NUMÉRO 161 REVUE BIMESTRIELLE juillet-août 2015

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Auteur Titre de l'article Título del artículo
 
Pioton-Cimetti, E. Graciela Éditorial Editorial
  Le mental et la prose… Lo mental y la prosa…
 
Bernard, Hervé Le message du soi
 
Baleani, Eduardo El mensaje
 
Cohen, Rut Hola… aquí estoy…
  ???
 
Delagneau, Philippe Le message
 
Giosa, Alejandro El mensaje
 
Laborde, Juan Carlos El mensaje
 
SOS Psychologue Séance d'analyse de rêves de janvier 2015
 
Stella, Silvia El mensaje
 
Thomas, Claudine Le message


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Un des plus grands physiciens, Robert Oppenheimer, nous délivre ce message :

« Ce qu'il y a de nouveau, c'est le caractère massif de la dissolution et de la corruption de l'autorité spirituelle et temporelle à l'intérieur de chaque société.

Nous vivons dans un monde de plus en plus ouvert, de plus en plus éclectique. Nous en savons trop pour qu'un seul homme puisse en savoir beaucoup ; nos vies sont trop différentes pour que nous éprouvions réellement notre solidarité ; nos traditions, nos arts, nos sciences nous séparent en même temps qu'ils nous unissent. L'irréversibilité du savoir nous interdit de revenir en arrière. Il ne nous est plus permis d'ignorer une découverte, de rester sourds á la voix des peuples étrangers, de parquer les grandes cultures de l'Orient derrière la double barrière, longtemps infranchissable, des océans et de notre refus de comprendre.

Jamais la diversité, la complexité, la richesse de l'univers qui nous est accessible n'avaient si directement menacé l'ordre traditionnel de chaque société… »

Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Je vous apporte mon message et souhaite l'exprimer selon les trois niveaux :
  • Le mental et la prose,
  • L'émotionnel et la poésie,
  • Le silence et l'action.

***

Dans Science et Méthode, Henri Poincaré écrit : « le savant digne de ce nom, le géomètre surtout, éprouve en face de son œuvre la même impression que l'artiste; sa jouissance est aussi grande et de même nature. Si nous travaillons, c'est moins pour obtenir ces résultats positifs auxquels le vulgaire nous croit uniquement attachés, que pour ressentir cette émotion esthétique et la communiquer à ceux qui sont capables de l'éprouver. »

***

Si l'artiste vise au beau, le savant vise au vrai. Tous deux cheminent donc vers les hauteurs, parallèlement au moraliste qui gravit la douce montagne du bon, et au mystique qui escalade le pic glacé de l'absolu.

À en croire nous sociologues, l'art n'aurait d'abord été que magie avant de devenir rite religieux.

***

Le beau et l'utile peuvent-ils se conjuguer ?

L'ingénieur, l'ouvrier cherchent à réaliser un véhicule, une machine utiles et ne semblent pas se soucier de la beauté.

***

S'il faut en croire les romantiques et leurs disciples, le beau peut devenir utile.

L'œuvre d'art exprime une individualité et tient sa beauté de son achèvement, la science de son élan aux ressources toujours nouvelles.

Par l'art, nous prenons conscience de la grandeur permise à l'individu; par la science, nous prenons conscience de la grandeur permise à notre espèce. Et le titanesque effort collectif vers le vrai n'est pas moins admirable que le pathétique effort du solitaire vers la beauté.

***

Quel que soit l'enthousiasme que peut inspirer ce qui est considéré comme le progrès, nous sommes obligés de constater, peut-être avec regret, que la science et ses applications dans tous les domaines jouent un rôle de plus en plus important et paraissent tendre à supplanter l'art et la poésie.

En effet, la science développe l'esprit de précision et l'esprit positif. Elle s'oppose donc au rêve, au mystère, à la fiction qui sont sources de la poésie et de l'art.

Avec l'esprit de précision et l'esprit positif se développent les tendances utilitaires qui peuvent déterminer une méconnaissance de la valeur et de la beauté de l'art et de la poésie.

