vivant, de lui rendre hommage !

Hervé Bernard



Il m'est impossible par la sensation de pouvoir distinguer le passé du présent et du futur. Cette ligne semble indiquée simultanément une trajectoire horizontale tout en me proposant l'axe d'une totalité, d'un tableau de vie où chaque élément occupe une place bien particulière dans sa dimension, sa place exacte.

Cette sensation est indéfinissable. Elle refuse même l'idée de mondes parallèles indépendants les uns des autres.

Intellectuellement, c'est déjà plus simple, le passé est le passé, il est plus aisé de considérer que nous ne sommes plus cette femme ni cet homme. L'idée même que le présent et le futur ne puissent pas réellement et objectivement exister est effrayant, insupportable. Si le présent est indéfinissable, nous croyons tous fermement en un futur, et un futur forcément différent du passé.

À notre échelle de vie et depuis des millions d'année, notre système solaire s'est organisé.

Un soleil, des planètes, des satellites évoluant à l'échelle de notre temps selon des mêmes trajectoires comme si le passé, le présent et le futur ne formaient qu'un répétant toujours un même scénario.

On redoute aussi les conséquences d'un choc externe venant interrompre pour toujours cette belle harmonie.

Un choc qui ferait que malgré nous ou avec nous, le futur ne pourrait plus physiquement, matériellement ressembler au passé, un passé qui soumet à sa loi universelle un futur dans un conditionnement à répéter les mêmes manifestations.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Si nos processus internes sont soumis aux mêmes lois universelles, alors au cœur du mouvement apparent de nos vies s'est installé un immobilisme qui se manifeste à l'échelle d'une vie entière par la répétition d'une même trajectoire forcée.

Il est des instants dramatiques dans une vie. Si cette attraction est réelle, je ressens déjà cet instant comme l'un des plus horribles que j'aurai à vivre au moment de mon départ, au moment ou j'aurai à contempler ce que je suis réellement.

Écrit à Chessy, le 27 novembre 2016
Philippe Delagneau



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Le passé quoiqu'on en dise est toujours présent et, de ce fait, le présent n'existe pas car le futur en est la conséquence.

Le passé ne nous appartient pas, c'est la raison pour laquelle nous devons nous en détacher, sinon il nous est impossible d'être dans le présent. Nous devons mourir pour renaître, être nous-mêmes.

En effet, l'homme est soumis aux conditions anormales de son existence, aux caprices des influences internes et externes. Le tout petit être qui vient au monde n'a pas d'autre issue que celle de se faire enchaîner par l'éducation qu'il va recevoir. Il va être formaté aux desiderata de ses proches. Étant vulnérable et impressionnable, il va se trouver pris au piège de ce funeste processus.

Nos parents nous ont transmis un héritage dont nous sommes responsables. Ils nous ont donné ce qu'ils ont pu, nous pouvons les en remercier et, surtout, nous n'avons pas à les juger.

C'est à nous de décider de ce que nous voulons faire de notre vie, nous avons le libre arbitre. Cela nous permet de nous poser des questions existentielles, notamment : Pourquoi sommes-nous sur terre ? Qui sommes-nous ? Qu'est-ce que nous n'avons pas fait et qu'aurions-nous dû faire ?

L'homme est enfermé dans un carcan d'illusions et de croyances auxquelles il ne peut échapper. Il peut, s'il le décide, orienter sa vie différemment : renoncer à ses attachements, à ses identifications, accomplir sa destinée par des efforts conscients.

Ainsi il pourra vivre le présent en créant en lui, par ses efforts, du moins pour un instant, une unité intérieure capable de résister avec discernement aux influences néfastes à toute évolution.

L'homme conscient vit l'instant présent, car il sait ce qu'il est venu faire sur terre et pourquoi. Chaque instant est unique et c'est cet instant-là qui fait éternité. En fait, la réalité détruit l'identification à la répétition mécanique.

Alors nous pouvons faire la comparaison entre le tableau du début du travail et celui d'aujourd'hui.

Je peux dire « je ne suis pas la même que j'étais », j'ai voyagé d'un état à un autre.

Il nous faut quitter ce vieux manteau créé de toutes pièces depuis des générations et des générations en nous séparant de ce qui ne nous appartient pas pour être nous-mêmes et ainsi construire quelque chose de nouveau sur des bases saines.

Être dans l'axe, la conciliation, ici maintenant, entièrement, relié.

Quant au futur, nous ne le connaissons pas, il sera en fonction de ce que nous sommes.

Fait à Chessy, le 23 Novembre 2016
Claudine Thomas