NUMÉRO 144 REVUE BIMESTRIELLE août-septembre 2012

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial
  La reconnaissance
 
Bernard, Hervé La reconnaissance
 
Cohen, Rut Perdón y reconocimiento…
 
Delagneau, Philippe La reconnaissance
 
Giosa, Alejandro El reconocimiento
 
Manrique, Carla Je reconnais ma tristesse pour ton départ Reconozco mi tristeza por tu partida
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de août 2012
  Séance d'analyse de rêves de septembre 2012
 
Thomas, Claudine La reconnaissance


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Que l'éveil nous permette de découvrir les événements et les personnages qui, dans notre vie, nous amènent aujourd'hui à ressentir la reconnaissance, en permettant de s'ouvrir à tant d'émotions profondément refoulées, parce que reconnaître c'est possible, à présent, avec le retour du refoulé.

La reconnaissance, c'est un après-coup, c'est une lecture à travers le temps qui nous laisse perplexe. Ce personnage peut être celui qui un jour nous a permis de découvrir en nous l'humanité.

Quelle profonde introspection est nécessaire pour différencier dans cette confusion de notre existence, les êtres qui ont compté dans notre vie pour illuminer des tranches de notre existence. Et nous ne pouvons pas parler de toute notre existence, car nous sommes vivants. Et encore des éveils viendront, des reconnaissances que, aujourd'hui, avec notre degré de conscience, nous ne pouvons pas exprimer.

Attendons ! Le temps passant, les illusions disparaissent et il reste sur l'écran de nos vécus des visages importants qui nous ont orientés dans le parcours de notre vie.

Laisser venir, contempler, comprendre, et après, beaucoup plus tard interpréter et faire la synthèse des représentations qui n'ont pas été assez travaillées.

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Après un long silence, le silence du vide, de l'incertitude et du manque de conviction, je décide de dire un mot sur la reconnaissance.

En réalité, je ne pouvais pas comprendre le sens de cette obligation d'écrire sur un thème qui me trouble, car je ne peux reconnaître que ma responsabilité dans mon parcours de vie. Ce que je suis devenue aujourd'hui c'est grâce à la lutte qui a permis der dépasser mes obstacles. Et ce que je ne suis pas, est dû au fait de ne pas savoir où je suis et où je veux aller.

Je n'ai de la reconnaissance qu'envers Dieu qui nous amène à acquérir l'esprit de sagesse.

J'ai de la reconnaissance pour ceux qui m'aiment aujourd'hui et ceux qui m'ont fait et me font confiance.

J'ai de la reconnaissance pour ceux qui m'ont proposé des chemins d'évolution à suivre et pour les autres qui m'ont permis de leur montrer des voies de guérison et qui ont su comprendre mes propositions.

Je suis désolée. Le thème ne m'inspire pas. Je remercie mes parents et mes ancêtres. Si le remerciement fait reconnaissance, je le reconnais !

J'ai peut-être trop de colère, trop de solitude profonde

Je sais que je donne beaucoup, autant que je peux. Mais je me vis comme n'étant qu'utile. Je ne peux pas dire que je suis triste ou nostalgique. Non ! Je crois que j'ai payé largement pour tout ce que j'ai pu recevoir dans ma vie.

Ma lutte est solitaire. L'unique qui me comprend, c'est Dieu. La réalité qui s'offre à ma contemplation ne m'amène pas vers la voie de la reconnaissance.

Les choses sont telles qu'elles sont ! Je ne juge pas. J'accepte l'aujourd'hui comme j'accepte le passé. Si le thème avait été l'acceptation, j'aurais pu m'exprimer, mais sur la reconnaissance seulement auprès de Dieu : merci pour ma vie, pour mes qualités qui m'ont permis de faire le bien et pour mes défauts qui m'ont permis de les dépasser en partie avec mon profond vouloir de devenir un être conscient.

Fait à Paris
En dehors du temps après une longue réflexion
et je ne peux pas mentir.
Cette fois il ne s'agit pas d'un article, mais d'une confession.
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Ce thème semble proposer au moins deux interprétations. La première, sans doute la plus courante, qui consiste à reconnaître l'aide qu'autrui vous a apporté et lui en manifester un témoignage positif et sincère. La seconde, qui m'est apparu, à l'aune des événements que je vis actuellement, à savoir le décès d'une personne proche, consiste à reconnaître la nature et l'étendue d'une réalité des relations avec cette personne et avec la vie, que le train-train du quotidien et sans doute un manque de volonté m'avaient empêché de reconnaître, mais que le départ, toujours plus ou moins ressenti comme subit, d'un proche met en relief.