Au contraire, le savant fait avancer le progrès. Il apporte au monde des améliorations techniques ayant souvent pour résultat de faciliter, d'alléger des travaux jusque-là pénibles.

Il réalise des inventions, des découvertes (sérums, vaccins, traitement de maladies).

Dans certains cas, le savant apparaît comme un bienfaiteur de l'humanité.

***

Pourtant, malgré le développement chaque jour plus grand des sciences, l'art et la poésie n'ont pas complètement disparu de notre vie.

S'ils ont pris parfois des formes nouvelles, ils s'affirment encore : en architecture, en peinture, en sculpture, en modelage, en poésie, en musique et rien ne fait prévoir que le génie humain doive se détourner définitivement de cette dimension.

Les œuvres d'art trouvent encore et trouveront toujours des amateurs d'un goût très sûr et capables de faire de réels sacrifices pour les obtenir.

***

Ainsi, l'art et la science ne s'opposent pas radicalement. L'esprit positif n'exclut pas définitivement l'aspiration au rêve.

La poésie vivra aussi longtemps que le cœur humain sera capable d'aimer, d'admirer et de souffrir

Les dispositions que réclame la science et celles que demande l'art ou la poésie peuvent se trouver réunies dans la même personnalité. Léonard de Vinci, par exemple.

La science peut compléter l'art et la poésie sans les détruire.

Ce que je viens d'écrire n'est que la prose. La pensée s'est-elle exprimée en s'appuyant sur la réflexion ?

***

Mais maintenant je veux dériver vers un discours émotionnel où pourra se manifester la poésie au-delà de son expression métrique.

Un discours où on perçoit les démarches de l'action aussi bien que le silence méditatif qui semble conduire à des situations alternatives. Parfois c'est le silence qui engendre l'action et parfois c'est l'émotionnel qui engendre la beauté poétique de l'image.

***

Voyons dans ce dialogue à deux :

Pourquoi ce silence menaçant ?

Parce que rien ne peut être dit sans exprimer une réalité profondément douloureuse, sensible, plaie ouverte et criante. Mais si le mental s'en mêle, la parole sort froide et soignée. Rien à voir avec la profonde force poétique de cet émotionnel qui dit : « Eh bien, je t'aime, je n'étais bien que dans tes bras, je n'ai jamais su écouter le danger de te perdre. Eh bien, ma vie, tu ne me dois rien, moi non plus, nous sommes en paix ».

***

Le mental dirait simplement dans un langage de prose : « Je pars, soigne toi bien, merci pour tout ».

Et l'autre qui reçoit la parole, ne crie-t-il pas la souffrance émotionnelle abandonnique ? En disant : « pourquoi le néant de l'oubli ? C'était en toi, mon paradis. Et je le croyais éternel ! »

***

Le thème m'oblige à contempler mes blessures. Il n'y a rien eu de poétique dans mes silences, dans ma froideur apparente ! Comment as-tu pu partir dans cette fougue irrationnelle, qui m'amène à me revêtir indifférente ? Mais je n'ai pas pu aimer à nouveau. Je me suis donc lancée dans l'action et dans le silence méditatif. Je n'osais plus t'évoquer. Maintenant tu continues à partir sans même t'émouvoir et je t'attends et j'écris pour toi ce conte, qui s'appelle « Tentation de poète », car tu avais réveillé en moi la nécessité de m'exprimer par un poème. Tu te souviens de mon livre « Contes de marée haute » ! C'était pour toi un hommage à celui que tu aurais pu être ! Je ne comprends pas comment j'ai pu garder si longtemps ma souffrance.

***

Tout dans mon expression avait l'air d'être mental et prosaïque, pour pouvoir garder les apparences d'une force qui me mine.

Oui, les apparences !… Le mental a pris le dessus. Je suis brûlée jusqu'à me perdre dans des situations d'une action sacrificielle, dans un agir permanent. Je n'ai jamais ouvert, même devant une autre personne, même sensible, mon dossier secret, le dossier de ma fragilité émotionnelle.

