Pourquoi les appeler Contes de marée haute ?
Parce qu'ils sont nés au moment de la marée haute du désir.
Ce désir qui est comme une lumière et se répète en forme de trajectoire placée entre la pulsion et le fantasme. Ce sont des contes nés de la dimension d'aimer, insérés dans des structures archétypiques, dans des paysages inconscients, toujours vivants, symboliques et inépuisables.
Je ne sais pas qui est l'écrivain en moi. Toujours est-il que je suis en train de vivre ces contes.
Les personnages n'ont pas envie de partir et je ne peux pas les chasser, car ce sont mes amis,
mes guides, mes compagnons de route.
J'écris ces lignes depuis le quatrième étage au 68 du boulevard de Courcelles tout en écoutant de la musique grégorienne.
Cette histoire ne se terminera jamais. Il se trouve, régulièrement, un personnage nouveau qui émerge à l'horizon du désir et qui demande un
espace, une parole.
Puisse la marée haute l'engendrer…