Tout se passe comme si les événements subissaient une accélération, défilaient comme un torrent entre des rives étroites et pentues, sans aucune possibilité de dérivation, ni de ralentissement de la cadence. Comme une impression de mécanicité durant plusieurs semaines pour émerger quand la série des événements liés aux décès s'arrêtent ou plutôt s'estompent. Il devient alors nécessaire de « mettre à jour son système d'exploitation » afin de continuer à fonctionner le plus normalement possible. En termes plus adaptés, il s'agit de remettre en place dans sa psyché toutes les représentations des objets et personnes qui étaient liées d'une manière ou d'une autre à la personne disparue, ce qui bien sûr inclut la personne décédée elle-même.

Dans un premier temps, il faut accepter que la personne n'existe plus physiquement, qu'il n'est plus possible de lui parler, de l'écouter, de sentir sa présence, de la prendre dans ses bras. Même s'il est aisé d'accepter un tel fait, au moment où la personne nous quitte, quand nous participons à toutes les cérémonies religieuses et non religieuses, quand nous contribuons aux démarches administratives relatives à la succession, elle peut se rappeler à nous en maintes occasions, souvent sans que nous le demandions, nous confrontant le temps d'un instant plus ou moins long à la gravité de sa disparition et à toutes ses conséquences, que nous n'avions peut-être pas imaginé auparavant.

C'est au travers de ces moments, qui peuvent être l'occasion d'un travail de deuil, si nous cherchons à nous détacher des images qui surgissent sans les nier, que la personne disparue peut apparaître sous un jour nouveau, que nous n'avions peut-être pas envisagé auparavant, comme si la disparition de la personne soulevait un voile dans notre espace de conscience. Comme si ces nouvelles représentations résultaient tout naturellement d'un brassage d'images et de pensées déclenché par cet événement fort du décès d'une personne proche.

Tous les sentiments forts, que je ressentais auparavant, n'ont plus de raison de se maintenir au même niveau pour diminuer, comme une baudruche qui se dégonfle, pour faire place à des sentiments plus nuancés, en qualité et quantité, et à un jugement plus équilibré. En tout cas, je l'espère et c'est comme cela que je le ressens.

Cette recomposition de mon ressenti s'est fait d'une part en écoutant les différentes personnes rencontrées qui chacune faisait part en toute sincérité et simplicité de leur expérience et de leur relation avec cette personne disparue, d'autre part parce que tout simplement la personne ne pouvait plus constituer dans le monde réel une cible de mes sentiments comme dans une communication non verbale. Comme si la cible et les éléments qui lui étaient liés tombaient d'un coup comme un système devenu obsolète. Je ne doute pas que tout cela demande à être lu, à tête reposée et avec patience, autrement, pour laisser place à une réalité nouvelle, bien que déjà existante, mais testée longtemps hors de la conscience.

Tout se passe comme si surgissaient le besoin et l'occurrence d'un travail de mise en ordre des sentiments et images attachées à la personne maintenant disparue, ou plutôt passée à un état de présence différente, ce qui correspond mieux à mon ressenti et à mes convictions spirituelles, et ce qui d'ailleurs permet aussi de réduire l'aspect dramatique de la situation, donc de faciliter le travail de deuil au quotidien.

Je pense également que, lorsqu'une personne disparaît du monde physique, elle perd ses qualités relationnelles, qui la reliaient à moi-même, à savoir le lien familial qui m'unissait à elle, avant tout développement d'une relation faite de sentiments, de sensations, d'images, de modèles, de symboles, qui commence bien sûr dès la naissance (sans doute dès la grossesse), pendant toute l'enfance et aussi, bien après. Elle devient une personne comme moi-même et tous les autres êtres humains, soumise à des déterminismes physiques, événementiels, environnementaux, psychologiques, entre souffrances, blessures, assurances et affirmations de soi, tentant de vivre et souvent survivre à partir de ses ressources internes, son expérience, son idéal de vie.

Cette position permet sans doute de mieux comprendre l'histoire d'une vie, ses motivations, son évolution, sa conduite, et, par conséquence, peut mieux expliquer les comportements et relations avec l'entourage, sans évidemment céder à l'écueil du jugement, car je pense que personne, quelle qu'elle soit et quelque soit sa conduite. ne peut en juger une autre. La paix est à ce prix et constitue l'objectif naturel, discipliné et patient d'un véritable travail de deuil.

Hervé Bernard



La reconnaissance, quel thème majeur. C'est encore un miracle qu'il nous soit donné de nous exprimer, car cela signifie qu'il existe encore des personnes éveillées dans un monde où le sommeil est si assourdissant, omniprésent. Car je l'entends par ses manifestations, par ses bruits infantiles et désordonnés qui ne feront jamais une mélodie.

C'est la mélodie que je reconnais, pas le bruit. Elle a un sens, un message, une trajectoire qui éveille notre conscience et notre interprétation subjective. Elle a un sens où je me reconnais et je reconnais l'autre.

Je crois que je suis en colère par ces bruits que j'écoute encore et qui créent un obstacle à mon guide. Pardonne-moi. Oui, car je te reconnais comme mon guide par les valeurs que tu portes, que tu manifestes, que tu défends et protèges. Je t'aime.