***

Le silence et l'action ont fait de moi, quelqu'un en apparence de fort et humain, mais libéré des menaces émotionnelles.

Je n'ai plus crié, je n'ai plus pleuré. Je ne faisais que la loi irréversible de mon surmoi. Mon message à moi-même, je l'ai écrit le 22 juillet. Il y a des moments où le mental me dévore. Mais je ne voudrais partir de cette vie sans sortir de ma prison émotionnelle, où nous serons toujours ensemble.

Prosaïquement tu m'apportes des flacons de miel, des bouteilles d'eau…

La vie passe. Tu n'arrives pas à décliner autrement que par l'action ton amour pour moi, dans cet ailleurs qui se délie dans le temps. Et moi non plus ! Mon amour vers toi !

Mais tu guettes dans mes écrits, toute possible allusion à cette histoire, qui se vit dans le silence de l'impossible.

Enfin j'écris que je t'aime entre deux averses, quand les rayons du soleil de ta présence évoquent en moi l'être que j'étais un jour et qui s'était libéré dans les poèmes.

Pas d'états d'âme, sauf en te voyant toujours revenir pour partir. Mon âme écrit le poème d'amour que je n'écrirais jamais… dans le silence.

Fait à Londres le 15 août 2015.
Il fait froid. Je suis à Londres
où je ne me suis jamais rendu avec toi,
sauf aujourd'hui.
Et je te cherche encore…
Doctora E. Graciela Pioton-Cimetti



Quand je me confronte à la rédaction d'un nouvel article sur une thématique donnée dans la revue de SOS Psychologue, je commence toujours par cerner tout ou partie de la problématique afin d'en établir des messages, des conseils dont la cible est une population de lecteurs la plus large possible.

Face au thème du message, j'ai eu envie d'y associer le soi et de prendre en compte la visibilité que donne le développement de son soi sur sa propre vie, donc de la vie de tout un chacun, dans la mesure où je pense que nous sommes tous semblables car constitués des mêmes « matières » physique et psychique.

Le soi peut être défini, selon son auteur Carl Gustav Jung, comme un cercle où le centre est partout et nulle part. Pour ma part, je conçois le soi comme me permettant d'avoir de la hauteur sur sa propre vie, passée, présente et future et d'en déduire les messages, si possible à portée universelle.

Le soi résulte d'un travail sur soi, d'une interrogation sur sa nature, sa portée, sa puissance de compréhension de soi et du monde et est avant tout une manière de ressentir son environnement, les autres, les événements, les objets qui nous entourant dans l'espace et le temps.

Le soi est comme un espace de développement des messages, donc du message.

Quand je suis soucieux, sans trop en connaître la raison, ou inquiet pour des motifs qui me paraissent à priori clairs compte tenu du contexte actuel, j'essaie de relativiser en me plaçant dans la situation de celui qui cherche à se rapprocher de ce que pour quoi il est venu faire sur terre, sur sa mission en ce monde, pour éviter ainsi de dramatiser sur ce qui peut m'émouvoir, me mettre en colère, me pousser à faire des projections, à mal réagir, enfin tout ce que je pourrais regretter ultérieurement.

Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est un comportement qu'il faut intégrer progressivement dans sa personnalité, au gré d'un travail de discipline et de persévérance et à l'examen des ratés de sa vie, quand la fonction sentiment ou sensation dépasse la fonction réflexion, comme cela peut arriver à chacun d'entre nous, c'est-à-dire quand notre équilibre psychologique a été momentanément rompu.

Quand on développe son soi et qu'on réussit à effectuer un travail sur soi, c'est-à-dire finalement prendre du recul par rapport à soi, ses projets, ses motivations, ses désirs, ses blocages, notre nouvelle position d'observateur permet à la fois de relativiser nos crispations, nos mouvements d'humeur, notre rigidité, nos croyances et d'apprécier avec un regard plus lucide, plus critique, car extérieur au moi quotidien.

Le plus difficile n'est pas tant de comprendre et établir les mesures correctives qu'il nous faut appliquer pour mieux gérer la situation, mais de décider de véritablement changer, c'est-à-dire souvent lâcher prise à ce que nous paraît constituer notre identité, notre continuité, comme rempart parfois inconscient d'un abîme psychologique où nous craignons disparaître comme dans un trou noir.

Comment développer le soi ? Je ne sais pas s'il existe des recettes, mais à la base cela repose sur une attitude, une volonté de le développer, sur un véritable travail sur soi. Ensuite, ce travail, s'il est lancé sur de bons rails, va produire sa propre énergie permettant au soi de nous guider vers son développement, à condition que nous restions bienveillants et disciplinés pour accompagner ce travail intérieur.

Les bénéfices du développement de soi, outre de permettre d'étendre notre champ de vision psychologique pour mieux appréhender notre environnement, nos proches, nos problèmes, nous envoient les bons messages, nous indiquent les bonnes pistes pour nous mettre sur le bon chemin de la réalisation de soi. Comme si nous élevions notre degré de conscience et notre capacité à capter la meilleure source d'énergie, celle qui nous fera progresser plus loin, plus haut !

Hervé Bernard



Bienheureux celui qui sait recevoir, comprendre et interpréter cette information particulière.

Bienheureux, car cette possibilité marque, témoigne pour un instant de la présence inhabituelle et particulière d'une conscience plus subtile, une présence unifiée et reliée à une totalité qui communique.

Avec certitude, je peux affirmer aujourd'hui qu'avec cette qualité de présence, j'aurai pu éviter par un choix conscient, libre et volontaire deux accidents majeurs de ma vie

J'ai entendu la fatigue de mon corps sans pouvoir me relier à sa compréhension. J'ai entendu un bruit qui me dérangeait, identifié à un objectif de résultat, identifier à une contrainte externe sans valeur et à des processus internes automatiques.

L'accident s'est produit. Le message était là sans avoir été écouté et compris.

Un arrêt, un stop conscient dans la mécanicité de mon action aurait été salutaire. Il aurait aussi matérialisé la reconnaissance d'une intelligence qui s'exprime selon sa nature.

L'horreur de la situation, c'est que cette conscience disparaît comme elle apparaît ou, dit autrement, la conscience disparait avec l'identification et le sommeil qui l'accompagne.

Conscience et sommeil, éveil et endormissement sont des forces agissantes en nous qui s'affrontent à chaque instant. Je ne suis pas rassuré. Je ne peux qu'exprimer une prière, un espoir qu'il me soit donné la possibilité d'une conscience plus éveillée et plus permanente.

Un second accident aurait pu être évité. Cette fois-ci, le message n'était pas direct, il n'avait pas la clarté d'un corps qui s'exprime sans parasite.

L'interprétation était plus subtile et aurait nécessité la participation au moins de la pensée active.

Mais la sentence est donnée.

Ne jamais rien entreprendre sous l'emprise d'une activité émotionnelle en ébullition. C'est un véritable volcan qui se prépare à entrer en irruption et à tout dévaster sur son passage. L'énergie accumulée est considérable et explosive. Il est plus que prudent de reporter nos actions et décisions dans une telle situation.

Il serait sans doute aisé de considérer ma position comme excessive. C'est un fait que nous envisageons essentiellement la communication par des moyens externes de plus en plus en plus sophistiqués.

Mais c'est un fait aussi, qu'avec une écoute et une compréhension plus subtile de la situation répondant à mes perceptions internes, ces deux accidents auraient été évités.

On pourrait également objecter qu'avec des si, nous pourrions refaire le monde.

Je suis bien d'accord. Mais le thème que je questionne est celui de l'absence ou de la présence. Et ce thème n'est pas du tout anodin, car de son résultat dépend peut être le cours de notre vie.

À moins de se sentir n'être qu'une accumulation de fonctions, intellectuelle, émotionnelle, corporelle et sexuelle, on peut envisager un autre canal de communication, une voix royale par laquelle pourrait s'exprimer ce que l'on nomme la conscience.

Dans les temps plus anciens, nos ancêtres évoquaient des visions, Dieu, pour certains, apparaissaient dans leur songes.