Je me sens mal dans une société devenue psychopathe, ou la fin justifie les moyens, ou les valeurs ne sont plus que des discours à endormir les moutons. Qu'ils sont coupables ces bergers des temps modernes. Hontes à eux et à leur valeur où même la reconnaissance est dévoyée, pervertie où je te connais sans te reconnaître, parce que tu m'es utile et que tu me rapportes.

Quel est ce monde qui pour une partie croit en une vie accidentelle de pur hasard, un monde sans Dieu ni loi et surtout sans Dieu puisque je peux m'arranger avec la loi.

Quel orgueil, quel premier péché d'orgueil et que c'est facile de justifier son appétit d'ego. Quel orgueil et quel mensonge. Sans Dieu ni maître, comme ça je ne dois rien à personne, j'existe par le plus pur du hasard.

Et pourtant, dans ma vie, pour faire mes petites affaires, je ne laisse rien au hasard pour passer entre les mailles du filet. Quelles contradictions, les contradictions d'un lâche qui ne veut rien devoir payer, mais profiter uniquement.

Je n'ai pas d'exemple à donner. L'homme prend sans vergogne. Il est Dieu et la loi, il ne veut rien reconnaître. Même la vie, la vie sans lui n'est pas la vie, il est la vie.

Pardonne-moi. Ma colère qui n'est pas dirigée, mais je souffre, je m'humilie devant toi dans un instant de liberté, car je reconnais ton souffle qui m'habite et pour lequel je ne suis pas digne.

À mes guides, pardonnez-moi, à moi-même pardonne-moi de tant de fragilité. J'essaie de vous aimer,

Je peux seulement essayer.

Écrit à Chessy, le 30 septembre 2012
Philippe Delagneau



Je reconnais plus que jamais l'amour que j'ai eu pour toi, Molito bébé. Il était sincère et passionné. Dommage que tu ne sois pas avec moi pou te le dire et te prendre dans mes bras.

J'attends chaque jour de ma vie. Deux mois déjà après ton départ que tu reviens. J'ai continué à me questionner, si ton départ est réel. Pourquoi cela m'est-il arrivé à moi ? Tu me manques. Je sais que je ne suis pas l'unique mère dans une telle situation. En train de souffrir avec cette douleur si grande. Dieu a dû se tromper le jour où il t'a laissé partir. Maintenant, mon cœur est opprimé.

Mes jours ne sont pas les mêmes, il n'existe plus un sens, une illusion, une joie, parce qu'avec ton départ, ces illusions et ces joies sont aussi parties.

Je ne veux pas que mes sentiments et mes pensées te fassent souffrir, mais je suis égoïste. Je reconnais aujourd'hui que tu étais très important dans ma vie. Maintenant tu es un autre ange dans ma vie.

Je n'aurais pas pu imaginer que tu allais partir, étant donné que tu étais un bébé. Je reconnais qu'il n'y a pas d'âge pour partir, mais cette réalité est inacceptable.

Tu étais ma petite chose et tu as fini ta vie près de moi. Tu m'as dit au revoir. Aujourd'hui, plus que jamais, je crois en la réincarnation…

Carla Manrique



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Avons-nous conscience que la reconnaissance commence par celle que nous avons envers nous-mêmes ?

L'amour de soi, la liberté d'être et l'affirmation sont trois moteurs essentiels et précieux qui amènent à oser être soi.

Reconnaissance de soi et conscience de soi, l'un ne va pas sans l'autre. La marche vers la connaissance de soi est au fond une marche vers la liberté. La connaissance de soi nous invite à entreprendre une recherche, une descente dans les profondeurs de notre intériorité pour trouver l'essence de notre être.

Dernièrement j'ai fait un rêve qui témoigne de la reconnaissance de moi-même, c'est une véritable naissance.

J'ai le sentiment de sortir du néant, comme si je n'avais pas existé jusqu'alors, comme si j'étais restée ensevelie dans les méandres des profondeurs. Je suis reconnaissante envers ces personnes qui m'ont acceptée telle que j'étais, qui m'ont accompagnée, permis d'être là et d'être ce que je suis aujourd'hui.

Je suis également reconnaissante envers moi-même d'avoir fait l'effort de sortir de l'ombre pour aller vers la lumière en luttant contre toutes ces parties négatives et destructrices envers moi-même et qui me maintenaient dans les énèbres, quelle souffrance et quelle joie en même temps. Je peux dire merci à ma partie libre en moi, et demander pardon à mon inconscient de n'avoir pu communiquer avec lui.

Désormais, je peux reconnaître que j'ai ma juste place ici sur la terre, que je fais partie de ce monde. En se reconnaissant soi-même nous pouvons acquérir l'estime de soi, ce qui m'a toujours manqué.

Fait à Chessy, le 17 Septembre 2012
Que la joie, la paix, l'amour et la lumière s'installent en nous.
Claudine Thomas