Ces témoignages peuvent aujourd'hui être jugés sans intérêt, juste l'expression d'illuminés en tout genre.

Cependant, ce n'est qu'une question de vocabulaire, d'époque, de culture et de croyance.

Aujourd'hui, dans notre monde contemporain, nous parlerions de rêves qui prennent leur source dans un inconscient, qui n'est d'inconscient qu'à notre conscience de veille.

Nous savons que nous rêvons. Nous recevons des informations difficiles à saisir, impossibles à interpréter ou aux interprétations dangereuses par des magiciens sans scrupules.

Nous pouvons continuer de penser que cela participe au même délire que celui de nos ancêtres.

Nous pouvons continuer à tout rejeter en bloc. Mais le rejet a quelque chose de terrible qui me dérange. Il se pose en dogme, un dogme qui n'explique rien et qui marque l'absence d'un chemin parcouru.

Nous pouvons accepter la croyance que nous ne sommes pas davantage que nos fonctions, que la vie n'a de sens que celui d'assurer la reproduction d'une espèce.

Pourquoi pas ? Pour ma part, je n'aimerais pas à la dernière limite de ma vie découvrir avoir reçu tant de messages auxquels je n'aurais pas répondu ou tenté de répondre par suffisance ou ignorance.

Je n'aimerais pas découvrir que tant de guides m'aient approché, si proches sans que je les remarque.

Ce monde d'information est en nous. Une information qui nous concerne directement.

Éveillons-nous à notre réalité, sachons accueillir et reconnaître nos guides, devenons des chercheurs de nous-même, trouvons les accès encore secrets à une conscience plus éveillée de nous-même et du monde qui nous entoure.

Fait à Chessy, le 16 août 2015
Philippe Delagneau



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SOS Psychologue



C'est un vaste thème, car il y a de nombreuses façons de communiquer.

Les énoncés linguistiques peuvent se répartir dans diverses classifications selon leur inclination à délivrer une information et selon les discours qu'ils échafaudent.

Il va de soi que les deux parties d'une conversation doivent parler la même langue ; la langue est avant tout un code conventionnel entre les membres d'une communauté.

Je parlerai ici d'un langage inconnu ou connu par un petit nombre de personnes. En effet, si nous observons bien, les personnes sont incapables de se comprendre. En quelque sorte, c'est comme si elles ne parlaient pas la même langue. Chacun est avec son histoire, sa subjectivité qui immanquablement interfère dans leur discours donc il y a bavardage, mais pas d'écoute, pas de partage, la communication est rompue et personne ne s'en rend compte, car ils sont dans l'illusion d'une communication, d'un échange qui n'existe pas.

Dans toute situation, émetteur et récepteur doivent partager le même code, c'est-à-dire, être objectif afin que le message soit compréhensif et fertile.

Par ailleurs, il est important d'apprendre à dire la vérité, c'est aussi un langage, mais les gens mentent continuellement, ils se mentent à eux-mêmes et ils mentent aux autres et, par conséquent, personne ne se comprend.

Par exemple l'enseignement transmis à l'humanité par un messager tel que le Christ. Le privilège de nous léguer, seul, entre tous ses pareils, l'héritage magnifique de l'Espérance. La vérité chrétienne n'est pas illusoire : on y entre ou pas.

Malheureusement le message de l'Évangile est passé sous silence. L'Évangile ne parle pas dans les livres que l'on nous donne à lire, l'amour est muet.

Les rêves sont des messages qui nous sont transmis afin que nous puissions nous élever, à condition bien sûr de les interpréter. Un message peut marquer toute une vie, il est essentiel d'en mesurer l'importance et pour cela il faut être présent et réceptif. Une parole peut être une semence qui ne demandera qu'à produire du fruit.

Les signes sont également des messages, toutefois nous devons être suffisamment présents pour les voir et comprendre ce qu'ils veulent dire.

Toute notre vie est jalonnée par ces moments ou aspects essentiels. Encore faut-il être capable de les observer.

Fait à Chessy, le 14 août 2015
Claudine Thomas